La réindustrialisation entravée par la crise énergétique européenne

Pierre Cheminade
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Alexandre Saubot, le président de France Industrie, était de passage à Bordeaux le 28 septembre 2023.
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Alexandre Saubot, le président de France Industrie, était de passage à Bordeaux le 28 septembre 2023.
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La crise de l'énergie est-elle vraiment derrière nous ? Si le prix de l'électricité est bel et bien redescendu depuis les pics invraisemblables atteints en 2022, cette baisse relative n'aura pas d'effets sur les tarifs avant 2024 et le prix sur le marché de gros européen reste encore très haut : de l'ordre de 100 à 150 €/MWh, contre 1.000 €/MWh au pic de l'été 2022 mais seulement 50 €/MWh début 2021. Des niveaux bien trop élevés au goût des différents industriels réunis au sein de France Industrie. « Dans l'agroalimentaire, on a des capacités d'investissement qui se réduisent de jour en jour, c'est mathématique », témoigne ainsi Stéphane Douence, co-délégué de France Industrie en Nouvelle-Aquitaine aux côtés de Nicolas Foucard.
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De passage en Gironde pour saluer les représentants régionaux de cette fédération chargée de défendre les intérêts de l'industrie, Alexandre Saublot, le président national, en a profité pour alerter sur les craintes latentes des industriels tricolores qui alertent sur le risque de voir des filières disparaître : « Il faut regarder les conséquences de long terme dans les secteurs qui n'ont pas la capacité d'influer sur les prix ou qui ont une très grosse intensité concurrentielle venant de zones où l'énergie n'a pas augmenté. Ces secteurs vont se retrouver mécaniquement fragilisés. Dans deux ou trois ans on verra les activités qui se sont arrêtées ou réduites », juge ainsi Alexandre Saublot.
Pierre Cheminade