Geoffroy Roux de Bézieux : "La priorité des entreprises c'est de rétablir leurs marges, pas l'investissement"

 |   |  680  mots
Geoffroy Roux de Bézieux, vice-pésident du Medef, ne juge pas très utile le nouveau plan en faveur de l'investissement.
Geoffroy Roux de Bézieux, vice-pésident du Medef, ne juge pas très utile le nouveau plan en faveur de l'investissement. (Crédits : AFP)
Geoffroy Roux de Bézieux, le vice-président du Medef, doute de l'utilité du plan en faveur de l'investissement présenté par le Premier ministre. Pour lui, la première des priorités pour les entreprises est la restauration de leurs taux de marge.

La Tribune- Quel avis portez-vous sur le plan en faveur de l'investissement annoncé le 8 avril par Manuel Valls et en particulier sur la mesure de « suramortissement » ?

Geoffroy Roux de Bézieux. C'est une mesure utile, c'est indéniable. Mais elle ne répond pas au problème immédiat des entreprises françaises, celui de la compétitivité. Rappelez-vous le fameux théorème d'Helmut Schmidt « les profits d'aujourd'hui feront les investissements de demain et les emplois d'après-demain ». Or, nous n'en sommes qu'à la phase un. La priorité actuelle des entreprises est d'améliorer leurs marges. Le pacte de responsabilité va aider à cela mais, pour l'instant, sur les 41 milliards d'euros annoncés en faveur des entreprises seuls les 6 milliards d'euros accordés en 2014 au titre du crédit impôt pour la compétitivité et l'emploi sont réellement effectifs.

Et quelles sont vos autres réserves ?

Nous ne sommes pas très à l'aise avec les mesures « spot ». Or, la mesure de suramortissement ne concerne que les investissements réalisés entre avril 2015 et avril 2016. Nous préférons les mesures pérennes. Il convient aussi de modérer son importance réelle. En prenant pour hypothèse que toutes les entreprises sont soumises à un impôt sur les sociétés de 33%, le bonus fiscal n'est que de 2,6% par an sur cinq ans.
Enfin, nous aurions préféré des mesures plus larges. Car si vous regardez bien le dispositif, certains investissements ne sont pas concernés. Par exemple, ce qui est quand même dommage, les dépenses consacrées à la transition numérique en sont exclues.
Un dernier point nous interpelle. Nous espérons que les 2,5 milliards d'euros pour le financement de la mesure ne seront pas prélevés sur les 41 milliards consacrés au Pacte de responsabilité.

Concrètement alors, vous auriez souhaité quoi ?

Je vous le répète, nous n'étions pas demandeurs. Le niveau des investissements actuels est équivalent à celui de 2007, avant la crise financière. C'est le taux de marge qui est nettement inférieur. Nous aurions été favorables à une mesure plus large et plus pérenne. Nous sommes contre les changements incessants qui créent une insécurité fiscale.


Le Président du Medef, Pierre Gattaz, estime, à la différence de Manuel Valls, que le  "compte y est" s'agissant des contreparties en emplois au pacte de responsabilité...

Et il a raison. Je vous renvoie au théorème de Schmidt. Nous n'en sommes qu'à la phase « un » et pas encore à la phase « 3 » mais ça va venir. D'ailleurs, je constate que le ministre des Finances Michel Sapin s'attend à une inversion de la courbe du chômage en 2016.

Vous aussi vous estimez qu'il y a un frémissement actuellement sur la croissance ?

Oui et nous nous en réjouissons. Ce redémarrage est dû à des facteurs exogènes comme la baisse de l'euro et du coût du pétrole, ceci booste l'activité des entreprises qui exportent. Et la baisse des prix de l'essence favorise le pouvoir d'achat et donc la consommation. Ceci dit, cette reprise est très différenciée selon les secteurs. Par exemple, les travaux publics continuent de beaucoup souffrir en raison des baisses des dotations aux collectivités locales qui freinent leurs dépenses d'investissement.

Les débats s'accentuent au sein même du gouvernement autour du besoin de flexibilité du marché du travail et de réforme du contrat de travail. Estimez-vous avoir gagné la bataille des idées et des esprits ?

