Budget 2019 : le gouvernement dans l'impasse

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Le ministre des Comptes publics Gérard Darmanin et le ministre de l'Économie Bruno Le Maire dans la cour de l'Élysée, ce 24 septembre.
Le ministre des Comptes publics Gérard Darmanin et le ministre de l'Économie Bruno Le Maire dans la cour de l'Élysée, ce 24 septembre. (Crédits : Reuters/Christian Hartmann)
Entre les baisses d'impôt pour les entreprises et la nécessité de redonner du pouvoir d'achat aux Français, le gouvernement a présenté son budget 2019 sans vraiment afficher de stratégie claire. Malgré les mesures d'économie annoncées pour réduire la dépense publique, l'exécutif devrait avoir des difficultés à tenir ses promesses.

L'équation budgétaire s'annonce difficile pour 2019. Lors de la présentation du projet de loi de finances 2019 ce lundi 24 septembre, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a rappelé que "le cap, c'est de construire une prospérité qui doit profiter à tous les Français et tous les territoires." Au plus bas dans les sondages, le couple de l'exécutif tente de redorer son image après un été troublé par l'affaire Benalla et les hésitations sur le prélèvement à la source.

Pour autant, tous les efforts de communication déployés par le gouvernement pourraient rapidement trouver leurs limites. En effet, les objectifs présentés pour le deuxième budget du quinquennat Macron s'annoncent très difficiles à tenir en raison notamment d'une croissance au ralenti et d'une conjoncture beaucoup moins favorable. La stratégie budgétaire du gouvernement pour renforcer sa politique de l'offre présente des risques et les objectifs présentés en conseil des ministres mettent en avant des contradictions qui brouillent le message porté par la majorité.

La priorité au travail

Dans une salle bondée au dernier étage de l'hôtel des ministres, le locataire de Bercy a expliqué que "la révolution fiscale était passée. Le but est d'inscrire le PLF 2019 dans la constance." Bruno Le Maire a également insisté sur les trois objectifs prioritaires de ce budget :

1. Favoriser le travail (suppression des cotisations chômage et maladie, suppression des cotisations sur les heures supplémentaires) ;

2. L'investissement. ("La clé de demain, c'est l'innovation. Nous avons donc sanctuarisé le Crédit d'impôt recherche et compétitivité") ;

3. L'environnement ("La prospérité doit reposer sur une croissance durable").

Derrière ces annonces, l'exercice comptable pour l'année 2019 devrait être périlleux pour un gouvernement qui a multiplié ses promesses en matière de sincérité budgétaire ce lundi matin.

Des baisses d'impôt au programme

"L'objectif à long terme de ce budget, c'est de construire une nouvelle prospérité, qui ne doit pas reposer sur plus de dépense publique, plus de dette et par conséquences plus d'impôt", a précisé le ministre Bruno Le Maire.

Le gouvernement veut mettre en place un "environnement fiscal simple, juste et lisible pour les contribuables, qu'il s'agisse des entreprises ou des particuliers." Selon les chiffres communiqués par Bercy, le total de la baisse des prélèvements obligatoires devrait s'établir à 24,8 milliards d'euros après 10,2 milliards en 2018.

Concernant la fiscalité des entreprises, Bruno Le Maire a confirmé la bascule du CICE en baisse de cotisations sociales pérenne (20,4 milliards d'euros), la baisse du taux d'impôt sur les sociétés de 33% à 25% (-2,4 milliards), ou encore le taux de forfait social à 0% pour les entreprises de moins de 50 salariés. Du côté des hausses, l'impact de l'augmentation de la fiscalité énergétique sur les entreprises est estimé à 1 milliard d'euros et la suppression du taux réduit de taxe pour certains usagers du gazole devrait représenter un milliard d'euros pour les sociétés.

Du côté des ménages, le dégrèvement de la taxe d'habitation pour 80% des ménages devrait représenter 3,8 milliards d'euros de fiscalité en moins. La baisse de la cotisation des salariés en échange d'une hausse de la CSG pourrait également se traduire par 4,1 milliards d'euros de prélèvements en moins sur les Français. En revanche, la hausse de la fiscalité sur le tabac et celles sur la fiscalité énergétique pourraient peser sur le portefeuille des Français à hauteur de 2,3 milliards d'euros. Selon le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, "il s'agit de la plus grande baisse d'impôts pour les ménages depuis 2008."

Au total, si le gouvernement affirme que le pouvoir d'achat sera valorisé pour l'année prochaine, un récent travail de l'Observatoire des conjonctures économiques (OFCE) indique ce que ce gain serait vraiment relatif pour les particuliers. L'organisme rattaché à Sciences-Po évalue à 3,5 milliards d'euros le gain de pouvoir d'achat prévu pour les ménages. Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a de son côté dénoncé "une opération de communication".

