Compenser l'artificialisation des sols : l'impossible défi des LGV vers Toulouse et Dax

Pierre Cheminade
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Lisea
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4.800 hectares dont un tiers de terres agricoles et deux tiers de forêts : c'est l'estimation des surfaces qui seront artificialisées en Gironde, Lot-et-Garonne, Tarn-et-Garonne, Haute-Garonne et dans les Landes par le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO). Ce chantier doit prolonger la grande vitesse au sud de Bordeaux vers Toulouse d'ici 2032 et Dax d'ici 2040 moyennant 14 milliards d'euros (*). Les textes ne sont pas encore précisément fixés dans l'attente des études environnementales et de biodiversité sur le tracé mais il est déjà acquis qu'il faudra trouver au moins 3.000 hectares d'espaces naturels et agricoles de compensation, probablement davantage. Le chantier est titanesque mais SNCF Réseau a trouvé l'homme de la situation avec Christophe Huau : le nouveau patron de l'Agence GPSO, à la tête d'une trentaine de personnes, a notamment dirigé le chantier de la LGV Tours-Bordeaux de 2011 à 2018.
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Et cet expert est bien décidé à mener à bien « un projet exemplaire sur le plan environnemental » quand bien même il s'agit de tracer 300 kilomètres de lignes nouvelles à travers le Sud-Ouest :
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