Les plans de relance ont investi six fois plus dans les énergies fossiles que dans les renouvelables
Marine Godelier
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Vague d'engagements forts et multiplication d'annonces sur une relance économique verte : presque partout sur le globe, l'année 2020 a été marquée par la volonté affichée d'entamer une mutation en matière de lutte contre le changement climatique. Pourtant, alors même que la crise sanitaire « aurait pu changer la donne », le compte n'y est pas, souligne le groupe de réflexion international sur les énergies renouvelables REN21 dans un nouveau rapport. Pour cause,« en dépit de tous les discours vers un avenir énergétique propre », les plans de relance post-Covid ont en fait accordé six fois plus d'investissements aux fossiles qu'aux renouvelables, signale l'étude.
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Résultat : sans réel tournant opéré, la part des énergies fossiles dans la consommation d'énergie mondiale est aussi élevée qu'il y a dix ans, quand celle des renouvelables n'a que peu progressé, regrette REN21. Dans le détail, les premiers (charbon, pétrole, gaz), sources de l'essentiel du réchauffement climatique du fait de leurs émissions, représentaient toujours 80,2% de la consommation d'énergie finale en 2019, contre 80,3% en 2009, pointe le réseau. La part des énergies renouvelables, elle, est passée de 8,7% à 11,2% du total, avec une croissance annuelle de 5% en moyenne - sur fond de croissance de la demande énergétique mondiale.
Marine Godelier