C'est peu dire que la décision était attendue par la filière des énergies marines qui bouillait de sortir du brouillard. Au terme d'un an de consultation publique (sous le nom de « la mer en débat »), les ministres de l'Énergie et de la Mer, Olga Givernet et Fabrice Loher, se sont rendus aujourd'hui à Fécamp pour lever le voile sur le plan de développement de l'éolien offshore pour le prochain quart de siècle.
De fait, dans ce domaine au moins, le changement politique n'a pas bouleversé la donne. L'objectif du gouvernement Barnier s'inscrit, en effet, dans la continuité du cap fixé par Emmanuel Macron dans son « discours de Belfort ». D'ici 2050, ce sont quelque 1 600 éoliennes qui devraient sortir des flots au large des côtes françaises (avec des machines de 20 MW) pour une puissance cumulée de 35 gigawatts (GW).
Le déploiement se fera par étapes avec une quinzaine de GW programmés à un horizon de dix ans. Le premier coup partira dans les prochaines semaines avec le lancement d'un appel d'offres (l'AO10) d'une puissance globale de 9,2 GW pour une mise en service espérée en 2035. Manche, Atlantique et Méditerranée sont concernées.