Téléchargez
notre application
Ouvrir

Coronavirus : Quatre millions de salariés au chômage partiel en France

reuters.com  |   |  304  mots
Coronavirus: quatre millions de salaries au chomage partiel en france[reuters.com]
(Crédits : Benoit Tessier)

PARIS (Reuters) - Quatre millions de salariés français relèvent actuellement du dispositif de chômage partiel adapté mis en place par le gouvernement face à la crise découlant de l'épidémie de nouveau coronavirus, a annoncé jeudi la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

"Les chiffres de ce matin, qui sont encore en progression très forte, c'est 400.000 entreprises et quatre millions de salariés c'est-à-dire un salarié sur cinq (du secteur privé) en France dans les entreprises ou les associations est en chômage partiel", a déclaré Muriel Pénicaud sur franceinfo.

Elle avait précisé mercredi à l'issue du conseil des ministres que 337.000 entreprises, soit 3,6 millions de salariés, avaient déposé une demande en ce sens.

Le dispositif de chômage partiel prévoit que l'employeur verse à ses salariés une indemnité correspondant à 70% de leur rémunération brute, voire 100% pour les salariés au smic ou moins.

L'Etat remboursera ensuite intégralement les entreprises pour les salaires allant jusqu'à 6.927 euros bruts mensuels, c'est-à-dire 4,5 fois le smic.

La ministre du Travail a par ailleurs annoncé sur franceinfo que l'Etat allait "prendre en charge à 100% (...) tous les coûts de formation pour les personnes qui sont au chômage partiel".

Au-delà des salariés au chômage partiel, elle a invité l'ensemble des Français disponibles à profiter de l'offre de formation à distance, saluant la mobilisation de plus d'une centaine d'acteurs du secteur pour enrichir les contenus disponibles gratuitement en ligne.

Muriel Pénicaud a précisé que Pôle Emploi lançait ce jeudi 220 nouvelles formations à distance accessibles gratuitement.

"Si vous êtes chez vous, quelle que soit la cause, n'hésitez pas à aller vous former, c'est gratuit et il y a beaucoup de choses qu'on peut faire en ligne en ce moment."

(Nicolas Delame et Myriam Rivet)

`