Le marché domestique, « chouchou » confirmé du tourisme

Laurence Bottero
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Photo d'illustration
CRT Côte d'Azur / Pierre Behar

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CRT Côte d'Azur / Pierre Behar
Si on a beaucoup évoqué le « monde d'après » lors de la crise sanitaire, il est bien un secteur où l'expression prend son sens, c'est celui du tourisme. Car il y a clairement un avant et un après. Avec, certes, un effet accélération sur des tendances déjà présentes - notamment celle d'un tourisme plus « durable » - mais surtout une façon d'appréhender les différents marchés qui s'est très sensiblement modifiée.
Là où l'attrait d'une clientèle internationale - voire du grand international - était une sorte de saint Graal, celle d'une clientèle plus en proximité s'est imposée. Il faut dire que la première saison post-confinement n'a pas laissé le choix. Ce qui a aussi obligé les professionnels de la promotion à faire preuve d'ingéniosité, d'inventivité plus dans la forme que dans le fond. Ainsi les campagnes se sont focalisées sur ces atouts présents, faisant partie du décor, mais que l'on avait un peu tendance à ne plus mettre en avant.
Et ça a marché. Les locaux ont consommé sur place, contents de trouver une offre sur leur propre territoire qui mettent en avant des zones parfois délaissées, qui ici, répondaient à tous les critères, celui de la déconnexion, du dépaysement sans avoir des milliers de kilomètres à parcourir. C'est le Comité Régional du Tourisme Côte d'Azur notamment qui a remis au goût du jour ses trésors îliens ou son arrière-pays, travaillant ce que ce CRT appelle l'affinitaire, en appuyant, notamment avec l'aide des réseaux sociaux, sur les différents visages de la destination, conviviale, urbaine, festive, culturelle et sportive. Soit un peu en dehors de l'image que l'on se fait facilement de la Côte d'Azur.
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Cette approche mettant en avant les spécificités de son territoire, c'est exactement ce que fait aussi l'agence de développement Var Tourisme. Qui avait déjà constaté un changement de comportement du touriste avant la crise, « plus curieux, qui s'adapte, qui aime découvrir », souligne Guillaume Décard, son président. En recherche de « plus de naturel », ce qui correspond bien au département, très nature même si l'offre littorale est complémentaire de l'offre à l'intérieur des terres. « Le public français a été au rendez-vous de la destination », reconnaît Guillaume Décard avec, en 2021, 68 millions de nuitées générées à 72% par des touristes français.
Laurence Bottero