Une nouvelle opération déminage à 10 milliards d'euros pour l'acte 2 de Macron

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Emmanuel Macron a clamé son intention de réduire significativement l'impôt sur le revenu, à hauteur de 5 milliards d'euros.
Emmanuel Macron a clamé son intention de réduire "significativement" l'impôt sur le revenu, à hauteur de 5 milliards d'euros. (Crédits : PHILIPPE WOJAZER)
Impôt sur le revenu, réindexation des retraites, prime exceptionnelle prolongée... Jeudi soir, Emmanuel Macron a annoncé quelques mesures pour un montant évalué à 10 milliards d'euros. En revanche, de nombreux flous demeurent sur les financements.

"Nous ne reprendrons pas le cours normal de nos vies", avait annoncé Emmanuel Macron le 10 décembre en réponse aux premières mobilisations des "gilets jaunes". Cinq mois après cette annonce, le Président de la République était attendu au tournant ce jeudi 26 avril dans la salle des fêtes rénovée de l'Elysée. Devant 350 journalistes et un aréopage de ministres et conseillers, le chef de l'Etat a multiplié les annonces de mesures sans vraiment susciter la surprise au regard du discours qui avait fuité dans la presse au lendemain de l'incendie de Notre-Dame-de-Paris. Le locataire de l'Elysée a, semble-t-il, lâché du lest sur un certain nombre d'engagements, notamment en matière de dépenses publiques. Et les calculettes devraient chauffer dans les couloirs de Bercy.

L'économiste de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), Pierre Madec a donné sur Twitter une première estimation de l'ensemble des mesures qu'il évalue à au moins 10 milliards d'euros en prenant en compte "les cinq milliards d'euros de baisses de l'impôt sur le revenu, les 1,5 milliard d'euros de réindexation des pensions inférieures à 2.000 euros et les 6-7 milliards de la suppression de la taxe d'habitation pour tous".

A cela s'ajoute, tout l'arsenal de dispositifs annoncés en décembre pour répondre à la colère des ronds-points. Au total, l'enveloppe pourrait s'envoler à plus de 20 milliards d'euros. En dépit de toutes ces annonces, les "gilets jaunes" s'apprêtent à manifester pour un acte 24. Et la perspective du premier mai prochain pourrait constituer un piège pour la Présidence si les syndicats multiplient les appels aux mobilisations.

L'abandon de l'objectif des 120.000 fonctionnaires en moins

Depuis mai 2017, le gouvernement a sans cesse réaffirmé sa volonté de maintenir la promesse de la suppression des 120.000 fonctionnaires d'ici la fin du quinquennat, dont 50.000 dans la fonction publique d'Etat et 70.000 dans les collectivités locales. L'objectif affiché était de réduire les dépenses publiques de trois points de PIB d'ici 2022, soit plus de 60 milliards d'euros. Mais ce jeudi soir, Emmanuel Macron s'est dit prêt à renoncer à cet objectif."Quand on doit réinvestir dans la sécurité, dans l'éducation et dans la justice, je ne vais pas donner des injonctions contradictoires au gouvernement", a déclaré le chef de l'Etat ajoutant qu'il assumerait "totalement si ce n'est pas tenable d'abandonner cet objectif".

La fonction publique pourrait faire l'objet d'une réorganisation avec un ancrage territorial plus prononcé. "Je veux qu'on remette plus de fonctionnaires sur le terrain qui apportent des solutions contrairement à la tendance depuis plusieurs décennies et qu'on supprime plus de postes en administration centrale. Avec cela le Premier ministre dès le mois prochain aura à présenter une profonde réorganisation de notre administration qui vise à donner plus de pouvoirs et de responsabilités au terrain, à ceux qui sont au contact de ces réalités."

5 milliards d'euros de baisses d'impôt sur le revenu

La pression fiscale sur les classes moyennes est devenu un sujet de préoccupation majeur lors des réunions et sur les cahiers de doléance du Grand débat. Hier soir, Emmanuel Macron a exprimé son intention de baisser "significativement" l'impôt sur le revenu, à hauteur de 5 milliards d'euros. "Il me semble que la meilleure orientation pour répondre aux besoins de justice fiscale n'est pas d'augmenter les impôts de tel ou tel, mais plutôt de baisser les impôts pour un maximum de nos concitoyens, en particulier pour celles et ceux qui travaillent", a-t-il affirmé, en se référant spécifiquement aux classes moyennes.

