Prix de l'électricité nucléaire : un accord aux airs d'usine à gaz
Marine Godelier avec Juliette Raynal
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Bruno Le Maire et Luc Rémont
Reuters
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Bruno Le Maire et Luc Rémont
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Contre la hausse des factures d'électricité, difficilement contenues par le bouclier tarifaire, l'Etat a-t-il trouvé la solution magique pour « contrôler » les prix payés par les consommateurs, comme annoncé il y a quelques semaines par Emmanuel Macron ? Si l'on en croit le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, un accord décroché avec EDF et présenté ce mardi 14 novembre à Bercy permettra de protéger les Français de la flambée des cours. Posant « les bases de la nouvelle régulation de l'électricité nucléaire », ce nouveau système fera ainsi « entrer EDF dans le 21ème siècle », a-t-il affirmé. Après des mois de négociations tendues, celui-ci succèdera ainsi au mécanisme actuel de l'ARENH (Accès régulé à l'électricité nucléaire historique), prévu pour s'arrêter fin 2025.
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Concrètement, de quoi s'agit-il, et quel sera l'impact réel sur les factures d'énergie des consommateurs, particuliers comme industriels ? Ce nouveau modèle permettra-t-il à EDF d'investir dans le prolongement et le renouvellement de son parc atomique, alors que les montants engagés s'annoncent colossaux, et que le groupe essuie une dette de 64,5 milliards d'euros ? L'accord est-il compatible avec les règles européennes ? Enfin, quid des fournisseurs alternatifs, qui bénéficient aujourd'hui d'un certain volume d'électricité cédé par EDF à prix cassés ? La Tribune fait le point.
Marine Godelier avec Juliette Raynal