Assurance chômage : l'accord bientôt signé par 4 syndicats sur 5

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Force ouvrière a annoncé ce lundi sa décision de signer le projet de convention d'assurance-chômage négocié vendredi avec le patronat.

Ce n'est pas le grand chelem, mais presque. Avec l'annonce lundi soir de la décision de FO et de la CFE-CGC de ratifier le projet d'accord sur la nouvelle convention d'assurance chômage, le patronat devrait obtenir quatre signatures sur cinq. La CFDT a d'ores et déjà fait savoir qu'elle parapherait le texte et Gabrielle Simon, la négociatrice pour la CFTC, devrait présenter « de manière favorable le texte » à ses instances le 4 avril. Seule la CGT devrait se prononcer contre le 6 avril prochain. La nouvelle convention, qui conserve l'architecture de la convention en cours et prévoit, sous conditions, une baisse des cotisations pour les salariés et les entreprises, pourra donc entrer en vigueur le 1er juin.

Du côté du Medef, on se « félicite de la décision de Force ouvrière » de revenir dans le cercle des signataires (Ndlr : le syndicat de Jean-Claude Mailly signera aussi l'accord sur l'avenir des retraites complémentaires), ce qui était « l'un des objectifs de Laurence Parisot ».

Dans un communiqué, FO rappelle qu'il y a plusieurs semaines il avait expliqué qu'il ne fallait pas « chambouler » la convention d'assurance chômage, qu'un recours de sa part avait permis d'améliorer. Et se félicite notamment d'avoir « fait reculer le patronat sur une de ses revendications principales : la modification des bornes d'âges (passage de 50 à 52 ans et de 61 à 62 ans) ».

Les deux « grandes » négociations sur l'assurance chômage et les retraites complémentaires quasi-bouclées, restera à finaliser celle en cours sur l'emploi des jeunes. Une nouvelle séance de négociation est prévue ce mardi. Le texte, que « La Tribune » s'est procuré, prévoit notamment la mise en place d'un « accompagnement individuel renforcé des jeunes ayant des difficultés d'accès à l'emploi », réalisé par un référent unique. Il profitera à « au moins 20.000 jeunes en 2011 pour un coût de 34 millions d'euros ». Et sera financé « par l'affectation, au titre de la solidarité, d'une partie des réserves de l'Association pour l'emploi des cadres (Apec) ».

I. M.

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