Emploi : le déficit de main d'oeuvre qualifiée inquiète les entreprises

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Si les recruteurs rencontrent plus de difficultés à trouver de profils qui correspondent aux valeurs de l’entreprise et possédant l’expertise requise pour pourvoir le poste (26%), ils rencontreront également d’autres défis liés au processus d’embauche, tels que sa durée (17%), la rémunération proposée (17%) et les contre-propositions (12%), explique le cabinet Robert Half.
"Si les recruteurs rencontrent plus de difficultés à trouver de profils qui correspondent aux valeurs de l’entreprise et possédant l’expertise requise pour pourvoir le poste (26%), ils rencontreront également d’autres défis liés au processus d’embauche, tels que sa durée (17%), la rémunération proposée (17%) et les contre-propositions (12%)", explique le cabinet Robert Half. (Crédits : Reuters)
Près de deux tiers des responsables de recrutement envisagent une hausse des difficultés d'embauche dans les cinq années à venir, selon une enquête du cabinet Robert Half.

Les freins au recrutement s'intensifient. Selon la dernière enquête du cabinet de recrutement Robert Half, 65% des répondants ont indiqué qu'il est plus complexe de trouver du personnel qualifié actuellement par rapport à 2014. Pour les cinq années à venir, deux tiers des répondants estiment que ces difficultés vont s'amplifier. Ces perspectives pourraient ainsi avoir des répercussions économiques si les choses ne s'améliorent pas.

Selon Albane Prieto, directrice du recrutement chez Robert Half, « les recruteurs ont plus de mal à attirer les talents qualifiés, soit par pénurie de la compétence, soit à cause de l'augmentation de profils 'hybrides', à double ou triple compétence, de plus en plus réclamés. L'enjeu va donc être à la fois sur la partie formation interne pour les entreprises, rétention, et gestion des carrières ».

Pénurie dans la sécurité informatique

Les obstacles au recrutement dans le domaine de la sécurité informatique sont particulièrement préoccupants. D'après les résultats obtenus par le cabinet, plus de 53% des personnes interrogées affirment que des postes nécessitant une expertise technique dans le champ de la sécurité informatique auront des difficultés à trouver des candidats. Le même type de constat est également visible pour les postes de planification et d'analyse financière (31%), la comptabilité de gestion (30%), le soutien juridique et les ressources humaines (29%) ou encore la gestion des bases de données.

La montée en puissance des technologies au sein des entreprises pourrait encore accroître les difficultés d'embauche des entreprises. Ainsi, deux tiers des personnes interrogées indiquent « qu'il sera plus difficile pour l'entreprise d'embaucher des professionnels compétents en raison des nouvelles technologies déployées au sein des divers services » dans l'année à venir.

Lire aussi : Emploi : une pénurie de main d'oeuvre à prévoir dans le numérique

Des attentes renouvelées

Les réponses obtenues par la société de recrutement signalent que les attentes des candidats auprès des entreprises ont changé. Selon les responsables de recrutement, les candidats portent bien plus d'attention aux conditions de travail (salaire, formation professionnelle, évolution de carrière, mobilité, flexibilité, équilibre de vie personnelle et professionnelle).

Environ la moitié des personnes interrogés explique que ces demandes ont eu des répercussions importantes sur les stratégies de recrutement des entreprises.

Des mutations d'envergure à venir

Les transformations à venir dans les sociétés préoccupent particulièrement les services de ressources humaines. D'après la dernière grande étude du cabinet Mercer publiée à la fin du mois de févier, la grande majorité des chefs d'entreprise français prévoient "des mutations d'envergure dans les trois prochaines années" contre seulement 34% en 2018.

Parmi les changements évoqués, le développement de l'intelligence artificielle inquiète particulièrement les salariés. Ainsi, un tiers des employés interrogés craint que « l'intelligence artificielle (IA) et l'automatisation ne fassent disparaître leur poste ».

Lire aussi : PME : la pénurie de main d'oeuvre qualifiée s'accentue

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MÉTHODOLOGIE

"L'étude réalisée en janvier dernier a principalement été menée auprès de 700 cadres les plus importants en entreprise. Ces derniers sont en charge du recrutement des collaborateurs au sein de leur structure. Ils proviennent de différents secteurs d'activités du secteur tertiaire et travaillent pour des grandes entreprises de plus de 50 collaborateurs, principalement en Île-de-France."

