Hôpitaux : près de 4.200 lits supprimés en 2018

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Illustration. Après avoir franchi à la baisse le seuil des 400.000 lits en 2017, les hôpitaux et cliniques ont encore réduit leur capacité d'accueil de 1% l'an dernier.
Illustration. Après avoir franchi à la baisse le seuil des 400.000 lits en 2017, les hôpitaux et cliniques ont encore réduit leur capacité d'accueil de 1% l'an dernier. (Crédits : Reuters)
Parallèlement à ces suppressions, le "virage ambulatoire" s'est poursuivi: 1.839 places "de jour" ont été ouvertes, soit une hausse de 2,4% portant leur nombre total à 77.291.

Près de 4.200 lits d'hospitalisation complète ont été fermés en 2018 dans les établissements de santé français, qui ont aussi créé plus de 1.800 places d'hospitalisation partielle, selon une étude du ministère de la Santé publiée jeudi.

Après avoir franchi à la baisse le seuil des 400.000 lits en 2017, les hôpitaux et cliniques ont encore réduit leur capacité d'accueil de 1% l'an dernier.

Lire aussi : "Burn out" aux urgences, un reportage en immersion à l'hôpital

Les 3.036 hôpitaux et cliniques disposaient très exactement de 395.693 lits d'hospitalisation complète, soit 4.172 de moins en un an, précise la direction statistique des ministères sociaux (Drees).

Réorganisation de l'offre de soins

Une diminution qui prolonge le "repli observé depuis plusieurs années, reflet de la volonté de supprimer des lits excédentaires et de réorganiser l'offre" de soins vers "des alternatives à l'hospitalisation à temps complet".

Dans ce contexte, le "virage ambulatoire" s'est poursuivi: 1.839 places "de jour" ont été ouvertes, soit une hausse de 2,4% portant leur nombre total à 77.291.

L'hospitalisation à domicile a également augmenté ses capacités de 3,4%, soit 18.100 patients "pouvant être pris en charge simultanément sur le territoire".

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Commentaires
a écrit le 18/10/2019 à 7:06 :
Ce gouvernement traine des casseroles, mais aussi un nombre important de morts derrière lui. Pourtant, les accidents de la route semble beaucoup plus l'intéresser !!
Opéré en ambulatoire, mon frère est tombé dans le coma, car pas assez anesthésié. Bientôt, les chirurgiens feront les interventions à même le trottoir, au bord des routes, comme pour l'accouchement des femmes !
Réponse de le 19/10/2019 à 9:20 :
Il y a guerre économique ou plutôt la limite de ce qui nous fait citoyen dans le fondement, pour a mon avis privatiser par la suite et rentabiliser, donc donner au marché les moyens de faire de l'argent .......

Car actuellement de nombreux secteurs sont dans cette situation, a savoir qu'il n'y a plus de secteurs protégés de l'économie, donc du marché.

J'ai bien peur qu'il faille attendre un problème pour que ceux qui nous gouvernent comprennent que chercher la limite dans le domaine médical, c'est de fait assumer la logique sordide qu'il y a derrière !
a écrit le 17/10/2019 à 19:34 :
Ça sent encore les morts dans les couloirs cette année.
a écrit le 17/10/2019 à 12:59 :
On meurt aux urgences sur des brancards, faute de lits de dégagement dans les services, et le ministère répond par suppression de lits et remplacement des soins par un numéro de téléphone.

Et l'on s'étonne que les citoyens se mettent en rogne, individuellement, collectivement et massivement?
Réponse de le 19/10/2019 à 9:22 :
la logique de la com!!! sinon le marché qui se prépare, comme pour l'ensemble de l’économie. Donc la logique de l'acceptabilité de la perte.

Ce qui en dit long aussi de ceux qui nous gouvernent !!!

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