Des prix en net recul sur les marchés, une production nucléaire qui repart à la hausse, un nouvel accord conclu entre l'Etat et EDF pour préserver les consommateurs de la flambée des cours... Depuis plusieurs semaines, en matière d'énergie, les signaux verts semblent se succéder pour les ménages français, jusqu'ici étranglés par une inflation galopante. Et pourtant, l'accalmie n'est pas pour tout de suite, bien au contraire : dans deux mois, leurs factures d'électricité grimperont à nouveau, et d'autres salves devraient suivre, a confirmé ce jeudi le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.
En effet, le gouvernement va continuer de diminuer le bouclier tarifaire mis en place fin 2021, en revalorisant le tarif réglementé de vente (TRV) d'EDF dès le 1er février 2024, a-t-il expliqué sur FranceInfo. Après avoir été rehaussé de 4% en février 2022, puis de 15% et 10% en février et août 2023, cet abonnement encadré par les pouvoirs publics et payé directement par 21 millions de foyers (mais aussi indirectement par de nombreux autres, à travers des offres indexées) sera ainsi renchéri de 10%. Surtout, d'autres « hausses régulières » devraient suivre, au moins jusqu'en 2026, a précisé le locataire de Bercy.
Pour le comprendre, il faut se plonger dans la manière dont est déterminé ce fameux TRV. Concrètement, celui-ci est suggéré par la Commission de régulation de l'énergie (CRE), qui propose à deux reprises chaque année, en février et en août, un montant à appliquer sur les six prochains mois.