Bien entendu, je souhaite que ça bouge sur ce terrain. Mais ce que je regrette le plus c'est que certains, et notamment des syndicats, refusent absolument d'ouvrir le débat sur le contrat de travail à durée indéterminée, alors que nous avons 10% de chômage et que 80% des embauches se font sous contrat à durée déterminée. Le sujet du contrat de travail ne doit pas être tabou. Nous avons avancé nos idées pour sécuriser le CDI, en proposant des motifs prédéterminés de rupture. Parlons-en.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 13/04/2015 à 21:16 :
La priorité des entreprises, c'est de satisfaire ses actionnaires en valorisant l'entreprise et en servant des dividendes les plus élevés possibles. La restauration des marges, c'est à cela que ça sert dans la période actuelle. Et pourtant il y a des des montagnes d'argent qui ne demandent qu'à être investi. La question est dans quoi? Dans rien, tant qu'il y aura toujours autant d'argent à faire dans la spéculation. Panne de croissance et crise seront donc durables.
a écrit le 13/04/2015 à 18:56 :
A lire la majeure partie des commentaires le modèle social enviable est celui de l’Angleterre, de l’Irlande, de l’Allemagne ....soit : une classe moyenne lamidée et en voie de paupérisation . Et ce leur définition du progrès ? Tous disciples d’Ayn Rand ?
a écrit le 13/04/2015 à 17:09 :
Pour un citoyen qui produit de la valeur ajoutée combien de fonctionnaires, de politiques et leurs conseillés qui eux ne produisent rien mais coûtent ?
a écrit le 13/04/2015 à 15:34 :
L'insistance de l'état à toujours se préoccuper des entreprises privées plutôt que de mieux gérer les affaires publiques (les dépenses publiques représentant la majeure partie de la richesse produite en France) est un grand mystère...
Réponse de le 13/04/2015 à 15:52 :
"L'insistance de l'état à toujours se préoccuper des entreprises privées"