Cinq tranches progressives existent actuellement pour l'impôt sur le revenu, dont s'acquittent 16,8 millions de foyers fiscaux, sur un total de 38,3 millions: 0%, 14%, 30%, 41% et 45%, pour les revenus supérieurs à 153.783 euros.

Réindexation des retraites

L'autre volet qui pourrait faire voler en éclat les promesses présidentielles relatives aux finances publiques est la réindexation des retraites. Le quadragénaire a évoqué "les retraités modestes dont j'ai un moment cru moi-même que leurs protestations n'étaient pas totalement légitimes - "vous me parlez de la CSG, regardez c'est quelques euros par mois" - mais qui vivent aujourd'hui avec l'angoisse de parfois devoir aider les générations suivantes qui ne s'en sortent pas totalement". Face à cette exaspération, le président de la République a affirmé qu'à partir du premier janvier prochain les retraites inférieures à 2.000 euros seraient réindexées et "qu'il n'y ait plus de sous indexation de quelque retraite que ce soit à partir de l'année 2021".

En revanche, il a maintenu son engagement sur la réforme des retraites. "Face au vieillissement, nous devons rebâtir un système de retraite juste par point [...] Cette refondation profonde elle sera présentée à l'été, elle se fera sur plusieurs années mais c'est une transformation radicale qui doit remettre de la confiance, de la justice, de l'efficacité dans notre système de retraite"

Prime exceptionnelle prolongée

Ce dispositif exceptionnel annoncé en décembre a bénéficié à près de 30% des salariés selon un récent sondage Ifop. Sans surprise, ce sont surtout les entreprises de plus de 500 salariés qui ont versé cette enveloppe à leur personnel à titre exceptionnel. Mais cette prime devrait être prolongée au moins en 2019. Emmanuel Macron  a annoncé "la répétition cette année de la prime exceptionnelle sans charges ni impôts décidée l'année dernière dans le cadre de l'intéressement des entreprises si elle décide d'apporter 1.000 euros de plus."

Un flou persistant sur la méthode et le financement

En revanche, le chef de l'Etat est resté très flou sur la méthode et l'agenda des finances publiques malgré les multiples questions des journalistes présents au château de l'Elysée. "Ces baisses, il faut expliquer comment on va les faire et comment on les finance. J'ai donc demandé au gouvernement de mettre en œuvre cette baisse d'impôts en la finançant par la suppression de certaines niches fiscales pour les entreprises, la nécessité de travailler davantage et des réductions de notre dépense publique". Dès ce vendredi matin, le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a précisé que "la baisse de l'impôt sur le revenu sera effective au mois de Janvier 2020 à hauteur de 5 milliards d'euros : c'est une baisse de 10% pour les classes moyennes".

Selon le ministre de Bercy, cette diminution "s'ajoute aux nombreuses baisses d'impôts déjà engagées depuis le début du quinquennat". De son côté, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a ajouté sur l'antenne de LCI que "cette baisse touchera 15 millions de foyers fiscaux "en adoucissant l'entrée dans l'impôt sur le revenu, en baissant les impôts des contribuables de la première et le deuxième tranche". Outre la baisse de la dépense publique, le locataire de l'Elysée a évoqué la suppression de certaines niches fiscales sur les entreprises sans préciser lesquelles étaient visées.

