Le CAC 40 tente un baroud d'honneur

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Pour son ultime séance de 2011, la Bourse de Paris s'affiche en hausse. Mais cette dernière n'aura que peu d'influence sur le bilan annuel du CAC 40

Dans le sillage de Wall Street hier soir et de Tokyo ce matin, la Bourse de Paris est bien orientée ce vendredi. A croire que les investisseurs veulent terminer une "annus horribilis" sur une note positive. Vers 12h30, l'indice phare de la place parisienne progressait de 0,22 % à 3.134,39 points. Une progression qui s'effectue dans des volumes d'une extrême faiblesse : seuls 400 millions d'euros échangés sur le CAC 40. Preuve du peu d'engouement des rares investisseurs encore présents.

Les dernières statistiques incitent en effet plus à régler les affaires courantes qu'à prendre des risques. En Chine, à en croire l'indice HSBC des directeurs d'achats publié ce vendredi matin, l'activité du secteur manufacturier s'est de nouveau contractée en décembre, reflétant la morosité de la demande intérieure et extérieure. Après avoir touché en novembre un plus bas de 32 mois à 47,7 points et avoir été estimé à 49 points, il est finalement ressorti à 48,7 points. Soit sous la barre de 50 points marquant la limite entre croissance et contraction d'une activité. "Si le rythme du ralentissement se stabilise un peu, la détérioration de la demande extérieure commencer à peser", commente Qu Hongbin, économiste de HSBC.

Cet indicateur morose refroidit le regain d'optimisme qui a permis, hier, aux places financières de signer de belles progressions. Des hausses qui ont pris corps qu?en milieu de journée. Les marchés saluant une double surprise en provenance des Etats-Unis. Et tout d?abord le bond inattendu de 7,3 % de l?indice des promesses de vente de logements anciens. A 100,1 points en novembre, il atteint son plus haut niveau depuis 18 mois et permet d?anticiper une reprise du marché de l?immobilier américain. Par ailleurs, l?indice PMI des directeurs d?achats de la région de Chicago a reflué, en décembre, moins fortement qu?anticipé. Attendu à 61 points contre 62,6 points en novembre, l?indicateur est ressorti à 62,5 points.

Sur le front des valeurs

Toujours pénalisées par les inquiétudes relatives à la crise de la zone euro, les valeurs bancaires évoluent en ordre dispersées. Ainsi Société Générale lâche 0,60% tandis que BNP Paribas avance de 0,26 % et que Crédit Agricole gagne 0,89%.

Les valeurs cycliques sont également mal orientées à l'image d'Accor (-0,66%), de STMicroelectronics (-0,46%), ou encore d'Arcelormittal (-0,07%).

EDF (-0,70%) a indiqué le prix négocié avec les actionnaires italiens d'Edison pour permettre à l'électricien français de racheter son homologue transalpin résulte des négociations et est conforme au prix de marché moyen sur les 12 derniers mois.

A l'inverse, Axa rebondit de 1,75% après avoir été fortement attaqué lors des trois dernières séances (-5,60%)

Veolia Environnement gagne 1,46% sur des rachats à bon compte. Sur l'année, le titre perd encore plus de 60%.

Hors CAC

Rougier s'envole de 32,31%. La Caisse des Dépôts et Consignations du Gabon a conclu un accord de partenariat avec le groupe spécialisé dans la transformation et le négoce des bois tropicaux et exotiques portant principalement sur une prise de participation à hauteur de 35% de la filiale française Rougier Afrique International pour un montant de 24 M?.

Devise et Pétrole

Après avoir touché un plus bas depuis quinze mois hier à 1,2856 dollar, la monnaie unique reprend du poil de la bête. Vers 12h30, un euro s'échangeait contre 1,295 dollar. Dans le même temps, le Brent de la Mer du Nord perdait 0,27% à 107,72 dollars tandis que le WTI gagnait 0,29% à 99,94 dollars.

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Commentaires
a écrit le 31/12/2011 à 7:14 :
Autrement dit, quand la poudre prend l'eau le baroud se transforme en pétard mouillé...
a écrit le 30/12/2011 à 16:53 :
A Sam.
faut arrêter les bulles.
Il s'agit d'une tribune libre mais cohérente mais vous en êtes l'exception?Pourtant vous devez avoir une carte d'électeur?
Quel gachis.Soyez plus strict et constructif en 2012
a écrit le 30/12/2011 à 10:45 :
Délirons et rions un peu, sous la plage, le pavé, à propos du cacarente.

Pour commencer digressons

Une erreur de clic m'a fait lire l'excellente charte de la TrIbune dont, en tant que juriste, j'apprécie la qualité référentielle, notamment CESDH et Charte des droits fondamentaux. J'espère que les journalistes de la Tribune n'auront pas à les invoquer devant la plus haute juridiction administrative, le Conseil des tas, qui comme sont nom l'indique, s'assoira dessus pour mieux couvrir des fraudes systémiques si elles existent (si si si il y a quelques affaires à forte connotations politico financières étouffées dans ce cas à côté de laquelle les bisbilles d'un procureur avec une juge d'instruction ou les malheurs engendrés par un magistrat qui s'est trompé en mettant au trou à Outreau paraîtront comme des tempêtes dans un verre d'eau).

Mais en principe, la rédaction de la Tribune ne relève pas de cette pseudo juridiction à visage masqué d'auto protection du pouvoir, fort heureusement pour elle....

