Téléchargez
notre application
Ouvrir

Philippe précise les objectifs de réorganisation de l'Etat

reuters.com  |   |  410  mots
Philippe precise les objectifs de reorganisation de l'etat[reuters.com]
(Crédits : Pool)

PARIS (Reuters) - Edouard Philippe a précisé mardi ses objectifs de réorganisation de l'Etat pour accroître selon lui son efficacité et la proximité avec les Français et générer une partie des économies nécessaires pour redresser les finances publiques de la France.

Deux projets de circulaires devant entraîner "une transformation effective des modes d'action de l'Etat" sont soumis à la concertation des préfets, syndicats et administrations centrales, a ajouté le Premier ministre lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

Il s'agit de "faire en sorte que les décisions soient (...) prises au bon échelon, et le bon échelon, c'est l'échelon local", a-t-il dit. "A partir de 2020, 95% des décisions administratives individuelles seront prises localement sans être jamais évoquées à l'échelon central", a-t-il ajouté, prédisant des "résultats sensibles et perceptibles" pour les Français.

La prise de décision sera accélérée par une réduction du nombre d'échelons hiérarchiques des administrations des ministères, a-t-il dit, en confirmant que certains des 1.200 organismes et agences de l'Etat seraient supprimés.

Edouard Philippe a également confirmé sa volonté d'"alléger les activités qui ne forment pas le coeur de l'administration centrale" afin, notamment, de produire moins de normes.

Les effectifs de l'Etat seront rééquilibrés pour mettre plus d'agents sur le terrain et, pour ces derniers, l'échelon départemental sera privilégié, a poursuivi le Premier ministre, confirmant en outre sa volonté de créer 500 maisons de service public de plus d'ici fin 2019.

Contraint de laisser filer le déficit public au-delà de la limite européenne de 3% du produit intérieur brut cette année, en raison des mesures visant à enrayer la crise des "Gilets jaunes", l'exécutif doit démontrer sa capacité à maîtriser les dépenses publiques, une priorité qu'il s'était assignée.

Emmanuel Macron a confirmé dans un entretien publié mardi que l'objectif de réduire de 120.000 le nombre de fonctionnaires d'ici la fin du quinquennat - 50.000 dans l'Etat et 70.000 dans les collectivités territoriales - n'était plus impérieux.

"Je ne veux pas être l'otage d'objectifs comptables sur ce point. Ma priorité, c'est de faire des économies, de réduire la dépense publique et de baisser les impôts des Français", déclare le président dans cet entretien à des quotidiens régionaux.

(Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)