"Ce qu'il donne d'une main, en réalité, il le reprend d'une autre", a estimé sur Public Sénat le député socialiste en pointant les "taxes indirectes (carburants, tabac), 50 milliards prélevés sur les cinq ans, qui vont grever le budget des ménages".

Par ailleurs, la désindexation de certaines prestations sociales pourrait freiner la consommation de nombreux foyers modestes.

Lire aussi : Budget 2019 : le gouvernement offre aux ménages 6 milliards de réduction d'impôts, vraiment ?

Un déficit public en hausse

Gérald Darmanin a profité de cette présentation à la presse pour vanter le bilan de la première année au pouvoir d'Emmanuel Macron en matière de dépenses publiques et de déficit. "La dépense publique a augmenté de 0% en volume en 2018", a-t-il insisté. ll a également expliqué que le gouvernement tenait à présenter un budget sincère. "Le gouvernement a fait le choix de la sincérité des comptes, de la transparence et de l'évaluation."

Pourtant, la tâche devrait s'avérer compliquée pour le gouvernement. L'Insee, la Banque de France et l'OCDE ont révisé leurs prévisions de croissance à 1,6% pour 2018 et les perspectives ne devraient pas s'améliorer pour 2019. De son côté, le gouvernement table sur une croissance à 1,7% dans le PLF 2019.

Bruno Le Maire a tenté de rassurer en indiquant "que la croissance restait solide et à un niveau élevé. La moyenne de ces dix dernières années est de 0,8%."

Le haut conseil des finances publiques indique dans un avis publié ce lundi que "la prévision du gouvernement à 1,7 % est [...] crédible." Mais ce coup de frein sur la croissance pourrait peser sérieusement sur les recettes fiscales de l'État et notamment celles de la Sécurité sociale (PLFSS).

En dépit des efforts déployés par le gouvernement pour expliquer que la France avait enfin respecté les objectifs européens en matière de déficit, le solde négatif devrait à nouveau augmenter dès l'année prochaine passant de 2,6% du PIB en 2008 à 2,8% l'année prochaine. Il y a certes des éléments conjoncturels à prendre en compte tels que le reclassement de la dette SNCF Réseau ou la transformation du Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) en baisse de cotisations, mais le président de la Commission des finances de l'Assemblée nationale Éric Woerth a rappelé dans une interview au Monde que "cela reste tout de même deux fois plus que la moyenne de la zone euro." Au final, le message envoyé par le gouvernement peut paraître incohérent aux yeux de l'opposition.

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Commentaires
a écrit le 26/09/2018 à 23:39 :
Macron L arnaque des retraitees Avec macron leS retrates sonts revalorisé dès monts rendez l'argent des revalirisation des tetraites Mr macron ?
a écrit le 25/09/2018 à 19:49 :
C'est la politique de la mort lente !
a écrit le 25/09/2018 à 16:43 :
Comme le disait un humoriste dont j'ai oublié le nom, "bientôt on n'aura plus que l'impôt sur le dos....."
On finira ce quinquennat à poil sans un radis et au régime sec. Et à pied faute de pouvoir faire un plein de gazole. Dès maintenant, on se met au régime allégé... On se renseigne sur le régime coréen...
Espérons un sursaut, un réveil, un miracle...
a écrit le 25/09/2018 à 14:29 :
Il est amusant de voir le gouvernement se démener pour faire apparaitre son budget comme novateur.
En fait, il s'approprie les vieilles recettes de l'ancien monde qui ont montré l'étendue de leur échec.
On le sait désormais depuis longtemps, les baisses de charges des entreprises ont peu ou pas d'impact sur le niveau de l'emploi. Celles-ci en profitent pour reconstituer leurs marges et/ou relancer les distributions, et n'ont recours à l'emploi que de manière marginale et ponctuelle.
En revanche, cette politique suicidaire obère durablement les ressources budgétaires et contribue à aggraver les déficits que le gouvernement cherche à réduire. Politique absurde.
Autres effets négatifs : en limitant (ou réduisant) le revenu disponible des inactifs et des agents publics, il limite le niveau de la demande intérieure et l'évolution de la croissance freinant net le développement des entreprises.
Bref, ce budget ressemble comme deux gouttes d'eau a celui des précédents gouvernements et produira les mêmes effets : stérilité et développement des inégalités.
Réponse de le 25/09/2018 à 19:22 :
que je suis totalement d'accord avec vous, ce qui ne bousculera pas l'ordre du monde.

