Emmanuel Macron face à la quadrature des retraites

 |   |  2163  mots
Macron a concédé, le 3 octobre à Rodez, que, telle quelle, la réforme léserait certaines catégories.
Macron a concédé, le 3 octobre à Rodez, que, telle quelle, la réforme "léserait" certaines catégories. (Crédits : SIPA)
Alors que de nombreux syndicats appellent à la mobilisation pour le 5 décembre, l'exécutif va devoir décider dans quel sens trancher la réforme la plus risquée de son quinquennat.

Le Prix Nobel de littérature Peter Handke avait popularisé dans les années 1970 l'angoisse du gardien de but au moment du penalty. Choisir de bondir d'un côté ou de l'autre au moment où le tireur s'élance, dans l'espoir de capter le ballon. Un sentiment que doit partager le président de la République Emmanuel Macron, à l'instant où il va devoir lui aussi décider de quel côté il doit trancher la réforme des retraites qu'il avait à peine esquissée lors de sa campagne électorale.

L'enjeu est considérable : à la différence du contrat de travail qui ne concernait « que » les salariés du secteur privé (19 millions de personnes quand même), de l'assurance-chômage (3 millions de chômeurs), ou de la SNCF (150 000 agents), la réforme envisagée, qui fusionnerait les 42 systèmes existant dans un seul, dit « universel », concernerait la totalité de la population active française, depuis les apprentis jusqu'aux notaires en passant par les fonctionnaires, les autoentrepreneurs, etc.), soit près de 30 millions de personnes. Édouard Philippe évoque un « nouveau pacte social » entre les Français, une expression bien trop galvaudée pour rendre compte de l'enjeu. Sans craindre le ridicule, il...

Article réservé aux abonnés

Achetez l'article
Pour
0.49TTC
J'achète
Abonnez-vous
Accéder
Déjà inscrit ou abonné ? Connectez-vous
Se connecter

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 31/10/2019 à 17:45 :
le premier titre, la reforme de trop!? était pas mal
Complet (sauf peut être le fait qu'il ai déchiré 18 mois de "boulot" de Delevoye), clair. Macron pris au piège de sa propre confiance en lui. Et non, ce n'est pas si simple de reformer.
La loi egalim aurai du lui servir de leçon, il voulait déjà inverser la formation des prix, partir du prix de revient et rajouter une marge mais notre européomondialitse de Juju avait oublié que la france est un pays ouvert à tout vents, économiques y compris. C'est ballot.
Comme quoi on peut être un gros but en philo, enarque et tout plein de choses, super théoricien de la théorie, doux réveur et bien bien hors sol,,, en même temps.
Faute de reformer a gauche ou a droite, il pourra toujours reformer en surface, faute de le faire en profondeur.
De toutes façons, le système à point c'est juste changer les injustices (impact de l'espérance de vie entre autres).
a écrit le 31/10/2019 à 12:06 :
Dans le prolongement de mon billet précédent, François Asselineau demande au gouvernement un grand débat national sur la contribution nette de la France au budget de l’UE..

Une ponction colossale sur les Français au profit de pays étrangers alors que la France sombre dans l’autodestruction et la misère

L’UPR attire l’attention des Français sur ce que représentent concrètement ces sommes colossales qui leur sont soustraites chaque année, en pure perte et sans qu’ils ne s’en rendent compte.

Dix milliards d’euros PAR AN sont, par exemple, l’équivalent :

du financement PENDANT 50 ANS des 200 millions d’euros qu’il manque pour que le réseau routier et autoroutier français non concédé soit maintenu dans un état convenable, alors qu’il se dégrade à grande vitesse et qu’environ 25 000 ponts menacent de s’effondrer ;

du financement de 51 hôpitaux comme celui de Melun, qui a coûté 194 millions d’euros. Une pareille manne serait bienvenue dans le monde hospitalier français qui ne cesse de voir ses moyens drastiquement réduits ;

du financement de 5 000 nouvelles crèches de 60 berceaux chacune, alors que les Français en manquent cruellement ;

du financement PENDANT 149 ANS des 67 millions d’euros qu’il manque pour atteindre le budget minimal indispensable de 400 millions pour garantir l’entretien de nos monuments historiques dont nombre tombent en ruine ;

du financement de 5 fois le plan annuel annoncé par le gouvernement pour lutter contre la pauvreté qui touche désormais 15% de nos concitoyens, soient 9,3 millions de personnes.