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Commentaires
a écrit le 01/05/2019 à 1:50 :
Anémone né voteras pas Macron en 2022 elle et morte jean Pierre Marielle non plus Macron en 2022 pour les élections ils ne compte pas sur le voter des personnes mortes Macron et Buzyn ils fond des économies avec les morts plus d indexation plus de revalorisation elle et pas belles la vie Brigitte a St tropez
a écrit le 30/04/2019 à 10:30 :
Deldongo@,arrêtons avec cette fiction gouvernementale , comme quoi les GJ ne savent pas ce qu'ils veulent.C'est très clair, augmentation du pouvoir d'achat, justice fiscale et amélioration de la démocratie représentative , par l'introduction d'une dose de démocratie participative, par le biais du RIC.
Sur ces 3 points,aucun n'a été accepté par EM. Pas de coup de pouce au SMIC ou de conférence nationale sur les salaires(comme proposé par Berger et Hulot).
Pas de nouvelles tranches pour l'IR, pour que les plus riches paient plus d'impôts.Pas de TVA à taux 0 pour les produits de première nécessité ou l'abonnement d'électricité ou de gaz, ou pour les transports publics, compensée par une TVA à 25%,pour les produits de luxe,y compris pour les billets d'avion,à l'intérieur du territoire national.
Pas de référendum d'initiative citoyenne non plus
a écrit le 29/04/2019 à 17:13 :
D’institution de Macron un danger social
a écrit le 29/04/2019 à 8:44 :
Cette référence constante aux gilets jaunes, c'est le mètre étalon de la France? Arrêtez de jouer les ventriloques puisque les gilets jaunes ne savent pas eux-mêmes ce qu'ils veulent. De main les journalistes se préféreront devant les plumes au cul?
a écrit le 28/04/2019 à 13:04 :
Fred@,vous faites comme tous le gens de droite.Vous mettez tout le monde dans la notion de raz de bol fiscal ,comme a fait Philippe, Le Maire, Darmarin , LR et tous les commentateurs de droite,notamment du Figaro. Non,les GJ se sont rebellés contre la nouvelle augmentation de taxes sur l'essence,prévue pour le 1/01/19,qu'on a appelée taxe carbone,mais en réalité,c'était une taxe destinée à financer les cadeaux fiscaux faits aux plus riches.Le raz de bol fiscal, ça doit venir de nous,les classes moyennes,qui supportons le gros de l'IR, mais pas du 1%, le plus riche, qui a bénéficié de la suppression partielle de l'ISF et de la flat tax(probablement 15 milliards d'euros en moins pour le fisc,cette année).Cette diminution de l'IR, pour les tranches de 14 et 30% bénéficie à tout le monde,y compris le 1% des français les plus riches.Les GJ,demandent un rétablissement de la justice fiscal,donc il aurait fallu mettre 2 ou 3 nouvelles tranches,au delà de 45% et annuler la flat tax pour les produits financiers.Avec ça,il n' y a pas besoin de rétablir l'ISF. Ce serait là, un vrai rétablissement de la justice fiscale,mais le gouvernement ne veut pas le faire,car il travaille pour les 1% les plus riches.Vous,comme la droite,en mêlant les intérêts des classes moyennes avec les intérêts des plus riches,vous faites le jeu des aisés. Le résultat de la politique gouvernementale,est que les classes moyennes paient les impôts que les fortunés ne paient pas.
Réponse de le 29/04/2019 à 9:06 :
C' est la vertueuse 'UE qui a refusé qu' on touche à l' ISF, de même qu' elle encourage via l' article 63 du TFUE les 100 milliards d' exil et fraude fiscaux pour le plus grand bonheur des copains à Macron propriétaires des médias qui l' ont installé à cette fin, rincer les français et débiter le service public en tranches en même temps que vendre les bijoux de familles au seul profit du 1 % ..
a écrit le 28/04/2019 à 12:43 :
Macron a gagné un temps énorme en politique des élections européennes avec les cahiers plus avec l indexation des retraites indexer en 2020 inflation de 018 dans les caisses de l’état nous sommes presque en 2021 élections présidentielles 2022 si ils passe ? Alors votez avec de l intelligence avertit les retraitées un risqué gravé pour Macron m’aime si une parties des retraitées sont morts dit par Emmanuel Macron ils ne compte pas sur les retraitées ils sont plus la hélas répète part le journal BFM barbier
a écrit le 28/04/2019 à 10:32 :
Pour sortir la France de l'ornière, 2 changements de paradigmes s'imposent ;

***1*** imposer lourdement les rentiers, en particulier l'immobilier des rentiers

- Plus l'impot sera lourd sur l'immobilier vacant et secondaire

Plus les loyers baisseront mécaniquement, les propriétaires inflationnistes auront le choix entre devenir raisonnables ou payer ...

