Énergies vertes : les dangers de la « grande et belle loi budgétaire » de Donald Trump
Mathieu Viviani et Raphaël Melka
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Selon les nouvelles règles instaurées par la loi budgétaire de Trump, les crédits restants ne pourront bénéficier qu’à des projets d’ENR mis en service avant 2027.
Le président américain l’a répété plusieurs fois ces dernières semaines : il n’apprécie guère le secteur du solaire et de l’éolien, surtout s’il est subventionné. En supprimant cette possibilité, Donald Trump créer de nouvelles incertitudes pour les firmes du secteur.
C'est l'un des secteurs qui sera le plus impacté par la « grande et belle loi » budgétaire de Donald Trump : les énergies renouvelables. En effet, la mouture va mettre progressivement fin aux 370 milliards de dollars de crédits d'impôt fédéraux fléchés aux ENR. Un dispositif central de l'Inflation Reduction Act (IRA), mis en place sous le mandat de Joe Biden (2020-2024), afin de booster l'industrie verte américaine.
Sur son réseau Truth social, Donald Trump n'a pas fait ombrage de ses intentions. « Je déteste les crédits d'impôts verts (...) Ce ne sont en général qu'une escroquerie géante (...) C'est le moment d'arrêter enfin cette folie !!! », a-t-il écrit la semaine dernière.
La suppression des subventions nord-américaines aux énergies vertes va avoir de multiples conséquences sur les entreprises du secteur implantées aux États-Unis. Notamment les firmes européennes qui ont profité de l'IRA de Joe Biden pour développer leur marché sur place. S'il faudra attendre quelques jours avant d'y voir plus clair, voici les premiers effets potentiels.
Des projets ENR qui risquent de ne pas voir le jour
Avec la suppression d'une grande partie de ces « outils de motivation énorme », les nouveaux « projets d'énergie renouvelable sont tous à risque d'échouer complètement », a expliqué ce vendredi à l'AFP Jean Su de l'ONG Center for Biological Diversity. Et ce, alors que la demande d'électricité aux États-Unis explose face aux besoins croissants de l'intelligence artificielle.
Par ailleurs, prédit l'expert, « supprimer les incitations fiscales pour l'énergie propre signifie que toute cette nouvelle demande énergétique sera confiée à l'industrie des combustibles fossiles ». Avec derrière une conséquence logique : l'augmentation à venir des émissions polluantes des États-Unis, deuxième émetteur de gaz à effet de serre du monde, derrière la Chine.
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