Votre motivation, l’information clef à faire passer dès le début de l’entretien
Sophie Girardeau - Monster pour La Tribune
Sophie Girardeau - Monster pour La Tribune
Les gestes, la posture, le regard, le ton de la voix, les notes que l'on prend, les questions que l'on pose, les réponses qu'on apporte, les silences qu'on s'accorde... tout est information. Au démarrage de l'entretien, les informations qui indiquent votre motivation sont primordiales, elles «rassurent le recruteur sur la raison de votre présence», souligne Béatrice Louvet, directrice générale du Groupe Transition.
Rappelez-vous que vous parlez de vous avant même de prendre la parole. Pendant la présentation du recruteur, des grandes lignes du poste et de son contexte, envoyez donc des signes d'intérêt et d'écoute (prise de notes, regard attentif, attitude globale ouverte...). Notre interlocutrice précise :
Par ailleurs, si vous êtes reçu par un recruteur en entreprise, sachez que son niveau d'exigence est encore plus élevé que celui d'un recruteur en cabinet, qu'il tire vite des conclusions de certaines maladresses et approximations des candidats, soyez donc encore plus préparé dans ce cas.
Puis, c'est à vous. Et chaque recruteur a une façon qui lui est propre d'inviter le candidat à s'exprimer - certains cadrent énormément, d'autres laissent le candidat se débrouiller. À partir de là, « le recruteur doit pouvoir se dire qu'il a bien fait de vous convoquer », vous qui sortez du lot en ne déroulant pas un énième discours formaté.
Dans le cas d'un premier face-à-face dans un cabinet de recrutement, le candidat ne sait pas toujours quelle entreprise recrute mais il sait pour quel poste il est reçu, ses contours ont été exposés lors de l'entretien téléphonique de présélection, et « il est bon de réaffirmer son intérêt pour le poste dès le départ », poursuit-elle.
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Donc, c'est à vous. Les accroches tournées vers l'extérieur (le poste, l'entreprise, autrement dit, l'autre que vous) montrent votre ouverture, vous aident à vous lancer et expriment la motivation : « Si j'ai bien compris... », par exemple, et vous reformulez ce que vous avez saisi du contexte de l'entreprise qui recrute et du poste. Vous enchaînez sur ce qui vous permet de vous présenter comme le candidat de la situation : « Au regard de cela, voilà ce que je peux apporter... », autre exemple de formulation, et vous argumentez en citant une réalisation, un résultat qui permettra de faire le lien entre votre expérience et le besoin de l'entreprise.
Vos arguments sont faits d'éléments factuels comme les contextes dans lesquels vous avez travaillé (périmètre franco-français ou international), le marché (B2B, B2C), le secteur, la taille de l'entreprise (PME ou multinationale), etc.
« Pour un poste avec des contraintes particulières, qui le rendent difficile à pourvoir (zone géographique, horaires...), évoquez-les d'emblée et confirmez qu'elles ne sont pas des freins », recommande Béatrice Louvet. Ceci a été vérifié lors de l'entretien téléphonique de présélection, mais cette confirmation est bienvenue en début d'échange, elle montre que vous savez exactement pour quel poste vous êtes là.
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Dans les premiers moments de votre présentation, « il s'agit d'éveiller l'intérêt du recruteur par votre propre intérêt », résume-t-elle. Cela demande de savoir parler des éléments qui ont retenu votre attention, dans l'annonce, si c'est une annonce qui a déclenché votre candidature, ou dans la présentation téléphonique qui vous a été faite, en cas d'approche directe. Et de faire passer votre message jusque dans le non verbal : votre sourire confirme votre motivation.
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