Je me demande si c'est lié au 170 milliards de niches fiscales et sociales pour les entreprises que donne l'état .
a écrit le 13/04/2015 à 15:22 :
Dire que le vice-président du Medef "n'est pas représentatif de l'industrie et des services" est quand même fort de café ! Est-il utile de lire la suite du tract ?...
Réponse de le 13/04/2015 à 16:25 :
@Yves
Tract?
Non juste la réalité des faits et des chiffres.
Allez donc consulter le .pdf de l'étude faite sur les PME et ETI.
Recherche: La face méconnue des entreprises moyennes : une contribution vitale à l’économie.
Le PDF arrive et tête de liste, ce qui prouve qu'il a attisé la curiosité, pas la votre.
Expliquer que globalement nos entreprises ont un problème avec les marges est faux
Cette étude le démontre.
Elles ne sont pas assez nombreuses par rapport aux allemandes.
Mais clairement, je ne dit pas que tout est parfait et qu'il n'y a pas encore de nombreuses actions à enclencher pour améliorer, le droit et la compétitivité de nos entreprises, que ce soit à l'export, mais même sur notre sol, pour contrer certains produits importés.
Paris ne s'est pas fait en un jour et redresser notre économie prendra du temps.
Et je ne supporte pas les postures extrêmes du MEDEF, alors que d'autres syndicats reconnaissent et valident les efforts réalisés, mêmes si ces derniers sont imparfaits ou insuffisants.
Ne pas oublier que notre population croit vite, comparativement à d'autres nations.
Ce sera un atout dès que nous aurons retrouvé une croissance à 2%.
Pendant ces années de crise, l'augmentation du chômage et de la dette sociale est pour beaucoup à mettre sur le compte de la population croissante.
Il est donc nécessaire de rester objectif et réaliste.
Ne pas oubliez que la France endettée, doit rembourser énormément chaque année, héritage laissé par le précédent gouvernement (près de 700 milliards supplémentaire de dettes), il reste donc très peu de moyens pour agir.
Je m'étonne, pourquoi le MEDEF n'avait-il pas autant d'énergie pour ses revendications lors des 2 précédents quinquennats?
Il est vrai que la France attend toujours le bilan UMP du précédent quinquennat.....
Il est vrai aussi que ce bilan, nombreux préfèrent l'oublier.
Il y a un moment ou il faut arrêter les postures idéologiques ou politiciennes et "appeler un chat un chat".
Même si j'ai conscience que beaucoup reste encore à faire sur la législation du travail et les réformes structurelles.......
Réponse de le 13/04/2015 à 16:55 :
@Yves
Et pour ce qui est des entreprises représentées par le MEDEF (dont certaines ne se reconnaissent pas dans les postures du patron Pierre), elles devraient négocier avec les syndicats, une évolution de la législation du travail, dès que la croissance sera retrouvée, afin que cette loi ne soit pas au désavantage du salarié, flexibilité.........
Pour le reste, ces grandes entreprises, pour la plupart, même pendant cette crise violente, ont continué à augmenter leur CA et stabiliser les bénéfices.
Elles sont grandes, majeures et vaccinées. Et souvent ne doivent leurs échecs qu'à elles-mêmes. L'économie étant en perpétuelle évolution, et la concurrence étant de plus en plus rude, celles qui font les bons choix au bon moment s'en sortent plutôt bien. Effectivement, une modification de la législation du travail est nécessaire, pour fluidifier les évolutions, les transformations et les adaptations.
La législation future devra sécurisée le parcours professionnel, tout en donnant plus de flexibilité et de réactivité aux dirigeants.
Je n'ai donc pas un discours idéologique.......
Et les postures de droite comme de gauche me gonflent.
a écrit le 13/04/2015 à 14:31 :
Ce monsieur n'est pas représentatif de l'industrie et des services. C'est le lobbyste de ceux qui ne veulent pas payer d'impôts, De ceux qui veulent profiter des infrastructures de la France, de son attractivité, bancaire, touristique, de ses salons et congrès internationaux, ainsi que de son attractivité pour les étudiants étrangers, pour la recherche, sans y contribuer.
...............
Les PME et ETI françaises ne sont pas assez nombreuses parce que tuées dans l'œuf par manques l'investissements, ou rachetées par des groupes étrangers juste après avoir écloses, toujours par déficit d'investissements français.
Donc BpiFrance, avec les + 8 milliards cette année + les 500 millions des assureurs, vont accélérer le job que ne fait pas le secteur privé.
................
Les financements de la Banque publique d'investissement française (BPI) accordés aux entreprises en 2014 ont augmenté de 29% par rapport à 2013 et les crédits garantis ont progressé de 17%, Avec plus de 75.000 clients, la BPI a mobilisé 14 milliards d'euros en 2014 dont un milliard dédié au secteur de l'innovation. A cela s'ajoute 8 milliards d'euros mobilisés pour la garantie de prêts aux banques privées investissant dans les entreprises françaises. En 2014, son investissement dans les PME (petites et moyennes entreprises) a doublé à 74 millions d'euros dans 57 sociétés, 295 millions d'euros dans les ETI (entreprises de tailles intermédiaires).
Le financement des exportations a lui aussi connu un très net coup d’accélérateur. Il a atteint 404 millions d’euros, contre 111 millions d’euros en 2013 (+ 264%).
BpiFrance participe maintenant à 55% des levées de fonds totales des start-up, contre 33,8% pour la moyenne européenne.
...............
Etude intitulée « La face méconnue des entreprises moyennes : une contribution vitale à l’économie ». Mars 2015.
Par Oxford Economics pour la banque HSBC dans 15 pays ou territoires: Allemagne, Arabie Saoudite, Brésil, Canada, Chine, Émirats arabes unis, Etats-Unis, France, Hong-Kong , Inde, Mexique et Pologne, Royaume-Uni, Singapour, Turquie.
.........
"Leur valeur ajoutée est plus élevée en France qu’au Royaume-Uni et en Allemagne:
En Europe, ce sont en France, au Royaume-Uni et en Allemagne que les entreprises de taille moyenne (ETM, entreprises affichant un chiffre d’affaire variant entre 50 et 500 millions de dollars selon la définition retenue) ont le maximum d’impact économique direct."
"En revanche, l’Allemagne domine sur différents autres indicateurs quantitatifs dont le nombre d’entreprises avec près de 12 000 ETM, d'emplois avec 4,7 millions, et d'activité avec un chiffre d’affaires générés de 1,334 milliard de dollars. « C’est l’effet du fameux Mittelstand, de sa performance économique et de la puissance industrielle de l’Allemagne», a souligné le dirigeant de la banque."
...............
Petit rappel, Phone House, société crée par ce monsieur, après diverses déconvenues, est réduite à faire des emballages pour smartphones, de l'inutile, l'opposé de la haute technologie, du savoir-faire français. Phone House est devenue "Carphone Warehouse", toujours détenue par des français, mais domiciliée à Londres, avec ses règles fiscales très attrayantes.
a écrit le 13/04/2015 à 11:32 :
Pour restaurer les marges, il faudrait peut-être ne pas commencer par augmenter les salaires de 1.4%, avec une inflation à zéro, et un chômage massif, et une absence de croissance. Ceci était de la responsabilité des chefs d'entreprises, et pas de l'Etat;

