Fiasco de l’énergie : est-ce seulement la faute des écologistes ?

Marc Endeweld
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France: une enquete preliminaire pour viol vise nicolas hulot
CHARLES PLATIAU

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France: une enquete preliminaire pour viol vise nicolas hulot
CHARLES PLATIAU
Un véritable travail d'introspection. Pour sonder les causes de l'étrange défaite énergétique que la France connaît depuis l'année dernière, les députés qui ont mené la commission d'enquête « visant à établir les raisons de la perte de souveraineté et d'indépendance énergétique de la France », ont mené un travail considérable durant six mois. 88 auditions, 150 heures d'audition, près de 500 pages pour le rapport final. Dans l'introduction et sa synthèse, le président de la commission, Raphaël Schellenberger, député LR, n'y va pas par quatre chemins : « Jamais depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, un tel retour en arrière n'avait été demandé aux Français ». En référence aux préconisations gouvernementales de réduction de leur consommation électrique à partir de l'automne 2021. D'emblée, le rapport pose la question qui fâche : « Comment en sommes-nous arrivés là ? Quels sont les choix successifs qui ont conduit à cette perte de souveraineté énergétique ? »
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Au regard de la qualité des interventions en commission, et de leur présentation dans le corps du rapport, il est étonnant de constater toutefois que les réponses apportées par Raphaël Schellenberger dans ses propos liminaires sont parfois caricaturales et bien trop politiciennes. Si le rapport rappelle que « la notion essentielle est (...) celle de souveraineté », et fait référence aux « fondateurs de la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (CECA) » qui « avaient ainsi immédiatement saisi l'intérêt stratégique de l'énergie pour la paix sur notre continent », il reste finalement assez flou ou ambigu quant au bilan de la libéralisation du marché de l'électricité en Europe. Alors que les Républicains au Sénat ont détricoté il y a quelques jours la proposition de loi adoptée contre toute attente à l'Assemblée Nationale sur la réelle « nationalisation » d'EDF et l'empêchement de tout démantèlement du groupe public, on sent bien que les LR, une fois encore, ont bien du mal à faire leur aggiornamento vis-à-vis des règles néolibérales imposées par Bruxelles depuis maintenant une trentaine d'années.
Marc Endeweld