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Coronavirus : La Chine confrontée à la pire résurgence de l'épidémie depuis mars 2020

reuters.com  |   |  520  mots
Coronavirus: la chine confrontee a la pire resurgence de l'epidemie depuis mars 2020[reuters.com]
(Crédits : Aly Song)

SHANGHAI (Reuters) - La Chine est confrontée à la pire résurgence de l'épidémie de COVID-19 depuis mars dernier, une de ses provinces affichant une augmentation quotidienne record du nombre de cas.

Cette dégradation de la situation sanitaire intervient alors qu'un panel indépendant d'experts a déclaré que le pays aurait pu agir plus résolument au début de l'épidémie pour enrayer la propagation du nouveau coronavirus.

La Chine a recensé 118 nouveaux cas confirmés de contamination au coronavirus au cours des vingt-quatre dernières heures, contre 109 un jour plus tôt, ont rapporté mardi les autorités sanitaires.

Dans un communiqué, la Commission nationale de la santé a indiqué avoir enregistré 106 transmissions locales, dont 43 signalées à Jilin, un nouveau record quotidien pour la province du nord-est, et 35 dans la province du Hebei qui borde la capitale Pékin.

L'épidémie actuelle à Jilin a été causée par un vendeur infecté qui faisait des allers-retours avec la province voisine de Heilongjiang, site d'un précédent foyer d'infections et où 27 nouvelles infections ont été recensées mardi.

La capitale chinoise elle-même a signalé un nouveau cas de coronavirus.

Selon les données de la commission, 89.454 infections ont été confirmées en Chine continentale.

Aucun décès supplémentaire n'a été enregistré mardi. Le bilan de l'épidémie dans le pays s'élève à 4.635 morts.

Des dizaines de millions de personnes ont été confinées dans des villes du nord de la Chine où des tests de dépistage sont effectués en masse, pour éviter que des infections non détectées puissent se propager rapidement pendant les prochaines vacances du Nouvel An lunaire.

Alors que le gouvernement chinois cherche à contenir l'épidémie, un groupe d'experts indépendant a déclaré lundi que les responsables chinois auraient pu appliquer des mesures de santé publique plus énergiques en janvier dernier pour enrayer l'épidémie à ses débuts.

Il a également critiqué l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour ne pas avoir déclaré l'urgence internationale avant le 30 janvier.

Le quotidien Global Times, soutenu par l'Etat, a défendu mardi la gestion initiale de l'épidémie par la Chine, affirmant qu'aucun pays n'avait d'expérience dans le traitement de ce tout nouveau virus.

Le fait de reconnaître que la Chine devrait faire mieux ne signifie pas qu'elle n'a pas fait assez bien, a fait valoir pour sa part la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying.

"Bien sûr, nous devons nous efforcer de faire mieux, comme tous les autres pays tels que les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Japon", a-t-elle déclaré lors d'un point de presse.

Une équipe de l'OMS est actuellement à Wuhan, la ville du centre de la Chine où la maladie a été détectée pour la première fois fin 2019, pour enquêter sur les origines de la pandémie qui a tué des millions de personnes dans le monde.

(Emily Chow et Wang Jing; version française Jean Terzian et Federica Mileo, édité par Blandine Hénault)