Il faudrait peut-être cesser de se plaindre sans arrêt, et savoir prendre ses responsabilités. A côté du MEDEF, la CGT parait un syndicat assez responsable et réaliste.
Réponse de le 13/04/2015 à 14:42 :
René, vous oubliez le poids du droit prudhommal qui donne souvent raison au travailleur plaignant, qui donc est en position de force pour obtenir le maximum ! C'est ce droit qu'il s'agit de réformer...
Réponse de le 13/04/2015 à 15:43 :
@Yves "vous oubliez le poids du droit prudhommal qui donne souvent raison au travailleur plaignant"

Ce qui veut montre aussi ,la mauvaise foi des employeurs et à grande échelle en plus.

Le conseil de prud'hommes est chargé de régler les conflits individuels entre employeurs et salariés liés au contrat de travail de droit privé (apprentis inclus). Il ne juge que si la conciliation a échoué.(licenciement, sanction disciplinaire, paiement du salaire ou des primes, durée de travail,jours de repos ou de congé,conditions d'hygiène et de sécurité du poste de travail, la remise d'attestation destinée à Pôle emploi, ou du certificat de travail,mais aussi de litiges entre salariés (harcèlement par exemple).
a écrit le 13/04/2015 à 10:56 :
Si ce n'est que çà, elles devraient pouvoir y arriver en claquant moins de fric en repas d'affaires bidons.
On finit par se demandes si les marges médiocres des entreprises françaises n'ont pas un rapport avec la pléthore de grands restaurants tenus par des chefs hyper-médiatisés, pour ne pas dire sacralisés, et cherissimes.
A force.
a écrit le 13/04/2015 à 10:31 :
Le MEDEF ne représente que les grosses sociétés cotées au CAC 40, il n'y à pas d'avenir dans ces sociétés à part être corvéable et taillable à merci.
C'est le carnet de commandes qui fait vivre les entreprises, et pas une énième reforme du contrat ou des 35 heures.
Ce personnage veut rétablir les marges pour donner plus d'argent aux actionnaires et pour avoir plus d'argent dans sa poche.
Réponse de le 13/04/2015 à 12:46 :
"C'est le carnet de commandes qui fait vivre les entreprises": FAUX

