A Fréjus, Le Pen lance les municipales en pensant déjà à la présidentielle

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(Crédits : JEAN-PAUL PELISSIER)
MUNICIPALES 2020 Marine Le Pen a fait dimanche sa rentrée politique à Fréjus (Var), sonnant le "signal de départ" vers les municipales de mars 2020, elles-mêmes simple étape à ses yeux sur la "paroi" menant à la prochaine campagne présidentielle.

La présidente du Rassemblement national (RN), qui met ainsi fin à une cure médiatique longue de deux mois, ne veut donner publiquement aucun objectif en nombre de mairies à décrocher l'an prochain mais elle espère faire de ce scrutin un tremplin vers les suivants et ainsi de suite jusqu'en 2022.

Le meeting de Fréjus, une ville dirigée par le parti d'extrême droite depuis 2014, marque "une rentrée politique qui est aussi le signal de départ d'une nouvelle séquence électorale importante", a résumé la députée du Pas-de-Calais devant un millier d'élus, militants et sympathisants.

"Chaque échéance permet de mobiliser, de rassembler, d'avancer, de construire", a poursuivi Marine Le Pen, pour qui les municipales ne sont pas l'échéance traditionnellement "la plus facile" pour le RN mais certainement pas "une élection subalterne", ni une "corvée".

"Chaque scrutin doit permettre à notre famille politique d'accrocher un mousqueton supplémentaire sur la paroi qui mène au sommet et le sommet vous le savez, c'est l'Elysée", a encore dit l'élue du Pas-de-Calais durant ses 40 minutes de discours.

Conserver les municipalités emblématiques

L'esprit déjà en partie à 2022, même si elle assure ne pas avoir de certitude quant à une nouvelle candidature, Marine Le Pen a déjà identifié un thème dominant de la future grande campagne nationale: les "fractures territoriales".

Lors de la séquences 2012-2017, le RN, qui s'appelait encore Front national, avait procédé ainsi, en signant des succès au moins symboliques lors des scrutins successifs, comme la dizaine de mairies gagnées lors des municipales de 2014.

L'élan ne lui avait toutefois pas permis de sortir vainqueur du second tour de la présidentielle, en 2017.

Cette fois, le RN espère a minima conserver les municipalités les plus emblématiques remportées en 2014, comme Fréjus, Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) et Beaucaire (Gard), et étendre par capillarité ses zones d'influence, en priorité dans les villes petites et moyennes du Nord, du Pas-de-Calais et du Sud-Est, ses terres les plus fertiles.

Dans le détail, la présidente du RN n'a pas d'objectifs compte tenu de l'impossibilité, selon elle, de faire des prévisions aux municipales, des "équations à tellement d'éléments", a dit Marine Le Pen à des journalistes en marge de sa rentrée.

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Commentaires
a écrit le 16/09/2019 à 10:57 :
Prière de supporter un parti politique afin d'avoir le droit de commenter, mettre tout ces voleurs d'argent public dans le même panier est interdit !

Grotesque et honteux.
a écrit le 16/09/2019 à 10:39 :
elle cause, elle cause, c'est tout ce qu'elle sait faire
a écrit le 16/09/2019 à 10:04 :
Sa voix rappelle celle de son père friande de bons mots franchouillards, prête à mordre. Sa légendaire nullité est devenue pour ce parti familial extrême rebaptisé un handicap insurmontable.
a écrit le 16/09/2019 à 9:05 :
Le RN n'a aucun avenir tant que la fille du borgne sera aux commandes.
Nulle, arrogante et surtout absolument velleitaire.
L'avenir est a la jeunesse, sa niece ferait l'affaire, mais helas, l'heredite etant ce qu'elle est, cette derniere presente les meme defauts.
Par consequent micron sera re-elu.
a écrit le 16/09/2019 à 8:54 :
Avec des adversaires de ce calibre, Macron est tranquille. Il suffira d'un face-à-face télévisé pour voir l'héritière de Montretout se liquéfier en direct, et montrer toutes ses limites comme en 2017.
Réponse de le 16/09/2019 à 11:03 :
Ce sont des municipales, il n'y aura pas de débat Macron-lepen.

Ce qui est sur c'est qu'on na jamais eu autant de monde dans les rues contre la politique de Macron.
Il est en voie de sarkozisation avancée et il prévoit de faire campagne sur les thèmes autrefois réservés à l'extrème droite (immigration, AME).

Je doute que celà lui rapporte beaucoup de points chez les électeurs frontistes, par contre il va en perdre beaucoup au centre et sur ce qui reste de "socialistes de gouvernement".

De son coté le RN a choisi ses thèmes: la fracture sociale et ville-campagne, la retraite, la défense des petits salaires...

Pendant que LREM va s'embourber dans des débats gluants et contraires eux promesses de campagne de 2017, Lepen va le contourner sur sa gauche et miser sur le social, thème très porteur.

Et LREM ne pourra même plus attaquer sur le plan de la probité et des valeurs , Ferrand et Co sont passés par là.
Réponse de le 16/09/2019 à 16:49 :
Je faisais allusion au titre de l'article, qui évoque la Présidentielle en ligne de mire. Et là, vous pourrez le retourner dans tous les sens que vous voulez, si c'est Marine qui y va c'est du pain béni pour Macron qui est sûr d'être réélu.

Le reste de votre analyse me paraît bien léger. D'une part votre "jamais autant de monde dans les rues" est sacrément clairsemé. Avez vous déjà oublié à quoi ressemble un VRAI mouvement social en France (1995 ou 2010 par exemple) ? Des millions de personnes dans les rues. On est très loin. D'autre part vous prétendez que Macron va se droitiser...au moment même ou il se gauchise. Le déficit public n'est plus un objectif, tout comme la réduction du nombre de fonctionnaires. Et il vient d'injecter 15 milliards de pouvoir d'achat suite aux GJ...soit une politique typiquement keynésienne !
Réponse de le 16/09/2019 à 17:30 :
Il y a encore deux ans et demi avant la présidentielle. Nul ne saura où en sera Macron à ce moment, ni même s'il voudra se représenter.

On ne peut plus appliquer les grilles de lecture de 1995 et 2010 en ce qui concerne les manifs. Les français en ont marre de manifester sans résultat et ils pratiquent le dégagisme.

Oui Macron est beaucoup plus à droite que ce qui avait été vendu en 2017, ce n'est pas une invention personnelle, tous les sondages le disent.
Ce n'est pas parceque, par trouille, il a "lâché" 15 milliards dont la moitié va aux entreprises qu'il est de gauche.
Un président de gauche n'aurait jamais mis en pièce le droit du travail, comme il l'a fait.
La gestion brutale des manifs, le retour a des thèmes de campagne qui fleurent bon le racisme et la xénophobies, la recherche de soutiens à droite, tout indique une orientation à sa politique qui n'est pas de gauche.

Les mauvais résultats en matière de déficit, que vous pensez être un marqueur de gauche, n'en sont pas. Sarkozy a laissé le déficit monter à 7% du PIB, Hollande l'a trouvé à 5% et laissé à 3% et on peut parler la de courbe de variation du déficit en fonction de la majorité en place.

Le nombre de fonctionnaire est également un mauvais marqueur.
Sarkozy a supprimé150 000 emplois dans la fonction publique d'état mais les collectivités ont été obligées d'en embaucher 300 000 pour faire face aux transferts de compétence.

Un vrai gauchiste, ce sarko :-)

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