Ce type de politique est récessif, et même si le contexte international n'a pas été neutre; la croissance a quand même chuté de 2.3 % à 1.6% (voire moins), ce qui ne laisse rien augurer de bon étant donné l'avalanche de mauvaises nouvelles qui s'accumule sur le monde du travail.
Si ça continue fin 2019 on sera en récession en grande partie grâce à l'apprenti sorcier.
a écrit le 25/09/2018 à 14:18 :
Ouf, viens de faire le tour de tous mes quotidiens favoris et lue tous les post, et bien mes amis les gens ils sont pas contents mais pas contents du tout ! Alors là-haut ? , on met du temps pour nous 'expliquer ce que l'on doit faire pour consommer avec baisse du pouvoir d'achat ? Je vous laisse j'ai beaucoup de travail je dois lire encore pas mal de posts et me joindre à tous les mécontents..........................................
a écrit le 25/09/2018 à 12:29 :
Je pense que le peuple va dire son mot dans quelques temps et remettre les choses en place .
a écrit le 25/09/2018 à 11:56 :
Pour donner du pouvoir d achat aux ménages rien de plus simple .
Il suffit de faire passer les avantages des premiers de cordés dans la ligne ( aide aux ménages ) .
Au fait ; c est peut être déjà dans les arguments de langage du gvt .
a écrit le 25/09/2018 à 11:51 :
il faut voter une mesure juste et solidaire, qui ne couterait rien a personne ( comme c'est toujours le cas en france)
il faut reduire les inegalites en mettant une taxe forfaitaire sociale non deductible sur les salaires des rentiers de la republique qui gagnent en moyenne 22.000 euros par an contre 20.000 dans le prive
a écrit le 25/09/2018 à 0:25 :
Les perdants c est l'est retraitees pour le restes c est du camouflage macron z mentis
a écrit le 24/09/2018 à 22:48 :
je propose qu'on supprime les indemnités de nos députés qui n' assistent pas aux séances de l' assemblée nationale , pas sérieux ; essayer de vivre avec un smic
a écrit le 24/09/2018 à 22:16 :
Bientôt plus de cotisation chômage et maladie mais une indemnisation chomage réduite et des remboursements de santé assurés par le privé sous réserve d avoir du fric pour cotiser... C est sans doute cela que Macron appelle un allègement fiscal !!!
a écrit le 24/09/2018 à 22:04 :
Tout le monde parle de transition énergétique mais plus grand monde est là quand il s'agit d'agir. Augmenter le coût de l'essence est le seul moyen de réaliser cette transition. Je vous conseille la voiture électrique. Une fois essayée, elle est adoptée !
a écrit le 24/09/2018 à 20:56 :
la suppression de la taxe d habitation est surtout une belle arnaque pour les 58 % de proprietaires qui veront leur taxe fonciere exploser ..qui en doute?
Réponse de le 25/09/2018 à 10:26 :
S'il avait fallu absolument supprimer un impôt, c'est la taxe foncière qu'il eût été légitime de supprimer. Les services rendus par les collectivités territoriales le sont en effet à destination des habitants indépendamment de leur statut de propriétaire ou non de leur logement. La taxe d'habitation est légitime, contrairement à la taxe foncière.
a écrit le 24/09/2018 à 20:24 :
Reçu aujourd'hui ma taxe d'habitation et largement éligible à la réduction de 30 %, pas de chance elle est majorée de 200€ à celle de 2017... surpris, pas du tout, beaucoup de pipo dans tout ce méli-mélo d'annonces de communication. La réalité c'est qu'on a pas le moindre centime disponible, la France est toujours en faillite.
Réponse de le 25/09/2018 à 14:41 :
Ma taxe d’habitaTino a bien diminué pour ma part .. 100€ de moins
a écrit le 24/09/2018 à 19:13 :
Avec le programme komjEm j ai déjà perdu x euros en 12 mois. Avec le programme komjEM je reçois toutes les semaines mon lot de mauvaises nouvelles sur mon pouvoir d achat (,3% de plus sur le gaz, 0,3% d indexation sur une inflation à 1,7%, augmentation csg etc) sur le délitement de ma société (police à bout, hôpitaux en burn out, epahd moribondes,etc...) Aavec le programme Komjem je finirai très mince car impossible de se nourrir correctement, et comme un zombie grâce à la suppression de tous les petits à côté qui font le plaisir de la vie. Le problème de ce programme c est qu on ne peut se faire rembourser au bout d'1 semaine.
a écrit le 24/09/2018 à 18:55 :
Ce gouvernement dit qu'il veut faire de la prospérité , mais pour qui ? car il s'est trompé de direction depuis le début . Il a mal regardé les panneaux de direction .
a écrit le 24/09/2018 à 18:32 :
Le budgets est l'arbre qui cache la forêt nulle 👎
a écrit le 24/09/2018 à 18:30 :
Quand plus de 40% des ménages ne paient pas d'impôts, il est vrai que taxer l'essence est La solution.... Se déplacer devient un luxe. Pas étonnant que de plus en plus de français roulent dacia, donc voitures fabriquées hors de France car entre le malus crétin, le tout radar etc, nous anions atteint un niveau jamais atteint.
Réponse de le 25/09/2018 à 10:29 :
Au moins quand on roule Dacia, on enrichit le groupe Renault (c'est sur les Dacia qu'il dégage son meilleur taux de marge... étonnant, non ?) et non BMW ou VW.
a écrit le 24/09/2018 à 18:24 :
A quand la baisse réelle et franche de la dépense publique? - Tant que le gouvernement ne s'attaquera pas à la dépense point de salut pour la France!
a écrit le 24/09/2018 à 18:12 :
quelques remarques sur les chiffres :
la baisse de la taxe d'habitation : sur un tableau (du gouvernement ) présentant les principales mesures fiscales et leur impact de "baisse d'impôt " pour les ménages en 2018 et 2019 on peut lire : moins 3,2 milliards d'euro en 2018 et moins 3,8 milliards en 2019 ; pourquoi cet écart de +18,8% alors que la même proportion d'abattement a été retenue sur ces deux années ?
l 'exonération de hausse de CSG pour 300000 retraités proches des seuils de revenus fiscaux de référence valorisée par le gouvernement à 300 millions d'euro : soit une exonération moyenne par individu de 1000 euro . ce montant correspond à un prélèvement de 1;7% d'un revenu fiscal imposable de .... 58800 euro , alors que l'exonération annoncée s'adresse à des retraités touchant autour de 15000 euro annuel pour un célibataire et 23000 euro max pour un couple .il semble donc que le chiffrage fait de 300 millions d'euro soit très largement surévalué ( environ 4 fois plus que la réalité . erreur ou manipulation ?
toujours dans le même tableau le chiffre correspondant à la "bascule" entre hausse CSG contre baisses de cotisations chômage et maladie . pour 2019 , qui voit la suppression totale de ces cotisations ( payées par les salariés relevant du droit du travail ) le tableau présente un gain de ...plus de 4 milliards d'euro . très curieux quand on met en perspective le prélèvement annuel de CSG chiffré à un niveau supérieur à 20 milliards d'euro en 2018 ( donc au moins égal ou plus en 2019 ) et les suppressions de cotisations salariales chiffrées à 5 milliards d'euro pour la cotisation maladie ,et environ 10,5 à 11milliards pour la cotisation chômage ( chiffre UNEDIC ) ; le solde serait donc plus une hausse de prélèvement obligatoire ( impôt) de plus 4 milliards à minima qu'une baisse de 4 milliards comme annoncé .
souhaitons avoir des éclaircissements sur ces "écarts" de traitement de données comptables qui peuvent être vérifiées par les spécialistes des observatoires économiques .
a écrit le 24/09/2018 à 17:51 :
"le gouvernement dans l'impasse"