- Plus l'immobilier des rentiers sera fort

- Plus des marges budgétaires se dégageront pour réduire la fiscalité sur les salaires et sur l'industrie productive et génératrice d'emplois


***2*** sanctionner par des amendes tous les faiseurs de l'esclavage nouveau et réglementé les travailleurs détachés,

ils doivent payer 100% de leurs impôts et taxes en France

des milliards sont en question C'EST URGENTISSIME

des emplois sont en attente C'EST URGENTISSIME

des budgets sont à rééquilibrer C'EST URGENTISSIME
a écrit le 28/04/2019 à 8:32 :
Finallement rien de changé depuis 40 ans, les é&lus gaspillent' font des cwadeaux avec l'argent des contribuable, toujours les mêmes qui pa
a écrit le 28/04/2019 à 7:56 :
Pourquoi 2021 la réindexation ?...et la perte qui en découle , elle sera remboursée ?
a écrit le 28/04/2019 à 7:07 :
Je n'ai aucun respect pour ce mr qui a rackette les vieux. Rendez nous nos 1.7 % de csg et partez
Réponse de le 28/04/2019 à 7:57 :
Faison-le savoir en Mai .....MASSIVEMENT !
a écrit le 28/04/2019 à 1:00 :
Macron fait du surplace. Il revient sur les réformes intenables (suppression de 120 00 fonctionnaires), les injustices le plus criantes (CSG et désindexation..), accorde des pseudos libéralités (non fermetures d'écoles et d’hôpitaux) mais le fond de sa politique ne change pas.

On attendait le "waouh !" et les mesures fortes promises par Philippe, on a de l'eau de vaisselle tiède.

Le seul point positif de sa politique, ce sont les 0.3% de croissance qu'on doit aux gilets jaunes et aux mesures de panique prises début d'année.
Réponse de le 28/04/2019 à 10:44 :
C'est pire, la politique de Sarkozy et Hollande est simplement poursuivi par Macron.
De plus les propositions de Macron sont en réalité inexistante. Il parle de réduire les impôts des classes moyennes, mais dans ce cas là il considère probablement qu'un smicard fait parti de cette classe moyenne.
Il parle de réindexer les retraites sur l'inflation mais pas de rendre la perte mensuelle de cette année. Il aurait dû l'année prochaine réindéxer les retraite de la valeur de l'inflation de cette année + celle de l'année dernière pour rendre les 30€ voir plus que tout les retraités perdent tout les mois et pour le restant de leur vie. Belle perte mais ça personne n'en parle...
Pour le reste c'est pareil que de la poudre aux yeux qui dans les chiffres font jolie mais dans la réalité sont inexistant pour tous...
a écrit le 27/04/2019 à 21:44 :
La politique économique de Macron conduit NOTRE FRANCE tout droit dans le mur :

- la problématique de la dette française n'est jamais évoquée ;

- notre système de financement des retraites est en voie d'écroulement ;

- la recherche de nouveaux gisements d'argent n'existe pas dans l'esprit vide des macronistes :
Macron évolue dans un bocal fiscal et une impuissance politique qu'il soutient : je baisse ici mais je vous cache que j'augmente là car je respecte les directives de l'UE...!

L'idéologie libérale mondialiste de Macron est en train de ruiner l'économie de NOTRE FRANCE !

La restitution du "Grand Débat" de l'oligarchie politico-médiatique (avec retransmissions en direct...et publicités anglophones) DE 12 MILLIONS D'EUROS À LA CHARGE DU CONTRIBUABLE est une véritable insulte à NOUS, CITOYENS !

