Le gouvernement va modifier l'aide accordée aux panneaux solaires sur bâtiments
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Les projets solaires d’une puissance inférieure à 500 kWc (segment dit « S21 ») sont concernés.
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Les projets solaires d’une puissance inférieure à 500 kWc (segment dit « S21 ») sont concernés.
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Le gouvernement va revoir l'aide financière qu'il accorde aux projets photovoltaïques. Il prévoit ainsi de modifier l'actuel arrêté tarifaire, comme annoncé dans un communiqué mercredi, sans plus de détails en termes de chiffres pour le moment.
Ce n'est pas une surprise puisque, fin janvier, le ministre chargé de l'Industrie et de l'Énergie, Marc Ferracci, avait déjà déclaré devant le Sénat vouloir « rationaliser le soutien aux énergies renouvelables, en particulier en recentrant le soutien aux installations photovoltaïques les plus efficaces ». « Nous sommes donc en train de revoir les dispositifs de soutien, ce qui permettra une économie de 214 millions d'euros en 2025 », avait-il prévenu.
Les projets solaires d'une puissance inférieure à 500 kWc (segment dit « S21 ») sont concernés. Dans son communiqué de mercredi, le ministère explique que, sur le segment de puissance 0-9 kilowatt-crête (kWc), le soutien sera « recentré sur l'autoconsommation ». Marc Ferracci avait présenté ces petites installations comme des « enjeux importants pour le raccordement » mais avec « une contribution au système électrique assez modeste ». Car « la production, lorsqu'elle n'est pas autoconsommée, est difficilement pilotable ». « Au fond, nous voyons que les petites installations sont surtout pertinentes pour consommer soi-même l'énergie produite ; dans ce cas, elles peuvent trouver leur rentabilité avec un moindre soutien public », avait-il estimé.
Le segment 100-500 kWc, qui a connu « un fort dynamisme sur les dernières années », verra le tarif de soutien lui aussi ajusté. Ce, « pour préserver l'équilibre économique des projets, tout en maîtrisant la dépense publique », indique le ministère. Ainsi, ce soutien sera réservé, dès juin 2026, aux projets faisant l'objet « d'un approvisionnement résilient européen, avec un tarif adapté à cet horizon ».
Ces annonces ont fait bondir les structures représentatives du secteur. « Elles reviennent, dans les faits, à mettre un coup d'arrêt brusque à tous les futurs projets solaires sur les moyennes toitures et les ombrières de parking à court terme, mettant ainsi en risque la viabilité de centaines d'entreprises et de milliers d'emplois », dénoncent ce jeudi dans un communiqué commun le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et ENERPLAN, le syndicat des professionnels de l'énergie solaire.
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Les deux organismes redoutent des « conséquences très graves » pour la filière. Et appellent le gouvernement « à revenir sur sa position en maintenant le cadre tarifaire actuel pour le segment S21, le temps que le nouveau mécanisme, dont le calendrier de mise en œuvre apparaît incertain, soit effectivement mis en place ». « Ceci permettra de sécuriser les investissements déjà engagés par la filière solaire en France et évitera un coup d'arrêt soudain », considèrent-ils.
Le ministère de l'Industrie et de l'Énergie précise en outre dans son communiqué qu'un arrêté destiné à soutenir les petits projets photovoltaïques au sol sera publié prochainement. Objectif : répartir « de manière plus équilibrée le photovoltaïque entre projets au sol et projets sur bâtiment ». Afin de rendre ces projets au sol attractifs, l'arrêté comprendra « une prime pour les panneaux bas carbone afin de favoriser les productions faiblement émettrices », indique le ministère.
L'année 2024 a en tout cas été particulièrement dynamique pour les nouvelles installations renouvelables, notamment solaire. Au second trimestre, la production solaire a même dépassé pour la première fois celle des éoliennes. Un basculement « qui n'est pas tant lié à une chute de l'éolien qu'à l'explosion du photovoltaïque », analysait mi-janvier Cédric Boissier, directeur national du projet Accélération des énergies renouvelables chez Enedis.
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La grande majorité des sites photovoltaïques raccordés ont été des installations chez des particuliers. Rien qu'en 2024, Enedis en a raccordé 250 000 nouveaux. Et ils devraient être près de 300 000 en 2025, présage l'énergéticien. À moins que les changements opérés par le gouvernement refroidissent les ardeurs.
(Avec AFP)
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