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Le Kremlin se dit prêt à ouvrir un dialogue avec les Etats-Unis

reuters.com  |   |  449  mots
Le kremlin se dit pret a ouvrir un dialogue avec les etats-unis[reuters.com]
(Crédits : Maxim Shemetov)

MOSCOU (Reuters) - La Russie est prête à ouvrir le dialogue avec la nouvelle administration américaine, un dialogue où les points de divergence entre les deux pays seraient nécessairement abordés, mais où des rapprochements pourraient se faire, a déclaré dimanche un porte-parole du Kremlin.

Les relations diplomatiques entre Moscou et Washington sont à leur plus bas depuis la Guerre froide, avec deux gros points de tension : l'intervention de la Russie en Ukraine et l'ingérence présumée de la Russie dans les élections américaines, ce que cette dernière dément.

Les Etats-Unis ont également exhorté la Russie à libérer les manifestants et journalistes arrêtés samedi en marge des mobilisations de soutien à l'opposant russe Alexeï Navalny, et ont condamné ce qu'ils ont qualifié de "tactiques dures" utilisées à leur encontre.

Les forces de l'ordre ont interpellé plus de 3.000 personnes et ont usé de la force pour dissoudre les rassemblements, alors que des dizaines de milliers de personnes s'étaient réunies à travers le pays, bravant des températures extrêmes.

"Bien sûr, nous espérons que la mise en place d'un dialogue se fera avec succès", a déclaré à la télévision le porte-parole du kremlin Dmitry Peskov, selon l'agence de presse Interfax.

"Ce serait un dialogue où les points de divergence devront être nommés dans une large mesure. Mais en même temps, dans un dialogue, il y a toujours la possibilité de trouver des éléments, aussi petits soient-ils, qui peuvent nous rapprocher", a-t-il dit.

"Et si l'administration actuelle des Etats-Unis est favorable à cette approche, je ne doute pas que notre président y répondra aussi favorablement".

Vladimir Poutin a été l'un des derniers chefs d'Etat à féliciter Joe Biden pour son élection.

L'un des dossiers brûlants du moment est l'accord New Start de réduction des armes stratégiques, qui arrive à caducité le 5 février.

La Maison Blanche a déclaré la semaine dernière que Joe Biden chercherait à prolonger l'accord de cinq ans, ce à quoi le Kremlin s'est dit favorable, mais dit attendre une proposition concrète des américains.

Dmitry Peskov semblait également utiliser un ton plus conciliant dimanche que le ministre russe des Affaires étrangères qui a estimé que les américains s'ingéraient dans les affaires domestiques en soutenant les manifestations pour la libération d'Alexeï Navalny.

Dmitry Peskov a maintenu cette idée, mais en utilisant les termes "ingérence indirecte". Il a répété par ailleurs que les manifestations étaient illégales et que les partisans de l'opposant russe étaient peu nombreux comparativement aux électeurs de Vladimir Poutin.

(Vladimir Soldatkin, version française Caroline PaillieZ)