sS vos coûts de revient sont supérieurs au prix auquel sont prêts a vous acheter les clients, vous n'avez aucun intérêt a produire, a embaucher d'avantage (car vous perdriez de l'argent); c'est une condition nécessaire, mais pas sufisante
a écrit le 13/04/2015 à 8:31 :
le cout du travail est inférieur e corée alignons nous pas le choix...
a écrit le 12/04/2015 à 20:15 :
Tout a fait d accord avec le Medef. . Il faut baisser les charges sur les salaires , créer des contrats a zéro heure , pouvoir embaucher des sans diplôme a 3e de l heure et en terminer avec les 35h .. On fait comme les allemands . Il faut s aligner..
Réponse de le 13/04/2015 à 15:31 :
Tu es concerné ou c'est pour les autres générations ?
a écrit le 12/04/2015 à 17:53 :
La marge Brute des Entreprises Industrielles Françaises, est moitié moindre que tous leurs concurrents européens. Le Handicap de compétitivité est au total de 130 milliards d'Euros. Tant que que La France sera la championne du monde 58% de dépenses publiques sur le total de la richesse annuelle produite par Les Français et leurs entreprises. Tant que les Réformes, aucune en plus de 40 ans, ne seront pas menées. Les Entreprises désinvestissseront, disparaitront, licencieront. La gauche ne réformera jamais : les réformes générant ces 130 milliards, se situent au sein des administrations : où se situe leur Premier Electorat (les Fonctionnaires et Spéciaux) La droite et le centre ne réformera jamais : trop trouillards.JMLP est de Droite, et sa Fille Marine Le Pen, d'Extrème Gauche Communiste (programme économique et social identique à celui de Mélenchon) et elle est en opération séduction électorale tout azimut des Millions de Fonctionnaires d'Etat et Territoriaux. Le déclin, et La Faillite de La France, sont assurés, avec tous ces politiques Français irresponsables.
Réponse de le 12/04/2015 à 22:47 :
La conclusion logique est que le seul espoir de se réformer un jour est d'attendre la contrainte extérieure, notamment celles de Bruxelles. Tout le monde gueulera en pleurant la souveraineté, mais un Etat souverain sous entend un Etat responsable et chez nous, depuis 40 ans, plus personne ne veut prendre de responsabilité.
Réponse de le 13/04/2015 à 5:24 :
Quelle contrainte extérieure? Les taux d'intérêt et l'eurodollar sont durablement sous anabolisants, Bruxelles aussi avec le délai supplémentaire qui nous a été accordé et notre statut TOO BIG TO FAIL. Les contraintes extérieures seront rattrapées par des contraintes intérieures en 2017 peut-être et en 2022 sans doute, avec l'arrivée en tête du FN le soir du 2° tour des présidentielles. Après la période de panique que cela provoquera, je crois à l'émergence d'une coalition nationale seule capable de mettre en oeuvre ce que le FMI nous imposera contre une aide financière.
a écrit le 12/04/2015 à 13:33 :
Je n ai jamais entendu de propos positifs dans la bouche de ce monsieur .il reprend qu ' une partie des Théories économiques . Je lui dirais monsieur au travail créez des emplois et arrêtez de toujours quémander
Réponse de le 12/04/2015 à 16:19 :
Faut dire qu'il s'est pris une sacrée claque avec l'arrivée de Free mobile.
Peut être aussi a cause de marges trop importantes.
Réponse de le 12/04/2015 à 17:41 :
Quand je vois les résultats en Allemagne du théorème d'Helmut Schmidt qui date de 1974 !! j'ai envie de faire confiance à ce genre de théorie. En tout cas bien plus que celle des subventions, songez qu'en France l'Impôt sur les Sociétés représente 42 milliards d'euros (il faut prendre en compte les cotisations et autres taxes en plus pour avoir le total des prélèvements) et les différentes aides subventions allègement aux entreprises est de 110 milliards. Ce système est malsain, pour des résultats plus que discutables. Ces systèmes d'aide n'ont jamais fait l'objet de suivi sérieux pour soit les annuler, les réaffecter en baisse de fiscalité. En plus ils sont très complexes et coûteux à traiter pour l'administration comme pour les entreprises. IL FAUDRA BIEN PARLER UN JOUR DE L'EFFICACITE DE TOUS CES DISPOSITIFS COMME DE L'ENSEMBLE DE LA DEPENSE PUBLIQUE, UN DES TABOUS DE NOS DIRIGEANTS COMME DE NOTRE CLASSE POLITIQUE !!!
Réponse de le 12/04/2015 à 17:56 :
au bien au contraire ce monsieur est raisonnable, positif et fournisseur d'idées. Il ne quémande pas, mais simplement il demande pour les entreprises un abaissement des charges certes mais aussi des impôts et taxes qui sont en France rédhibitoires pour créer de la richesse (VA, EBE). Ce n'est pas compliqué à comprendre baisse des impôts, taxes et charges, permettront l'investissement, non? or sapin le ravi, lui, fait l'inverse et il attend, il attend, il attend, il..... Mais à décharge des sapin, valls, hollande et tous les socialos AUCUN N'A JAMAIS APPROCHE ET TRAVAILLE DANS LE PRIVE à fortiori dans des postes à responsabilité, donc comme vous ils ne savent pas, mais ils parlent.....
Réponse de le 13/04/2015 à 0:34 :
