Wall Street repart à la baisse

Au lendemain d'une nette hausse, les places américaines s'affichent dans le rouge ce mardi, pénalisées après une série de statistiques décevantes et par les résultats de Procter & Gamble.
(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)

Wall Street ne poursuit pas sur sa lancée. Au lendemain d'une nette hausse, les places américaines s'affichent en baisse après une série de statistiques décevantes. En outre, les résultats décevants de Procter & Gamble, le numéro un des produits de grande consommation, alimentent les craintes sur le niveau de la consommation des ménages américains, principal moteur de la croissance outre-Atlantique. Le secteur de la santé, soutenu par Pfizer, permet de limiter le repli des marchés.

Vers 16h15, le Dow Jones recule de 0,67% à 10.603 points, le Nasdaq abandonne 0,89% à 2.275 points et e S&P 500 cède 0,76% à 1.117 poins.

Sur le front des statistiques, les promesses de ventes de logements ont à nouveau reculé en juin aux Etats-Unis, baissant de 2,6% par rapport au mois précédent. Les économistes espéraient au contraire une hausse de 0,6% des promesses de ventes après le plongeon de 30% enregistré en mai, en raison de l'arrêt du crédit d'impôt accordé aux primo-accédants. L'indice de la fédération d'agents immobiliers tombe ainsi à un nouveau plus bas niveau historique.

Par ailleurs, les commandes industrielles ont accusé un deuxième mois consécutif de baisse en juin. Elles ont reculé de 1,2% après un repli de 1,8% en mai (chiffre révisé à la hausse), qui avait mis un terme à huit progression mensuelle de rang. Les marchés s'attendaient à un repli moins important, de l'ordre de 0,5%.

Enfin, les dépenses de consommation des ménages américains ont baissé de 0,1% en juin en rythme annuel alors que les économistes misaient sur une progression de 0,1%. Les revenus des ménages ont progressé de moins de 1% sur la période, une évolution conforme aux prévisions. Et le taux d'épargne a atteint 6,4%, en hausse de 0,1 point, son niveau le plus élevé depuis juin 2009.

Du côté des valeurs, Pfizer bondit de 3,49% à 16,02 dollars. Le premier groupe pharmaceutique mondial a publié un bénéfice net de 2,48 milliards de dollars au titre du deuxième trimestre. Cela représente une hausse de 9% sur un an. En raison de l'intégration de Wyeth, le chiffre d'affaires affiche ainsi un bond de 58% sur la période, à 17,3 milliards de dollars. Ces résultats sont nettement supérieurs aux attentes des marchés. Hors exceptionnels, le bénéfice par action s'élève en effet à 62 cents, soit dix cents de mieux que le consensus. Les investisseurs misaient par ailleurs sur des ventes de 16,7 milliards. Fort de ces bons résultats, Pfizer a indiqué que son bénéfice par action annuel devrait se situer dans le haut de sa fourchette de prévision, allant de 2,10 à 2,20 dollars.

A l'opposé, Procter & Gamble chute de 3,67% à 59,78 dollars. Le numéro un mondial des produits de grande consommation a moins bien résisté que prévu lors du quatrième trimestre de son exercice décalé, avec un repli de 12% de ses profits, à 2,2 milliards de dollars. Par action, cela représente 71 cents, soit deux cents de moins que le consensus des marchés. Le groupe, propriétaire des marques Ariel, Gillette, Duracell ou encore Pampers, a enregistré une baisse de son chiffre d'affaires, à 18,9 milliards de dollars. Les analystes escomptaient 19,1 milliards. Côté perspectives, Procter a livré des prévisions décevantes. Il table pour le trimestre en cours sur un bénéfice par action (BPA) compris entre 97 cents et 1,01 dollar, contre un consensus actuellement fixé à 1,04 dollar.

Fort repli également pour Dow Chemical, qui plonge de 8,15% à 26,02 dollars. Le chimiste américain a lui aussi livré des résultats inférieurs aux attentes au deuxième trimestre. Son bénéfice net s'est élevé à 566 millions de dollars sur la période, après une perte de 486 millions l'an passé à la même époque liée à l'intégration de son concurrent Rohm & Haas. Hors exceptionnels, le BPA ressort à 54 cents, là où les opérateurs misaient sur 56 cents. Son chiffre d'affaires a grimpé de 20%, à 13,6 milliards de dollars, mais reste en dessous du consensus (13,7 milliards).

Mastercard reprend 0,34% à 203,52 dollars. Le deuxième émetteur mondial de cartes de crédit a fait état d'une hausse plus importante que prévu de ses profits au deuxième trimestre, à 458 millions de dollars. Par action, cela représente 3,49 dollars alors que les analystes avaient anticipé 3,33 dollars. Son chiffre d'affaires a progressé de 7% sur la période pour atteindre 1,4 milliard de dollars. Il est conforme aux attentes. Mardi, le titre avait chuté de 3,5%, pénalisé par des rumeurs sur la possible mise en place par AT&T et Verizon d'un système de paiement par téléphone mobile.

Toujours au chapitre des résultats, NYSE Euronext a dégagé 184 millions de dollars de profits au deuxième trimestre, soit une hausse de 25% sur un an. Son BPA s'établit à 64 cents, soit 5 cents de mieux que le consensus des opérateurs. En revanche, le chiffre d'affaires est légèrement décevant, en hausse de 7% à 654 millions de dollars contre 660 millions attendus. Malgré tout, le titre s'adjuge 1,17% à 30,29 dollars.

Enfin, Genzyme perd 0,20% à 70,22 dollars alors que Sanofi-Aventis aurait formulé une offre de rachat de plus de 18,4 milliards de dollars. Selon le Wall Street Journal, le laboratoire français offrirait ainsi 69 dollars par action du spécialiste des biotechnologies. Cela représenterait une prime de plus de 30% par rapport au cours du titre avant les premières informations de presse mentionnant l'intérêt de Sanofi. Mais le conseil d'administration de Genzyme pourrait rejeter ces premières avances, réclamant 80 dollars par action.

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