Celle qui est au bout de la rue quand on la traverse ?
a écrit le 24/09/2018 à 17:43 :
Ce gouvernement qui conduit en pleine nuit, par temps de brouillard, sur route verglacée et sans lumière, avec des pneus lisses, va direct à l'accident. On se demande si le conducteur a le permis de conduire, mais il n'a sûrement pas d'assurance
a écrit le 24/09/2018 à 17:29 :
Je suis bénévole dans une association et les jeunes ne mangent pas à leurs faim et depuis que l'ISF à été supprimé, il y a vraiment moins de dons.
Ce n'est pas normal que les associations fassent le boulot de l'Etat.
Les jeunes sont obligés de voler, faire la manche, pour pouvoir se nourrir car il n'y a pas de minimas sociaux en continue à partir de 18 ans, il faut attendre 25 ans pour commencer à toucher les minimas sociaux, c'est trop long.
Il y a en France 5 à 6 millions de chômeurs et il n'y aura jamais 5 à 6 millions d'emplois tout de suite.
Et comme le dise les autres commentaires très intéressant dans cette article, la garantie jeune est valable SEULEMENT 1 an.
Contrairement aux autres associations, je ne suis pas du tout satisfait du plan pauvreté concernant les jeunes comme beaucoup de Français car il ne répond même pas aux situations d'extrême pauvreté.
Réponse de le 24/09/2018 à 17:56 :
Pour Évelyne Serverin, chercheuse émérite au CNRS, avoir exclu les jeunes tient au fait que le RMI, ancêtre du RSA socle, fut, dès le départ, « une aide sociale largement familialiste. La limite des 25 ans correspond aux différentes transitions entre obligation de la collectivité (de l’État) et obligations familiales. Avant l'âge de 25 ans, qui représente l'âge moyen de fin d'étude, l’État considère que l'étudiant sans ressources doit être pris en charge par ses parents, au titre de leur obligation d'entretien (qui cesse avec la fin des études). » A défaut de moyens des parents, les bourses d'étudiants prennent le relais.
Parallèlement, « pour les jeunes non étudiants en-dessous de 25 ans, comme pour les jeunes étudiants de plus de 25 ans, ce n'est plus l'obligation d'entretien qui s'applique, mais l'obligation alimentaire, à la charge des parents et ascendants. »
Réponse de le 24/09/2018 à 18:32 :
Réponse à Lachose: Pour information la bourse du crous est valable seulement deux ans si l'étudiant ne valide pas une année. C'est à dire que si l'étudiant est en échec alors tout est presque foutu pour lui.

