Le CAC 40 bondit au dessus des 3.500 points

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L'indice parisien, qui avait progressé de 2,32% la veille, termine en hausse de 3.525 points.

La Bourse de Paris poursuit sur sa lancée, confirmant son rebond de la veille. Le CAC 40 s'envole de 3,42% à 3.525 points. L'indice parisien est soutenu par la reprise de l'euro qui passe au dessus de 1,23 dollar à 1,2309 dollar et par le démenti apporté par Pékin sur sa politique de diversification des changes.

Le Financial Times avait annoncé, mercredi soir, que la Chine pourrait revoir sa politique en matière de détention de dettes des Etats européen face aux inquiétudes provoquées par l'augmentation des déficits de pays comme la Grèce et le Portugal. Le pays détient les plus grandes réserves de changes au monde et voit ces dernières semaines la valeur de son portefeuille d'obligations en euro perdre de la valeur. Suite à cette annonce, la Chine déclaré s'en tenir à son principe de diversification de ses réserves de changes et que, de ce point de vue, l'Europe restait l'une de ses principales destinations en matière d'investissement.

Aucune valeur n'évolue dans le rouge. Le secteur bancaire, qui était parmi les plus touchés ses dernières semaines, évolue en nette hausse. Société Générale s'envole de 7,41% à 35,93 euros, signant ainsi la progression la plus importante du CAC 40. BNP Paribas avance de 4,45% et Crédit Agricole de 4,31%. Dexia prend 2,25%.

Les valeurs automobiles, rassurées par les propos du directeur général de Citroën, terminent en forte progression. Peugeot a bondit de 7,11% et Renault de 6,13%. La croissance vigoureuse du marché automobile chinois offre une visibilité bienvenue à un moment où l'Europe entre dans une zone d'incertitude avec la fin des primes à la casse, a déclaré Frédéric Banzet. Peugeot bondit de 7,2% à 19,81 euros. Renault avance de 6,11% et Michelin de 3,38%.

Technip progresse de 6,39% à 54,13 euros. UBS a relevé sa recommandation sur le titre. Le PDG du groupe, Thierry Pilenko, a annoncé que le monde risque de se trouver à court d'énergie dans 18 mois à deux ans si les compagnies pétrolières et gazières laissent la crise économique retarder leurs décisions d'investissements. Les autres valeurs pétrolières et parapétrolières évoluent en nette hausse, dans le sillage des cours du brut. Le baril de WTI américain s'échange contre 74,07 dollars et celui de Brent de la mer du Nord contre 74,26 dollars. Total, la première capitalisation du CAC 40, bondit de 1,9% à 38,31 euros et Vallourec de 5,29% à 151,40 euros.

GDF Suez s'octroie 3,9% à 25,56 euros. Le groupe s'intéresse au nucléaire en Italie et pourrait s'y développer en partenariat avec des groupes transalpins et d'autres énergéticiens européens, a déclaré son PDG, Gérard Mestrallet. Le dirigeant a ajouté que l'entreprise allait entrer en négociations exclusives avec le Sultanat d'Oman pour des contrats portant sur deux centrales électriques à cycle combiné au gaz.

Sanofi-Aventis grimpe de 3,62% à 49,04 euros. Le groupe va constituer une alliance capitalistique et opérationnelle avec Nichi-Iko Pharmaceutical afin de s'introduire sur le marché japonais des génériques, rapporte le quotidien Nikkei. Par ailleurs, les activités de santé animale que le groupe doit céder pour obtenir le feu vert à la création avec Merck du numéro un mondial de ce segment suscitent en outre un vif intérêt initial de la part d'au moins quatre acheteurs potentiels, selon des sources proches du dossier.

France Telecom prend 1,93% à 15,61 euros. Orange, sa filiale, prévoit de proposer d'ici à la fin de l'année des services de transfert d'argent sur mobile en Europe de l'Est, un segment considéré comme un important relais de croissance pour les opérateurs.

EADS grimpe de 1,68% à 16,03. Safran s'octroie 2,55% et Thales 1,58%. Le ministère de la Défense examine plusieurs scénarios d'économies allant de deux à cinq milliards d'euros dans l'anticipation des coupes que le gouvernement pourrait imposer pour réduire les déficits, rapporte Les Echos.

Hermès International (+2,49% à 106,85 euros) a annoncé avoir mis fin à sa collaboration avec le couturier Jean-Paul Gaultier, directeur artistique du prêt-à-porter féminin du groupe.

Hors CAC 40, Pierre & Vacances chute de 2,35% à 56,49 euros. Le groupe d'immobilier et de loisirs a creusé son déficit au premier semestre. L'entreprise annonce également une réduction de ses coûts de 50 millions d'euros sur les deux prochains exercices annuels.

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