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Commentaires
a écrit le 08/09/2019 à 15:06 :
He.cherche.un.comme.peintre
a écrit le 23/03/2019 à 22:33 :
L’Insee existe depuis un paquet d’année donc «  les quotas sont inclus dans les programmes sociaux politiques « 
Donc ce résultat est voulu .
Pourquoi ?
Peut être pour contrôler l’accès aux métiers de l’informatique , ingénierie...?
a écrit le 20/03/2019 à 16:18 :
A nofutur, ben si, plus de frais de deplacement , de garde d'enfants, moins d'impots ect...
a écrit le 18/03/2019 à 20:34 :
Les entreprises souhaitent souvent des moutons à 6 pattes. Alors qu'avec 4 le travail peut être tout aussi bien fait voir mieux.
Si vous souhaitez m'embaucher contacter moi je ne demanque qu'à travailler.
Réponse de le 19/03/2019 à 8:22 :
Les principaux problèmes des entreprises sont:
- ils veulent des employés qui connaissent déjà leurs produits, ce qui n'est pas réalisable. Les programme que celle eux utilisent ne peuvent pas être connus de tous et encore moins car ils sont très opaques;
- ils veulent des personnels sur qualifié. Employant des ingénieurs pour faire un travail de bac +2 à ce tarif, un bac+2 pour faire un travail d'ouvrier au prix de l'ouvrier et du coup plus d'ouvrier...;
- ils veulent aussi qu'on soit multi tâche et compétent dans toute. Il n'est pas rare de voir une entreprise demandant aux candidats de s'y connaitre en électronique, électricité, mécanique, automatisme... Et ce pour pas cher. Or un candidat qui a des diplômes dans tout ces domaines à passer sa vie à l'école pour cumuler 4 ou plus de BTS... Et le pire c'est que l'entreprise lors d'entretien disent eux même qu'ils ne trouve personne...
a écrit le 18/03/2019 à 19:36 :
-Pourquoi travailler en France avec des salaires de misères quand je peux trouver un travail bien payé avec le même niveau de compétence en Allemagne ou au États-Unis ?
Et en plus je ne paie pas la différence en impôt entre la France et le pays choisi, c'est tout bénéf pour moi.
-Pourquoi rester en France quand je vis mieux en Pologne ou en République Tchèque avec le même salaire ?
Les loyers, l'essence, le cout de la vie est nettement moins chère la bas qu'ici.
-Pourquoi avoir envie de faire de l'apprentissage après 30 ans quand en France on ne peut pas y accéder a cause de la barrière de l'age (30 ans) a la différence de l'Allemagne ?
a écrit le 18/03/2019 à 18:37 :
Rien de nouveau, dénoncé depuis longtemps.!
Et le retard va être difficile à rattraper.
Pourquoi ne pas profiter du plan 138 (124+12) Territoires d'Industrie pour créer des structures (Ecoles et formation) adaptées aux territoires industriels qui vont être boostés.
Avec des accords entre villes ou communautés de villes et groupements d'industriels pour répondre à l'urgence. Des accords collectifs bien pensés ciblant des besoins industriels spécifiques. Ceux là mêmes sur lesquels la région compterait se refaire une santé.
Une enveloppe de 1,3 Md vient d'être décidé pour ces territoires.
Sachant qu'il peut être plus long de former des ingénieurs ou des techniciens que de moderniser une usine ou de créer un nouveau service.
Ne pas mettre la charrue avant les bœufs?
Réponse de le 18/03/2019 à 20:31 :
124+12=136
Je viens de vérifier avec ma calculatrice :>))
Réponse de le 18/03/2019 à 23:42 :
Il faudrait déjà apprendre aux Français à atterrir. Ils ont tellement rêver de liberté et cru qu'elle pouvait exister vraiment, qu'aujourd'hui il faut être très optimiste pour s'imaginer que parce qu'une formation bien faite, ouvrant la porte d'une carrière bien payée et avec des conditions de travail convenable est proposée, elle va trouver des candidats adultes sortis de la formation initiale.
Ce que veulent les jeunes, c'est faire ce qu'ils ont envie, que ce qu'ils ont envie ait un rapport avec les besoins de la société à laquelle ils appartiennent n'est que rarement leur problème (et ne l'a jamais été).
Vous me direz c'est le propre de la jeunesse d'être rebelle, sauf qu'autrefois, les jeunes étaient idéalistes et une fois qu'ils s'étaient pris quelques bonnes claques, ils finissaient par comprendre le principe de réalité, quitte à garder dans leur jardin secret, un bout de leurs principes bleutés.
Ceux d'aujourd'hui sont purement matérialistes pour la plupart et ils revendiquent ..., ils finissent par juger les autres fautifs de ne pas les accepter tels qu'ils sont et donc rentrent rarement dans le rang. Désormais, c'est en vieillissant qu'ils deviennent "idéalistes", ils croient brusquement à l'égalité et s'ils ne sont pas parvenus dans le camp des "gagnants", s'estiment victimes d'une discrimination quelconque. Est-ce une situation propice à se retrousser les manches et à se battre pour une reconversion ? Pas sûr.
