Fin du télétravail : une grève chez Free, des tensions chez Ubisoft
Pierre Cheminade, avec Laurence Bottero
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Charles Platiau
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Malgré l'air glacial de ce lundi matin, ils sont une centaine de salariés à tenir le piquet de grève devant les locaux d'Equaline, au nord de Bordeaux. Soit près d'un tiers des effectifs de ce centre d'appel, filiale de Free, ce qui témoigne de l'ampleur de la mobilisation. « On nous a annoncé il y a dix jours l'arrêt de toute forme de télétravail. Tous les accès à distance sont coupés à compter de ce matin ! », explique Christophe Risal, délégué syndical CGT (troisième syndicat chez Equaline). Le mouvement de grève lancé par la CGT dépasse l'entreprise bordelaise puisqu'il touche également deux autres centres d'appel de Free : Certicall, qui emploie 350 salariés à Marseille, et Centrapel, qui en compte 650 à Paris.
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Pour justifier le retrait unilatéral de l'accord, qui comportait deux jours de télétravail, conclu il y a quatre ans pendant la pandémie, la direction de Free évoque l'importante cyberattaque dont l'entreprise a été victime fin octobre avec la fuite des données de 19 millions de clients du fournisseur d'accès à internet.
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