Climat : les dirigeants du G20 échouent à faire des compromis
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Les pays du G20 réunis à Rio n'ont pas réussi à faire éclore un compromis sur le climat.
Reuters
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Les pays du G20 réunis à Rio n'ont pas réussi à faire éclore un compromis sur le climat.
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Alors que la conférence sur le climat COP29 de Bakou n'a pas permis, en plus d'une semaine, de dessiner un accord entre pays riches et pays émergents sur qui doit financer l'adaptation au changement climatique, une grande attente était placée dans les dirigeants du G20. Aucune fumée blanche n'est cependant sortie du Musée d'art moderne, au bord de la baie de Rio, où se tenait le sommet.
Et cela malgré l'appel du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui a exhorté dimanche les responsables à assumer leur « leadership » et à faire « des compromis » pour débloquer les négociations. Les membres du G20 (19 pays, ainsi que l'Union européenne et l'Union africaine) représentent 85% du PIB mondial et 80% des émissions de gaz à effet de serre.
Les leaders du G20 n'ont en effet pas repris dans leur déclaration l'engagement à « préparer une transition juste, ordonnée et équitable vers une sortie des combustibles fossiles dans les systèmes énergétiques », qui avait été arraché à Dubai.
Au-delà des tensions liées aux enjeux climatiques, les grands conflits de l'heure ont bousculé le sommet. Dès la première séance plénière, le président américain Joe Biden a appelé les pays du G20 à soutenir la « souveraineté » de l'Ukraine contre l'invasion russe. L'appel de Joe Biden prend une résonance particulière à un moment stratégique: les Etats-Unis ont donné dimanche à Kiev leur feu vert pour l'utilisation de leurs missiles de longue portée contre la Russie.
Interrogé à Rio par les médias britanniques sur la position de Londres à ce sujet, le Premier ministre Keir Starmer n'a pas voulu « entrer dans les détails opérationnels ». « Si nous devions le faire, le seul gagnant serait Vladimir Poutine », a-t-il expliqué. Emmanuel Macron a, lui, jugé lundi « tout à fait bonne » la décision de Washington. Mais il a estimé que la déclaration conjointe publiée lundi soir « aurait gagné à être plus explicite ».
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Sans condamner Moscou, ce que refusent de faire la Chine et le Brésil, le G20 a réprouvé « la menace ou l'usage de la force pour chercher des gains territoriaux ». Et il a salué « toutes les initiatives pertinentes et constructives en faveur d'une paix juste » et « durable » en Ukraine. Les pays du G20 se disent par ailleurs « unis pour soutenir un cessez-le-feu » à Gaza et au Liban.
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C'était « l'objectif central » de la présidence brésilienne du G20 pour Lula : l'Alliance globale contre la faim et la pauvreté a été lancée lundi, avec 82 pays signataires.
« C'est à ceux qui sont autour de cette table qu'incombe la tâche urgente d'éradiquer cette plaie qui fait honte à l'humanité », a déclaré le chef d'Etat brésilien face aux dirigeants des plus puissantes économies de la planète réunis pour le sommet du G20 à Rio de Janeiro.
L'Alliance globale contre la faim compte au total 148 membres : au-delà des nations signataires, l'Union européenne, l'Union africaine, 24 organisations internationales, neuf institutions financières et 31 ONG ont également rejoint ce groupe. L'Argentine, seul pays du G20 absent de la liste de signataires au moment du lancement, y a adhéré peu après.
Le projet est ambitieux : atteindre un demi-milliard de personnes d'ici 2030, en donnant une dimension internationale au combat contre la faim et les inégalités. Mais le défi est gigantesque, si l'on prend en compte que 733 millions de personnes ont souffert de la faim en 2023, soit 9% de la population mondiale, selon le dernier rapport présenté en juillet par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et d'autres agences onusiennes.
(Avec AFP)
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