Et je rajoute qu'il existe énormément de personnes en rupture familiale et malgré tout, ils ne peuvent pas du tout prétendre aux minimas sociaux car c'est toujours à partir de 25 ans.

La France est l'un des rares pays Européen à attendre l'age de 25 ans.
Il faut que le gouvernement fasse vite une réforme car c'est tellement horrible pour ces personnes de vivre dehors, sans argent, en fouillant les poubelles et pourtant ils sont Français de naissance.
a écrit le 24/09/2018 à 17:21 :
la politique des riches leur est fatale ! les petits exploitants de notre agriculture ne sont pas considérés ! mais sont néanmoins plébiscités par la population
a écrit le 24/09/2018 à 17:20 :
la politique des riches leur est fatale ! les petits exploitants de notre agriculture ne sont pas considérés ! mais sont néanmoins plébiscités par la population
a écrit le 24/09/2018 à 17:18 :
"et la nécessité de redonner du pouvoir d'achat aux Français"

C'est là qu'est le problème, nos soldats néolibéraux ne savaient pas qu'en prenant à ceux qui consomment pour donner à ceux qui s'évadent fiscalement ils feraient couler le pays bien plus vite qu'ils ne le pensaient.

Or rien n'est précisé dans les plans des cabinets financiers en ce qui concerne comment donner du pouvoir d'achat aux gens puisque le dogme néolibéral impose de leur prendre tout le temps.

ET là les shadoks ben ils sont bloqués mais continuent quand même de creuser, l'habitude...
Réponse de le 25/09/2018 à 10:37 :
Une loi d'airain qu'on a un peu trop tendance à oublier, pour redistribuer il faut commencer par produire des richesses. Et si on en juge par notre commerce extérieur toujours dans le rouge vif même quand le pétrole est bon marché, on est loin de produire ce qu'on consomme (même dans l'agroalimentaire nos positions commerciales ne sont plus ce qu'elles ont été, contrairement à l'Allemagne, longtemps déficitaire et maintenant largement excédentaire). Tous les fondamentaux économiques français montrent que le pouvoir d'achat des français est trop élevé d'environ 20%. Dans le temps il y avait un moyen un peu hypocrite de retirer du pouvoir d'achat par la dévaluation, avec l'€ c'est un peu plus visible parce qu'il faudrait baisser le montant des salaires et des transferts sociaux. Ceci étant ça a été fait avec succès en Espagne, qui a ainsi retrouvé le chemin de la croissance et de l'emploi.
a écrit le 24/09/2018 à 17:17 :
ce jour ,le rapport de la BCE prevoyant une inflation ne fait que confimer que le pouvoir d'achat des Français va baisser
un exemple Dans ses promesses le gouvernement ne parle pas de l'augmentation des taxes gas oïl + 7cts mais 7 cts entraine une augmentation du cout du transport puis du cout des produits transportes puis de la tva
Réponse de le 25/09/2018 à 10:42 :
Oui... est non, il n'y a pas forcément d'effet de second tour sur les transports
1) parce que le monde du transport routier est archi concurrentiel, il suffira de remplacer des chauffeurs français avec des camions français par des chauffeurs roumains ou bulgares avec des camions roumains ou bulgares pour compenser largement la hausse pourtant faramineuse des taxes sur le gazole
2) parce que lesdits camions ne pénétreront sur le territoire français qu' avec des réservoirs pleins à ras bord, ce qui permet largement de ne pas réapprovisionner au prix fort en France

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