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Wall Street repart de l'avant avec les techs

reuters.com  |   |  849  mots
La bourse de new york finit en hausse[reuters.com]
(Crédits : Brendan Mcdermid)

par Noel Randewich

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a fini en hausse jeudi, sous l'impulsion des industrielles et des valeurs technologiques qui ont retrouvé le sens de la marche après leur récent passage à vide.

L'indice Dow Jones a gagné 70,57 points, soit 0,29% à 24.211,48, terminant toutefois à 50 points de son plus haut du jour (24.262,88).

Le S&P-500, qui restait sur quatre séances consécutives de repli, a repris 7,71 points, soit 0,29% également, à 2.636,98 points après une poussée à 2.640,99.

Le Nasdaq Composite, à forte pondération technologique, a avancé de son côté de 36,47 points (0,54%) à 6.812,84.

Facebook et Alphabet, la maison mère de Google, ont pris respectivement 2,32% et 1,15%, confirmant le rebond amorcé la veille par le secteur technologique après une période de prises de bénéfices.

L'indice sectoriel S&P des technologiques, qui avait cédé près de 3% depuis le 28 novembre, a repris 0,65%.

"Les technologiques ont repris leur marche en avant mais de manière générale le marché patine", commente Peter Cardillo, chef économiste chez First Standard Financial à New York.

Après la succession de records de 2017, les investisseurs sont peu enclins à prendre des positions marquées à l'approche de la fin de l'année, et les incertitudes politiques à Washington ne les y incitent pas.

Un accord se fait toujours attendre entre la Maison blanche et le Congrès pour relever le plafond de la dette du gouvernement fédéral avant l'échéance de vendredi soir, faute de quoi une partie des administrations fédérales pourraient fermer.

De même, le Sénat et la Chambre des représentants ne se sont pas encore entendus sur un projet commun de réforme fiscale tout en se donnant jusqu'au 22 décembre pour y parvenir. "Le suspense va durer jusqu'à la dernière minute sur le contenu du texte mais au bout du compte quelque chose sera voté", veut croire Stephen Massocca, chez Wedbush Securities à San Francisco.

L'attente de la publication, vendredi, des chiffres de l'emploi de novembre a aussi freiné les initiatives. Les économistes attendent en moyenne 200.000 créations de postes non agricoles, après les 261.000 annoncées pour octobre, et un taux de chômage stable à 4,1%.

Le nombre des inscriptions hebdomadaires au chômage, publié chaque jeudi, a en attendant reculé pour la troisième semaine consécutive, suggérant un resserrement rapide des conditions du marché du travail.

L'EURO À UN CREUX DE DEUX SEMAINES

Neuf des 11 grands indices sectoriels S&P ont fini en hausse, avec en tête les industrielles (0,90%) devant les matériaux (+0,70%) et les techs.

Caterpillar a gagné 1,82% pour signer la meilleure performance du Dow Jones, au sein duquel s'est aussi illustré Boeing (+1,33%).

General Electric s'est octroyé 0,28% après avoir confirmé une restructuration de son pôle énergie, qui se traduira par 12.000 suppressions de postes.

Le secteur de l'énergie (+0,31%) n'a que modestement profité du rebond de plus de 1% des cours du pétrole.

Le secteur des biens de consommation de base a cédé 0,93%, plombé par Coca-Cola (-1,44%) et Procter & Gamble (-1,26%) qui ont accusé les deux plus fortes baisses du Dow Jones.

L'unique autre baisse sectorielle a été pour les valeurs des services aux collectivités (-0,10%), elles aussi pénalisées par leur profil défensif.

Parmi les valeurs moyennes, Lululemon Athletica a tenu la vedette avec un gain de 6,43% à 72,01 dollars. Le fabricant canadien de vêtements de loisirs et de yoga a publié des résultats supérieurs aux attentes et donné des prévisions pour le trimestre des fêtes de fin d'année meilleures que prévu.

Le spécialiste du crédit en ligne LendingClub a chuté à l'inverse de 15,53% à 3,59 dollars, après un plus bas record à 3,29 (-22,6%), en réaction à un abaissement de sa prévision de chiffre d'affaires pour le quatrième trimestre.

Quelque 6,4 milliards d'actions ont changé de mains sur les marchés américains, à comparer à une moyenne de 6,6 milliards sur les 20 séances précédentes selon les données de Thomson Reuters.

Sur le marché des changes, le dollar a atteint un plus haut de deux semaines face à un panier de devises, profitant du regain d'appétit pour le risque et de la perspective d'un accord au Congrès sur la réforme fiscale d'ici le 22 décembre.

L'euro a reculé jusqu'à 1,773 dollar, un plus bas de deux semaines, et valait 1,1776 en fin de séance (-0,2%).

Le yen, qui avait profité d'achats refuges mercredi après la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël, est retombé à un plus bas de trois semaines à 113,09 pour un dollar, en repli de 0,7%.

L'or, autre valeur refuge, est retombé de 1,4% sous les 1.250 dollars l'once alors que les rendements obligataires ont fait du surplace dans l'attente des chiffres de l'emploi.

La monnaie virtuelle bitcoin a continué de faire parler d'elle, atteignant un nouveau record à 15.995 dollars sur la plate-forme Bitstamp avant de refluer à environ 15.700, en hausse de 15% sur la journée.

(avec April Joyner à New York, Rama Venkat Raman et Sruthi Shankar à Bangalore, Véronique Tison pour le service français)