@livestrong1002 ce chiffre de 110 milliards d'aides, allègements, et subventions aux entreprises est absolument exact et vérifiable. Et comme le handicap Français de compétitivité est de La France, vis à vis de la Zone Euro en Général, et de l'Allemagne en particulier, est de 130 milliards d'euros, laquelle Allemagne volait de record en record d'exportations, meme ! avec un Euro l'an passé de 25% supérieur à aujourd'hui : cela démontre gravement la dégradation de compétitiité et des marges de l'industrie Française (de moitié inférieures à celles de l'allemagne) et donc l'impossibilité d'investir, et encore moins, évidemment, d'embaucher, donc déclin,et donc licenciements., et liquidation; Ces 110 milliards aux entreprises sont saupoudrés, sans aucune stratégie. Elles constituent tant elles sont diverses et illisibles une multitude d'usines à gaz, "qui ne produit aucun gaz". Les entreprises de Distribution doivent en etre exclues : elles ne produisent aucune richesse propres. ces 110 milliards doivent etre flèchées vers les entreprises de Production et d'innovation, et Recherche, en défiscalisant totalement leurs investissements en équipement à telle fin de rendre les produits Français compétitifs. Quand aux 40 milliards du plan qui se met en place : dont on parle chaque jour, une goutte d'eau insignifiante au regard de l'ensemble de l'économie : est pour l'heure injectée 5milliards sur ces 40 annoncés, 40 qui représentent à peine le tiers du handicap Français. L'excès de dépenses de Fonctionnement et non pas d'investissement, des administrations d'Etat, Territoriales, et locales est évalué à 155 milliards d'euros : quel Gouvernement aura le courage politique de le traiter ? aucun : ni de gauche (77% des fonctionnaires votent pour eux, ni de droite et centre (trop peureux), ni la Communiste extrème Gauche Marine Le Pen (Programme économique et social identique à Mélenchon) toute occupée à séduire les millions de Fonctinnaires électeurs. FRANCE DEFINITIVEMENT SUR LE DECLIN., ET L'APPAUVRISSEMENT GENERALISE.
Réponse de le 13/04/2015 à 1:25 :
L'impot sur les Sociétés c'et effectivement 42 miliiards d'euros : il faut l'aligner sur celui du Luxembourg : 1.5% : conséquence afflux Massif de domiciliation de Sièges Sociaux étrangers en France, et pour les Françaises : disponibilites massives pour investir et innover et conquérir des marchés. Affectation légale de 20% des bénéfices au personnel pour les impliquer plus encore à l'accroissement de la productivité : bénéfices distribués au personnel défiscalisés intégralement. Retour à la Défiscalisation intégrale des heures sup qui motivait tant les ouvriers, sectairement supprimés par Hollande. Création d'une assurance vie, seulement au taux du livret A. "Assur Vie P.M.I et Innovation " Totalement déplafonnée, totalement défiscalisée d'impot de csg et d'impot sur les successions (obligation pour les héritiers héritant de parts sociales d'assurance vie nouvelle formule, de les conserver 10 ans après succession) Cela permettra d'orienter l'Assur vie, vers l'économie productive, par prets à taux dérisoires, Suppression de l'impot sur le revenu ( 55 milliards d'eur) qui coute trop cher à traiter : et remplacé par hausse du taux de T.V.A (hors Alim, Bat, Prest à la Pers) de 20 à 26.5%. Les importations contribueront enfin. Et les plus dynamiques exonérés d'impot sur le revenu sernt stimulés, et resteront en France
a écrit le 12/04/2015 à 12:18 :
L'argent du contribuable c pas pour l'investissement et ce fameux 1 millions d'emplois crée, quelle surprise c pour les actionnaires et augmenter son salaire, tout en détricotant le code du travail et en précarisant l'ensemble des salariés.
Les gens du Medef vont finir pendu par les c*******
Réponse de le 12/04/2015 à 18:04 :
très bien vu, on voit à qui l'on a à faire. continuez vous progressez.....PC, PS ??
Réponse de le 12/04/2015 à 20:01 :
on a la solution!
il suffit que les gens comme vous creent plein de multinationales pas rentables ou ils pourraient investir tout leur argent et celui de leur entourage pour creer de bons emplois bien payes et ou on travaille pas trop
la balle est dans votre camp!
( si vous ne le faites pas, personne ne le fera, ca fera augmenter le chomage, le fn passera en 2017, et ca sera votre faute)
ca devient rigolo, hein? ;-))))))))))))))))))))))))))))))))))
a écrit le 12/04/2015 à 12:15 :
Pour le moindre investissement (emprunt) on vous demande votre caution .... le drame de l'histoire .... en plus elle cette histoire de caution se reporte sur votre descendance .... c'est dramatique !
Réponse de le 13/04/2015 à 2:27 :
Az
a écrit le 12/04/2015 à 12:08 :
Ouf ! enfin une déclaration lucide ...! car cette stratégie socialiste de victimiser le capital ,les profits ,et d'inverser la logique de l'investissement ....commence a peser lourd dans les baskets....! enfin ,pourquoi faudrait il accepter ...? les dictats antiéconomiques des fonctionnaires improductifs de la nomenklatura au pouvoir....?
a écrit le 12/04/2015 à 11:56 :
si vous me lisez, sachez que je suis à 99% d'accord avec ce que vous rappelez dans cet entretien !
Le gouvernement peut, s'il veut relancer l'investissement, baisser de façon pérenne, le taux de taxation des bénéfices réinvestis !
Le 1% de divergence concerne la flexibilité du CDI : vous préconisez des motifs de rupture clairs. Mais ça ne mettrait pas l'employeur à l'abri des litiges...
personnellement, je soutiens l'idée d'un nouveau type de contrat (non rétroactif pour éviter les effets pervers) à durée non déterminée : la rupture conventionnelle actuelle est à l'initiative du salarié, non motivée, et avec une indemnité proportionnelle à l'ancienneté déterminée à l'avance. pour ce nouveau type de contrat, on rajouterait la possibilité d'une rupture à l'initiative de l'employeur, non motivée, dont l'indemnité serait triplée !! et basta !
Avec ça, tous ceux qui hésite pourraient se lancer sans risque !
a écrit le 12/04/2015 à 11:49 :
"La priorité des entreprises c'est de rétablir leurs marges, pas l'investissement"