Peut-être que les jeunes dans trente ans seront entre ces deux extrêmes et encore jeunes d'esprit même à 35 ou 50 ans et prêts à tous les possibles pour les 60 à 40 ans qu'ils leur restent peut-être à vivre...
Réponse de le 19/03/2019 à 11:47 :
@Harpagon
Bien qu'il ne faille pas généraliser, il y a du vrai dans votre commentaire.
Le problème est bien que nombreux veulent tout obtenir sans faire le moindre effort.
Mais c'est bien le système qui conduit de plus en plus vers ce cul de sac !
Les médias et ceux qui nous pilotent (élus, patrons) font dans la superficialité et le courtermisme, et les publicitaires nous embarquent dans les apparences plutôt que le bien être, le design avant l'utilité, et a consommer toujours plus, souvent juste pour paraître. L'évolution des publicités des constructeurs autos est limpide sur cette orientation. Et pour paraitre il faut beaucoup d’argent rapidement.
La dictature de l'esthétique a gagné sur la matière grise, l’humour et le pragmatisme, partout, jusque dans les spectacles, les clips vidéo, les comiques, les films, et même aux infos météo. Le physique a pris le dessus sur la cervelle !
Et les réseaux sociaux qui permettent d'écrire tout et n'importe quoi, d'agresser sans être inquiété, avec la possibilité de réaliser en permanence des selfie ont joué un rôle très néfaste.
Le superficiel a déjà inversé l'équilibre, les plus mauvais ont gagné un moyen facile pour exister et passer sur le devant de la scène : le smartphone et les réseaux instantanés associés.
La nullité s'affiche !
Et le succès des téléréalités valide cette tendance.
On peut aussi faire un parallèle avec un sujet tabou, l’énorme augmentation de la prostitution chez les jeunes étudiants (tes) pour pouvoir s’acheter les apparences.
Même s'il ne faut pas généraliser, mais le bug bling-bling est déjà trop bien installé !
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Et 124+12 = 136, je viens de vérifier avec ma calculette. Pauvre matière grise :>))
a écrit le 18/03/2019 à 18:20 :
L usine a gaz des embauches en France,un diplômé pour faire un boulot sous qualifié,un ouvrier faire un boulot qualifié,chercher l erreur !
a écrit le 18/03/2019 à 18:14 :
Ben oui, on veut de la main d'oeuvre super qualifiée payée au smic, et à coté de cela des chomeurs qui gagne plus chez eux qu'au boulot!!! Cherchez l'erreur
Réponse de le 19/03/2019 à 15:07 :
c'est pas possible, le chomage, c'est à peu prêt la moitié de l'ancien salaire, et si temps partiel, il ne faut pas dépasser d'avoir gagner plus de 66% de l'indemnité, sinon pas de chômage du tout pour les jours non travaillés.
Donc pour gagner plus qu'en travaillant, il faudrait que votre exemple, soit un ancien cadre payé plus de 2 fois le smic ...
a écrit le 18/03/2019 à 18:03 :
"Les transformations à venir dans les sociétés préoccupent particulièrement les services de ressources humaines". Tu m'étonnes sans humain, ils ne servent à rien.De toute façon leur tour va venir car on commence déjà à délocaliser les RH en Pologne, Roumanie...
a écrit le 18/03/2019 à 17:52 :
Les qualifiés foutent le camp à l'étranger! Rien à tirer de ce pays de guignolesque.
a écrit le 18/03/2019 à 17:32 :
Avec 6.5 millions de chômeur il ne trouve pas de main d'oeuvre ?? c'est sur il cherche tous la même chose : un type avec experience entre 25 et 35 ans, sans faire aucun effort sur les salaires. Article pour RIEN, le problème est dans la tète des recruteurs
Réponse de le 18/03/2019 à 17:48 :
Pas faux, il faudrait que le marché se rééquilibre pour que les recruteurs en prennent conscience mais avec 2-3 millions de chomeurs(6,5 millions étant plutôt le nombre d'inscrits à Pole emploi) ce n'est pas demain la veille, la vérité est que les patrons français ont en matière d'abondance de main d'oeuvre été habitués à donner le la donc ils se comportent trop souvent en enfants gâtés: vous savez faire ci, faire ça, vous avez entre tel et tel âge, vous avez un ou deux gosses mais pas plus et de préférence déjà élevés ou vous n'en avez pas comme ça j'aurais pas de tracas, c'est donc toute une mentalité qui est à revoir mais je crains que cela ne vienne pas dès demain...
a écrit le 18/03/2019 à 17:19 :
"Selon les responsables de recrutement, les candidats portent bien plus d'attention aux conditions de travail (salaire, formation professionnelle, évolution de carrière, mobilité, flexibilité, équilibre de vie personnelle et professionnelle)".