Retour au cacarente, bien nommé dans l'optique promue par la sous secte Lacanienne qui eût gagné à avoir Bobby Lapointe comme grand maître.
La face du monde en eut été changée et son Origine, selon Courbet, exposée à tous au lieu d'être séquestrée dans un placard...

Ensuite progressons

Donc ayant balayé devant la porte des maux d'un secteur public en délicatesse avec la charte des droits fondamentaux en son plus haut, sa juridiction maison, je m'autorise à commenter ce qui concerne les vices des bourses, qui font qu'elles dévissent.

La remontée ou la descente de ces petites choses fragiles relèvent de l'expertise pour traiter d'une pathologie collective à côté de laquelle l'hystérie d'une émeute populaire en période de famine est un mal bénin, mais néanmoins durement réprimé par un appareil policier pas formaté pour descendre casqué botté dans les salles de marchés et autres officines où se perpètrent les plus grands hold up de l'histoire de l'humanité.

Donc le cacarente tente un baroud d'honneur ; il ne peut que le tenter sans y parvenir ; ontologiquement et par essence, pléonasme, l'ecoplasme cacarente ne sait pas ce qu'est un baroud et encore moins l'honneur : en cette période de miasmes et de marasmes, trop peu de suicides, ou de constitutions volontaires de prisonniers témoignent de ce qui serait un début de commencement de sens de l'honneur...

Le grégarisme psychologique caractérisant le milieu, renforcé d'une brillante mise en équation des modèles automatiques à fin de sécuriser (avec un résultat exactement contraire) la prédation immédiate qui l'emporte sur toute autre considération, il ne saurait vraiment pas y être question d'honneur...

Quant au baroud, je n'imagine pas un seul instant la bande des aventuriers hystériques du cacarente prendre le moindre risque concret dépouillé de l'habillage institutionnel dont elle se revêt pour perpétrer ses hold up à milliards d'euros sur le travail accumulé... IL est vrai que le but est la rollex et autres attributs -des bourses viriles - permettant de se faire une retraite à trente cinq ans ; si t'as pas ta rollex ta retraite à trente cinq ans t'es qu'un naze.

Mais il est vrai qu'acheter et vendre représente toujours une com', si en plus on peut prendre un bénéfice au passage...
Donc les logiciels du grégarisme prédateur et hystérique ont été conçus pour assurer à la nanoseconde la pseudo sécurité des opérateurs zinzins amoureux de la main invisible de la marchande, elle-même faisant des mamours à la hausse et à la baisse dans la culotte du Zouave érigée en indicateur des crues et décrues du flux de la scène.... Je cite (bien sûr en tronquant de mauvaise bonne foi). Le pied !

"En Chine, à en croire l'indice l'activité du secteur manufacturier s'est de nouveau contractée en décembre, reflétant la morosité de la demande intérieure et extérieure. Après avoir touché un plus bas il est finalement ressorti sous la barre marquant la limite entre croissance et contraction. "Si le rythme du ralentissement se stabilise un peu, la détérioration de la demande extérieure commencer à peser", Cet indicateur morose refroidit le regain d'optimisme qui a permis, hier, de signer de belles progressions. Des hausses qui n'ont pris corps qu?en milieu de journée."
Levée du corps de Saint Eloi qui n'est donc pas mort, puisque comme le dit la chanson, il bande encore...quand bien même le roi est nu, ses courtisan(e)s l'habillent...

C'est quelque chose, ces vies actionnées par l'activité manufacturière de masseurs dans la culotte du zouave...

A deux pas de la statue de la Liberté... Dont j'écris le nom, avec ses valeurs...

Qui précisément sont celles dont se contrefoutent les masseurs psychotiques des bourses qui dévissent de leurs vices ;

Ils se contrefoutent des valeurs fondatrices de notre vivre ensemble et de notre identité nationale renforcée de leur dimension européenne que sont la déclaration des droits de l'Homme, qui ne se réduit pas à ses bourses - quand bien même... - la CESDH et la charte des droits fondamentaux dans la veine de la déclaration universelle des droits de l'homme;

On est là dans le noeud du problème : la référence quotidienne des mouvements erratiques n'est tout simplement rien moins qu'étrangère aux fondamentaux constitutifs de la dignité humaine...

A quand une vision économique asservie dans ses différentes évaluations publiques ou et privées à un référentiel du type droits de l'homme dignité humaine et grands textes internationaux de droit positif - ils existent. Leur existence emmerde le microcosme du cacarente qui le lui rend au centuple pour anéantir ce corps de règles...

Dommage, les valeurs économiques alors rejoindraient les valeurs fondamentales et en soutiendraient l'avènement au lieu de les desservir dans un dispositif idéologiquement cohérent...

Bon, je ne sais pas si mon post déconnant - pas tant que cela - sera publié, mais j'espère qu'au moins il aura mis de bonne humeur la rédaction en ces veilles de fêtes préparant une gueule de bois annoncée par les petits valets au pouvoir dans notre pays en ce moment...

A me relire je me dis que pour diriger une institution financière, il faut bien connaître les moeurs du milieu, donc les pratiquer...

Allons mes amis trinquons.... et buvons.

Sam Seth, en goguette....
Réponse de le 30/12/2011 à 13:06 :
" A me relire"? Moi, j'ai réussi une seule fois et encore je pense que c'est un exploit...Sincérement, vous arrivez à vous comprendre?

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