C'est constitutif d'un flagrant délitement, car la clef de réussite des allemands, c'est justement l'inverse : accroître les investissements pour accroître les marges ;

mais circonstances atténuantes,

le plan Valls est le plan de l'incompétence absolue fondé sur une escroquerie intellectuelle de l'accélération des amortissements, et l'endettement des entreprises, qui ne sont pas le vrai sujet ;

le vrai sujet, c'est l'augmentation des capitaux en fonds propres dans les PME PMI et les ETI industrielles.

Il faut admettre que Valls ne propose rien de différent de ce que proposait Sarkozy Fillon qui ont déjà mené au désastre de la désindustrialisation.
Réponse de le 12/04/2015 à 18:12 :
que faites vous de l'autofinancement?? pour cela il faut accroître les bénéfices, non? ou alors braquer une banque. En France nos avons le taux d'auto. dû aux charges et impôts confiscatoires, parmi, voire le plus bas. C'est pour cela que les entreprises n'investissent pas, le coût financier que ce soit à l'achat ou au crédit bail plombe d'autant plus les bénéf. Croyez moi ou non si la trésorerie et les perspectives le permettaient, l'investissement des PME-PMI et TPE repartiraient, or ce n'est absolument pas le cas aujourd'hui, ne vous en déplaise, d'ailleurs à ce propos voyez les stats. concernant les défaillances, elles volent de record en record, le chômage explose, ailleurs en Europe cela va beaucoup mieux SAUF CHEZ NOUS. Donc la cause et ses effets sont dus à ce gouvernement qui ne prend pas du tout l'économie.
Réponse de le 12/04/2015 à 18:14 :
"La priorité des entreprises c'est de rétablir leurs marges, pas l'investissement" C'est constitutif d'un flagrant délitement, car la clef de réussite des allemands, c'est justement l'inverse : accroître les investissements pour accroître les marges La communication de GRB est incomplète, lorsqu'il parle de rétablissement des marges, il veut sans doute parler de rétablissement de leur trésorerie, grosse différence entre les entreprises françaises et allemandes. Sans marge suffisante, pas de trésorerie suffisante , donc pas d'investissement. Même avec des taux bas, une entreprise sans trésorerie significative ne pourra pas s'endetter pour investir. N'importe quel entrepreneur vous le confirmera.
Réponse de le 12/04/2015 à 21:57 :
Revenons aux fondamentaux :
- Les fortes marges se trouvent dans les très fortes valeurs ajoutées.

- la course au low cost s'est traduite par des low value qui ont débouché sur l'appauvrissement industriel.

En conséquence,

le Medef, et les piètres politicards à leurs bottes, ont perdu de vue l'indispensable orientation vers la création de valeur en créant et en commercialisant des produits innovants à très hautes valeurs ajoutées,

l'exemple de l'erreur basique c'est
le modèle très erroné "Dacia by Renault a tout tiré vers le bas du bas, s'est privé de résultats rentables (pertes récurrentes entre 2005 et 2013, 2014 maigres profits limite ridicules) tout en accumulant les retards technologiques et en laissant leurs usines et leurs lignes de production devenir obsolètes

pendant ce temps les constructeurs allemands ont fait l'inverse, tout tirer vers le vrai Premium à très fort contenu technologique, qui leur ont apporté d'énormes profits tout en investissant d'énormes budgets dans les technologies innovantes et dans de nouvelles usines ultra modernes...en Allemagne ...cerise sur le gateau, en distribuant des primes conséquentes à leurs salariés de 6 800 euro à 8 500 euro sur les 4 derniers exercices.

