Renouvelables : la France appelée à rattraper son retard
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La France mène depuis plusieurs années un bras de fer avec la Commission européenne sur les énergies renouvelables.
ANDREW BOYERS
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La France mène depuis plusieurs années un bras de fer avec la Commission européenne sur les énergies renouvelables.
ANDREW BOYERS
La France est appelée par la Commission européenne à rattraper son retard sur les énergies renouvelables. Certains membres de l'Union européenne « dont la France n'ont pas encore rempli les objectifs » en la matière, a souligné ce mercredi la commissaire à l'énergie Kadri Simson.
Pour rappel, la France n'a pas encore atteint les objectifs, fixés en 2009, de compter 23% d'énergies renouvelables dans sa consommation finale d'énergie en 2020. Paris mène depuis plusieurs années un bras de fer sur le sujet. La France s'était notamment fait épingler en décembre par la Commission pour avoir soumis un projet de « Plan national intégré énergie-climat » (Pniec) fixant un objectif de 33% de renouvelables d'ici 2030, au lieu des 44% exigés par une directive de 2018.
Six mois plus tard, la France avait persisté, selon la version actualisée du Pniec publiée en juillet par la Commission. Elle garde les mêmes cibles de développement des renouvelables et préfère mettre en avant un objectif « décarboné », incluant donc le nucléaire, peu émetteur de gaz à effet de serre responsables du changement climatique.
La trajectoire prévue « permettra à la France d'atteindre 58% d'énergies décarbonées dans sa consommation finale d'énergie » en 2030, « ce qui contribue pleinement aux objectifs européens », se défend Paris. Quant à l'objectif de 2020, il « sera atteint en 2024 et serait même dépassé de près d'un point », se félicite-t-on.
« La France dispose d'un bouquet énergétique et électrique parmi les plus décarbonés de l'UE », insiste-t-elle. C'est pourquoi le gouvernement avait écrit à la Commission pour justifier son refus d'acheter « a posteriori (des) volumes de production d'énergies renouvelables à d'autres Etats », comme le prévoit la directive en cas de non-atteinte des objectifs. La France prend ainsi le risque d'une procédure de sanctions par la Commission. Mais, profitant d'un retour en grâce du nucléaire, elle espère aussi rallier des Etats autour de son action pour remplacer les objectifs de renouvelables par des objectifs de décarbonation.
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Plus largement, l'Europe a besoin d'une « nouvelle impulsion » pour parvenir à son objectif global de 42,5% de renouvelables dans le mix énergétique d'ici 2030, souligne la Commission ce mercredi. Le rapport rappelle que la part des énergies renouvelables continue de « varier considérablement » selon les Etats membres. La Suède (66 % en 2022), la Finlande (47,9 %), la Lettonie (43,3 %) et le Danemark (41,6%) y ont beaucoup recours, alors que la Belgique, l'Irlande, le Luxembourg et Malte sont les pays où elles sont les moins développées (moins de 14% du mix).
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Record de projets d'énergie renouvelable au Royaume-Uni
Londres a annoncé le 3 septembre avoir approuvé un « nombre record » de 131 projets d'énergie renouvelable dans le pays, essentiellement solaire et éolienne, qui devraient alimenter à terme l'équivalent de 11 millions de ménages. « Il s'agit du plus important » groupe de projets adoptés lors d'un appel d'offres en matière d'énergie renouvelable, entre éolien terrestre ou en mer, énergie solaire ou marémotrice, a précisé le gouvernement britannique dans un communiqué. Avec un peu moins de 10 gigawatts (GW) annoncés, il ne s'agit toutefois pas du plus important en termes de capacité. En 2022, l'exécutif avait ainsi annoncé près de 11 GW.
Le précédent appel d'offres, en 2023, n'était quant à lui parvenu à attirer aucun projet d'éolien en mer, un secteur pourtant crucial pour la transition énergétique du pays, les entreprises ayant été découragées par un prix réglementé trop bas dans ces contrats alloués par le gouvernement. Ce prix contractuel avait été relevé en novembre par le précédent gouvernement conservateur et le nouvel exécutif travailliste a quant à lui « augmenté le budget de 50% » pour le nouvel appel d'offres, a fait valoir le ministère de l'Energie dans son communiqué.
(Avec AFP)
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