François Asselineau appelle les Français à exiger de Macron qu’il cesse de dilapider leurs ressources pour entretenir la chimérique et ruineuse « construction européenne ».

En attendant la libération nationale par le « Frexit », il est impératif que le gouvernement lance un grand débat national sur les sommes énormes qu’il envisage d’engloutir, sans retour, dans l’Union européenne.

Si la France est encore une démocratie, de tels choix budgétaires – consentis au profit de puissances étrangères alors que le tissu économique et social français est en train de s’effondrer – doivent recueillir l’accord explicite du peuple français.
a écrit le 31/10/2019 à 11:59 :
Les emplois sont à l' est grâce à l' article 63 du TFUE quand la France exile et fraude 100 milliards annuels tout à fait légalement du fait de ce même article et elle ne peut rien faire.
Plus d' emploi in fine mais des taxes et une déflation systématique des acquis gagné par nos pères, voilà ce qui attend tous les jours les français dans l' UE.

Quand Macron aura vendu tous les bijoux de famille, que Draghi aura achevé d' ..accélérer les taux négatifs pour faire perdurer l' Italie dans l' UE, les banquiers s' attaqueront comme prévu aux fonds propres de leurs clients et écrêteront leurs avoirs ..comme prévu.
Heureux anglais donc qui Brexitent!
UPR, Frexit, vite et pendant qu' il est temps ..
a écrit le 31/10/2019 à 10:11 :
les Français sont ils des veaux ? les évenement a venir projettent leur ombre. la régression est bien en marche ( dans tous les secteurs
Réponse de le 31/10/2019 à 10:39 :
Poser la question c'est y repondre. Oui.
a écrit le 31/10/2019 à 9:34 :
La réforme des retraite est déjà faussée et sera inégalitaire. La preuve en est : que l'on ne veut déjà pas prendre en compte les retraites très avantageuses que sont celles des GENDARMES et des POLICIERS et bientôt celle de la Police Municipales et des Pompiers qui réclament le même avantage.
a écrit le 31/10/2019 à 9:30 :
Macron n'est qu'un aboyeur du vide pendant que la caravane passe. Déjà les premiers recul sur les retraites spécifiques avec la police (métier difficile pour se promener sur les trottoirs ou avoir le cul assis dans une voiture toute la journée pour 2h de stress par mois) les militaires qui peuvent prétendre à une retraite anticipée plus tôt que les cheminots, les enseignants du publics champions de l'absentéisme et sans obligation d’objectifs, résultats, etc... Macron et son gouvernement de pacotille commence à nouveau à reculer sur les autres retraites spécifiques... Adieu les grandes réformes de la fonction publique et de l'état... Quel manque de courage... Tellement plus facile d'aboyer... Tellement plus facile de taper sur les chômeurs, les pauvres... Mais réformer cette caste de nababs de fonctionnaires, de salariés du public cela demande d'avoir un véritable leadership et du courage d'affronter les syndicats du publiques aux méthodes maffieuses... Oui Jupiter Macron cela n'est que du vide ou de l'enfumage !!!! La dette de la France caracole à 100% du pib et poursuit sa monter stratosphérique. Bravo Emmanuel ! vous ruinez notre pays pour une minorité d'assistés de l'état qui ne représente que 6 millions de fonctionnaires au détriment de l’intérêt de notre pays !!!
Réponse de le 31/10/2019 à 13:03 :
Le seul responsable est l' UE qui demande la réforme des retraites dans les GOPE 2015 2017, aussi arrêtez de diviser pour régner en opposant les français les uns aux autres, Macron n' est aussi sur ce sujet comme sur tous les autres qu' une courroie de transmission, qu' un exécutant...
a écrit le 31/10/2019 à 9:25 :
Macron fait ce qu'on lui dit de faire, si déjà on pouvait orienter notre regard sur les véritables décideurs ceux-ci arrêteraient peut-être de faire n'importe quoi.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :