Osez la franchise

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Laforêt, une franchise immobilière à succès (c) DR
Laforêt, une franchise immobilière à succès (c) DR (Crédits : DR)
Solution efficace pour diversifier ou développer son activité comme pour créer son entreprise, la franchise se porte bien en France. En 2012, les commerces franchisés ont réalisé un chiffre d’affaires de 50 milliards d’euros. Une somme alléchante qui pousse de nombreux candidats à tenter leur chance. Avec un bémol, le seul fait d’intégrer un réseau ne garantit pas le succès. Alors, pourquoi devenir franchisé ? Ce mode de développement convient-il à tout le monde ?

Principal argument donné aux futurs entrepreneurs souhaitant rejoindre un réseau : la franchise permet de gagner du temps. En signant un contrat de franchise, l'entrepreneur entre en effet dans un réseau existant et profite d'une notoriété immédiate. Grâce à une enseigne connue, pas besoin de se faire un nom, une étape qui peut habituellement prendre plusieurs années. Et plus le réseau choisi est important, plus ses actions marketing et publicitaires sont visibles. Avec à la clé un potentiel de clients plus dense.

En 2006, n'étant pas issu de l'immobilier, Franck Dubessy choisit la franchise pour se lancer sur ce secteur. « Ayant longtemps travaillé chez Renault, je savais ce que pouvait apporter une enseigne en termes de renommée : il existe un impact clientèle évident. Selon moi, une franchise engendre 30% de chiffre d'affaires supplémentaire », déclare le franchisé Laforêt désormais à la tête de deux agences immobilières qui réalisent jusqu'à un million d'euros de chiffre d'affaires.

Un métier "clé en main"

La franchise permet également d'économiser du temps dans la gestion de son entreprise et de bénéficier d'un métier clé en main. En effet, le franchiseur connaît parfaitement ses clients et leurs attentes. Il a testé ses produits et ses services avant de les proposer aux franchisés. Son argumentaire commercial est rodé, son organisation efficace. Tout ce savoir-faire, le franchiseur le transmet à ses franchisés lors d'une formation initiale.

Les salariés sont également formés aux produits et aux techniques de vente. « Au sein de notre enseigne, tout créateur démarre un cursus de formation de trois semaines espacées par des retours sur le terrain lui permettant de « digérer » les informations reçues tout en procédant aux nécessaires tâches administratives et financières lui permettant une mise en action rapide de sa structure dès la fin de la formation », confie Julien Moineau, Pdg du réseau de services à la personne AXEO Services. Un accompagnement qui facilite par la suite la gestion du point de vente. « La formule de la franchise permet de gagner du temps, surtout lorsque l'on se lance dans un domaine étranger à ses compétences », confirme Philippe Simoens, multi franchisé du réseau Arliane Diagnostic Immobilier.

 

Une indépendance relative

Si la franchise procure indéniablement des avantages, elle présente également des contreparties. La première est bien entendu d'ordre financier. Car pour avoir accès à ce savoir-faire, le franchisé doit payer un droit d'entrée et rétrocéder une partie de son chiffre d'affaires au franchiseur. « Il faut prendre un peu de recul », conseille Olivier Paul, franchisé du réseau Studio Santé « et toujours se demander ce que l'on deviendrait si l'on rendait notre enseigne. Grâce au réseau, je peux continuer à évoluer. » Seconde contrepartie : le rôle du franchiseur. La gamme de produits est organisée et gérée par la tête de réseau. Le franchisé n'a plus qu'à passer les commandes et respecter le cahier des charges de la franchise. Il doit également tenir les engagements qu'il a pris vis-à-vis du franchiseur.

S'il demeure un commerçant pleinement indépendant, le franchisé doit donc honorer les normes d'exploitation et la charte graphique de l'enseigne, tout en respectant les obligations de référencement des produits et en formant son personnel aux normes édictées. En cela, le franchisé fonctionne un peu en régime de « liberté surveillée ». D'autant plus que le franchiseur peut se réserver un droit de regard sur la comptabilité de ses partenaires. Une situation qui peut être difficilement vécue par des entrepreneurs épris d'indépendance absolue. Enfin, si l'on entend souvent que la franchise maximise les chances de réussite, le seul fait de rejoindre un réseau ne garantit pas à lui seul le succès. Une donnée que les futurs franchisés doivent bien intégrer avant de se lancer.

Par Mélanie Kessous

 

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