L'issue de l'appel d'offres AO5 portant sur la création d'un premier parc éolien flottant de 250 mégawatts au Sud de la Bretagne était attendue. En désignant, lundi 15 mai, le consortium Pennavel lauréat avec une offre proposée à 86,45 euros le mégawattheure, soit un tarif 38% plus bas que le prix plafond fixé par les pouvoirs publics, le gouvernement a mis fin, par surprise, au suspens. Mais il n'éteint pas les questions quant à la faisabilité économique de ce projet dont le coût est évalué par les deux initiateurs, l'allemand BayWa r.e et le belge Elicio, entre 800.000 et un milliard d'euros.
« Sur ce montant, dix millions seront ouverts au financement participatif. Les partenaires financiers sont encore à trouver », a juste indiqué Aldrik de Fombelle lors d'une conférence organisée à Lorient le 16 mai. Concernant le prix de revente, le directeur du développement Éolien en mer d'Elicio France (3,3 millions d'euros en 2022) a précisé qu'il prendra « en compte l'évolution du coût des matières premières ». La pérennité du projet n'est pas seulement d'ordre financier puisque, à ce stade, tout reste à faire sur le plan industriel.
En vue d'une livraison du parc attendue pour fin 2031, les deux partenaires disposent donc de sept ans pour dépasser leurs hypothèses et mettre en route des partenariats industriels. Surtout, c'est ensemble que les deux entreprises vont développer leur expertise sur le flottant.