Conclusion, le Medef ferait mieux de faire son autocritique et les politicards français cesser de dilapider l'argent publique dans des aides au Medef CAC 40, aides publiques qui finissent uniquement dans les distributions de dividendes et les rémunérations aberrantes des administrateurs des groupes qui trichent fiscalement.
Réponse de le 13/04/2015 à 2:33 :
Vous critiquez Renault et sa marque low-cost Dacia : je suppose que vous vous félicitez de la réussite de Ryanair et Easyjet face à Air France qui n'a pas réagit ??! N'y aurait-il pas là comme une contradiction ?
Réponse de le 13/04/2015 à 11:34 :
@valeur ajoutée a répondu le 13/04/2015 à 2:33:

Personne ne vous autorise à supposer pour les autres ;
Ryanair et Easyjet vivent de subventions "rançonnées" aux Régions et Grandes Agglomérations via les CCI gestionnaires des aéroports complices de ces abus de fonds publiques qui finissent dans les dividendes versés à l'étranger.

Le problème, c'est la désinvolture et l'incompétence des piètres élus clientellistes régionaux nationaux agglomérationaux,
le pire du pire c'est que les collectivités locales subventionnent par la dette, parfois avec des emprunts toxiques ou les contribuables sont rançonnés.
a écrit le 12/04/2015 à 11:46 :
Que Mr le 1er ministre rappelle à quel taux sont taxés les bénéfices réinvestis dans l'entreprise, et il comprendra de lui même pourquoi les entreprises ne réinvestissent pas : réinvestir est aussi taxé que distribuer des dividendes... alors ceux qui ont risqué leur argent préfèrent récupérer leur rémunération direct, plutôt qu'être taxé pour réinvestir et être à nouveau taxé pour les bénéfices à nouveau produits !!
a écrit le 12/04/2015 à 11:44 :
Ça résume assez bien l'échec d'une partie de notre élite. Quand on crée pas de valeurs, on ne risque pas d'en récolter à part une aide de l'état spot puis une autre... Je vais finir par croire que la France est un pays d'assisté mais globalement et pas que les syndicalistes.
a écrit le 12/04/2015 à 9:51 :
ce type quand il parle c'est toujours la même chose, c'est pour s'en mettre plein les fouilles pour passer plus de temps au golf.
Réponse de le 12/04/2015 à 11:39 :
Arrêtez votre masochisme : créez donc votre entreprise et partant de là, pleins d'emplois super bien payés !! ET ensuite, à vous la Belle vie que vous envies tant !
Réponse de le 12/04/2015 à 18:26 :
Si GRB était aussi avide que vous le dites, il aurait quitté la France après avoir revendu OMEA TELECOM en 2014 à Numéricable. Au lieu de cela il a cofondé le fonds d'investissement ISAI spécialisé dans l'internet. L'objet d'une entreprise reste de faire du profit, c'est une règle de base en économie de marché. L'objectif d'un chef d'entreprise est de développer son affaire, ça passe par des investissements en capital et en travail, ce sont les facteurs de production et ça aussi c'est un principe de base en économie.
Réponse de le 12/04/2015 à 20:12 :
Arretez de pleurer ça vous changera. Ok pour les profits mais pour le reste on s'en tape.
Les patrons ils veulent se faire du fric en faisant bosser les autres moi j'ai compris je fais du vent et mon patron n,y voit que du feu.
Réponse de le 12/04/2015 à 20:26 :
.faites des études apprenez le golf achetez un Q7 d'entreprise bien sûr, au lieu de baver de jalousie, à les socialos, ils ne savent rien, ne font rein mais veulent ce que CEUX QUI TRAVAILLENT ONT. Ach....
Réponse de le 12/04/2015 à 21:15 :
Az
Réponse de le 12/04/2015 à 22:01 :
Premièrement je joue très bien au golf et vous vous devriez à apprendre à écrire en français. De ma part aucune jalousie mais encore un qui croit qu'il est le seul à travailler.au juste si c'était les cas ça se saurait.
Réponse de le 12/04/2015 à 22:35 :
Aucune jalousie je suis très bien payé pour le peu de boulot que j'ai ne. Pour le golf aucun problème si vous aviez canal+ vous pourriez voir en direct de grands champions s'affronter mais pour vous il vous reste la 6 la chaîne des ménagères.vous voyez je vous laisse le boulot je n'en veut surtout pas moi je préfère en faire le moins possible et profiter un max du système.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :