Coup de froid estival sur H&M

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La chaîne suédoise de prêt-à-porter Hennes & Mauritz (H&M), deuxième enseigne mondiale d'habillement, a annoncé lundi une hausse de 6% de ses ventes au mois d'août et au troisième trimestre, alors que le marché tablait a minima sur une progression de 10,7% de ses ventes. La chaîne pointe la vague de chaleur extrème qui a affecté l'Europe... et refroidi son activité.

 

Une performance jugée décevante d'autant qu'à périmètre comparable, les ventes ont reculé le mois dernier de 4% en glissement annuel alors que les analystes interrogés par tablaient sur une hausse de 1%. Le groupe justifie cette contre-performance par les répercutions négatives liées " la vague de chaleur extrême dans un certain nombre de marchés européens en août (où il réalise 52% de son chiffre d'affaires) qui a affecté défavorablement les ventes en août", explique le groupe suédois dans un communiqué.

Au troisième trimestre, qui s'est terminé fin août, le chiffre d'affaires a augmenté de 10% en devises locales, à 33,57 milliards de couronnes suédoises (3,9 milliards d'euros), par rapport à 31,51 milliards de couronnes suédoises il y a un an à la même période. Ainsi, le chiffre d'affaires à périmètre constant a stagné, plombé également par une appréciation de 7,5% sur la période de la couronne suédoise par rapport à l'euro.

Valorisation élevée

Alors que H&M publiera l'intégralité de ses résultats du troisième trimestre le 27 septembre, les analystes prévoyaient une croissance de 10,7% des ventes en août alors qu'elles n'ont progressé que de 6% au final. En hausse de 7,75% sur les trois derniers mois, le titre accuse le coup et redonne 1,95% 2,4%, à 241,7 couronnes suédoises. Le titre se paye 21 fois les bénéfices attendus, nettement plus cher que ses comparables. Gap se paye par exemple 16,6 fois les bénéfices attendus contre un PER de 6,24 pour le français Etam. Seul Inditex, maison mère de Zara et leader du secteur de l' habillement se paye plus cher avec un PER de 24,4.

De plus, avec une valeur entreprise sur Ebitda de 15,6 fois, le titre se paye la aussi plus cher que ses comparables dont le ratio VE sur Ebitda avoisine le multiple de 10. Une valorisation élevée qui ne laisse pas de place à la déception. Le consensus est d'ailleurs partagé sur le dossier avec 31% des analystes à la vente, 31% à conserver et 38% à l'achat. L'objectif de cours établit par la moyenne des analystes est à 244,38 couronnes suédoises, un potentiel extrêmement limité.

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