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Allemagne : Deux femmes transgenres remportent des sièges au Parlement

reuters.com  |   |  304  mots
Allemagne: deux femmes transgenres remportent des sieges au parlement[reuters.com]
(Crédits : Andreas Gebert)

BERLIN (Reuters) - Deux responsables du parti écologiste allemand, Tessa Ganserer et Nyke Slawik, sont entrées dans l'histoire en devenant les premières femmes transgenres à remporter des sièges au Parlement lors des élections fédérales de dimanche dernier.

Les Verts ont fini troisième aux élections et ont porté leur score à 14,8% des suffrages contre 8,9% en 2017. Le parti devrait jouer un rôle clé dans la formation d'un nouveau gouvernement de coalition à trois, au côté du Parti social démocrate (SPD) qui finit en tête et des libéraux démocrates (FDP).

"C'est une victoire historique pour les Verts, mais aussi pour le mouvement trans-émancipateur et pour l'ensemble de la communauté queer" a déclaré à Reuters Tessa Ganserer, 44 ans, ajoutant que ces résultats reflétaient une société ouverte et tolérante.

Elue au parlement régional de Bavière en 2013, Tessa Ganserer plaide en faveur d'une simplification des procédures à l'état civil pour changer de sexe et pour permettre aux mères lesbiennes d'adopter des enfants.

Pour Nyke Slawik, élue sur la liste des Verts de l'Etat de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, ces résultats sont incroyables.

"De la folie ! Je n'arrive toujours pas à y croire, mais avec ce résultat d'élection historique, je serai pour sûr membre du prochain Bundestag", a-t-elle posté sur Instagram.

Nyke Slawik, 27 ans, appelle à un plan national de lutte contre l'homophobie et la transphobie, à l'adoption d'une loi sur l'autodétermination et à un renforcement de la législation fédérale contre les discriminations.

L'homosexualité a été décriminalisée en Allemagne en 1969 et le mariage homosexuel légalisé en 2017. Mais selon la police, les crimes de haine contre les personnes LGBT+ ont bondi de 36% l'année dernière.

(Reportage Riham Alkousaa; version française Lucinda Langlands-Perry, édité par Jean-Michel Bélot)