Le gouvernement français a annoncé hier que le délai séparant l'injection des deux doses d'un vaccin pourrait être allongé ou raccourci, afin d'éviter que des candidats à la vaccination ne choisissent d'attendre la rentrée de peur que le rappel ne tombe pendant leurs vacances.
Car si le cap des 30 millions de personnes ayant reçu une première dose de vaccin a été franchi dimanche, à peine plus du quart (27,4%) de la population adulte française a reçu deux injections. Avec plus de 16 millions de personnes vaccinées avec un schéma complet (une ou deux doses en fonction des vaccins et des antécédents), l'immunité collective est loin d'être acquise, malgré l'amélioration de la situation sanitaire.
Avec cet assouplissement, le gouvernement espère donc garder le rythme de sa campagne vaccinale - élargie depuis ce mardi aux adolescents de 12 à 17 ans avec le vaccin Pfizer et BioNTech. Jusqu'ici les autorités sanitaires françaises recommandaient un délai de six semaines (42 jours) pour l'injection du rappel des deux vaccins développés par Pfizer et BioNTech d'une part et par Moderna d'autre part.
Le gouvernement américain a acheté 200 millions de doses supplémentaires du vaccin de Moderna, a déclaré la société de biotechnologies américaine.