Ah bon , ce qui voudrait dire que ce n'était pas le cas auparavant ?,mais qu'est-ce qu'il faut pas lire comme co....
a écrit le 18/03/2019 à 16:52 :
la fuite en avant technologique a t elle encore un sens....... peut être faut il se poser les questions dans ce sens là?
quel sens ça a de développer des nouvelles technologie qui suppriment des jobs, mais en même temps de ne pas être foutu de former les gens qui vont en assurer la sécurité
excellent bouquin a lire en urgence
"il faut s adapter"... ou du nouvel impératif politique......
Macron est en plein dedans.....totalement décalé de la population.....le soit disant progrès qui nous libère pose de plus en plus d interrogation, mais on se bouche les yeux......
ça sert à quoi ou à qui, le progrès.... si les gens ne le comprennent pas ou, pire... se retrouvent devant le fait accompli, sans, en plus, que leur hierarchie y comprenne bcp plus quelque chose......
le geek prennent le pouvoir.... macron dirige le pays comme une start up.... on voit le résultat...... on nous parle de la 5 G mais à 5 km de Tours, en bout de réseau, l internet fixe rame....
un cousin architecte me parlait d un big bang en architectutre avec un logiciel coopératif sur lequel n importe qui ou presque pourrait modifer un plan.....
les fintech sont simplement des entreprises qui veulent gagner du pognon.....l argument du "couter moins cher" a ses limites......mais par contre la population va être mise en coupe réglée.....
les agrégateurs de compte sont un pur scandale..... ça enrichit surtout ceux qui les agrège....par contre l agrégé si je peux dire livre sa vie à.... "compte ouvert"....
a écrit le 18/03/2019 à 16:51 :
L'exception française vouloir le mouton à cinq pattes diplômé Bac +20. Les anglo-saxons privilègent le savoir-être l'individu et les séniors de plus de la cinquantaine. La France gouverné par des énarques, des hauts-fonctionnaires finissent par bloqué l'économie française.
Réponse de le 18/03/2019 à 17:57 :
En Allemagne et en Suisse, ce sont les entreprises qui forment les employées et les engagent par la suite. Ce s'appelle l'apprentissage et en Suisse 70 % des jeunes en choississent d'en faire une, soit pour travailler après, soit pour continuer les études.
a écrit le 18/03/2019 à 16:17 :
Ah Si les gilets jaunes avaient mis autant d'énergie à se former qu'ils en mettent dans des manifs, on n'en manquerait pas des gens qualifiés.
a écrit le 18/03/2019 à 16:03 :
Des fois l'économie devrait quand même faire un effort et s'adapter a l'offre des gens. Elle se prend pour qui, pour quoi cette économie qui se permet de ne pas être contente de la population? encore une enfant gatée qui terminera sur le trottoir

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