Jusqu'à quand allons-nous supporter cela ?
Réponse de le 28/04/2019 à 7:58 :
....tant qu'il y aura 50% de veaux dans le pays on supportera .....par force !
a écrit le 27/04/2019 à 20:27 :
Ben avec tout ça, ça ne donne pas envie de créer sa boite en France....
a écrit le 27/04/2019 à 19:08 :
Et les 2 milliards que la France verse annuellement à la Pologne par l’intermédiaire du budget européen...et 600 millions à la Hongrie...ça dérange personne ?
a écrit le 27/04/2019 à 19:04 :
Supprimer la taxe d'habitation...quelle co...!! un impôt existant depuis des décennies, que personne ne remettait vraiment en cause, même si ça râlait parfois, qui rapportait et garantissait des revenus locaux.
a écrit le 27/04/2019 à 18:30 :
Si les gilets jaunes ce passés en 1789 le roi Macron ils aurais mâle ai colbac à force de tourner en rond
a écrit le 27/04/2019 à 13:00 :
Macron aux gilets jaunes au qu ils viennes me cherche je partirez part la grâce des gilets jaunes Macron un vrais Mirabeau Seigneur Jupiter parole de chicotins
a écrit le 27/04/2019 à 12:32 :
et mettre 1 pour cent de plus sur la tva des produits de luxe pour les riches c'est indolore et ça remplirait les caisses de l'etat mas macron ne veut pas toucher à sa caste
Réponse de le 27/04/2019 à 17:10 :
Papi, il faut retourner à l'école revoir l'Arithmétique. Expliquez nous comment 1% de TVA de plus sur les produits de luxe va produire 80 Milliards d'Euros de déficit annuel du budget de la France. Il n'y à qu'à - c'est surtout connu sur les comptoirs de café.
a écrit le 27/04/2019 à 12:28 :
On peut dire que 5 milliards ,sur les 10 milliards de mesures nouvelles,ne favorisent pas vraiment les GJ, car ils paient pas ou peu d'impôts.C'est une mesure qui favorise l'électorat de EM, car tous les imposables y compris les plus riches ,profiteront de cette mesure.C'est l'aile droite du gouvernement(Philippe,Le Maire,Darmarin),qui a poussé en faveur de cette diminution de l'IR. C'était dans le programme de F.Fillon. Cela permet à LREM de gagner des voix du côté de la droite, en vue des européennes.C'est une mesure clairement électoraliste.
Réponse de le 27/04/2019 à 15:34 :
Non, les riches ne profiteront que très marginalement de la baisse d'impôt sur le revenu car elle ne concerne que les 2 premières tranches : ce sont donc essentiellement les classes moyennes, celles qui ont fait l'effort d'apprendre un metier utile, qui travaillent beaucoup et paient la majorité des impôts et cotisations sociales sociales de ce pays, qui en profiteront. Après l'augmentation vertigineuse des impôts que les classes moyennes ont subies entre 2012 et 2014, c 'est un juste retour des choses. L'IRPP est devenu complètement injuste et antisocial, avec une progressivité inouïe, qui décourage complètement le travail, ce qui in fine diminue la redistribution au profit des plus pauvres. L'impôt sur le revenu a perdu son caractère républicain pour devenir punitif, stigmatisant, comme votre post l'illustre parfaitement.
a écrit le 27/04/2019 à 12:01 :
Rien ! quelques miettes pour les plus démunis que financeront les classes moyennes, les riches et les ultras-riches étant toujours épargnés. Quant à l'environnement ce type ne connaît pas. Il ne connaît que la consommation et la croissance. Ces politicards miteux nous conduisent droit vers le gouffre.
a écrit le 27/04/2019 à 10:55 :
Macron ressemble de plus en plus a Hollande!Bravo!Le précédent président a été bien trop décrié.
a écrit le 27/04/2019 à 10:27 :
Les taux n'augmenteront pas.Il faut arrêter de faire peur avec ça!.Vous n'avez pas vu que la fed a arrêté d'augmenter les taux et que les japonais , sont à des taux autour de 0% depuis 20 ans?
Réponse de le 27/04/2019 à 17:16 :
Mais même si les taux n'augmentaient pas, les intérêts sur les 2300 Milliards, il faut bien les payer. Actuellement, les intérêts représentent 45 Milliards D'Euros. Alors on continue à s'endetter pour la consommation courante et on laisse les dettes et la charge financière qui va avec à nos enfants ? Chiche ?
a écrit le 27/04/2019 à 9:48 :
voila la reforme de l'etat a la francaise
les caisses sont vides, et on depense 10 milliards de plus; le jour ou les taux remontent, la france est morte ( ah ben c'est pour ca que la loi sapin2 permet de bloquer a vie de 3 mois en 3 mois l'epargne des francais)
120.000 fonctionnaires c'est pas possible? hollande a cree 600.000 postes, du jamais vu selon la cour des comptes!
la ou ca devient risible, c'est quand la france veut de l'harmonisation europeenne sur la fiscalite et le social! hey, les autres pays ne veulent pas s'aligner sur la petite coree du nord europeenne pour aller au tas!
c'est a cause de pays comme la france que l'europe est bloquee
Réponse de le 27/04/2019 à 19:13 :
@churchill, je suis d'accord avec vous. La France doit sortir de l'UE ! Ce projet n'a plus rien à voir avec celui de 1957. La France n'a pas à imposer ses vues aux autres. Les autres n'ont pas à imposer leurs vues à la France. Merci.
a écrit le 27/04/2019 à 9:44 :
Emmanuel Macron veut imposer aux Français la politique du « travailler plus pour gagner autant », c’est-à-dire une politique de baisse généralisée du pouvoir d’achat. Tant que la France gardera la même monnaie que l’Allemagne, il faudra se résoudre à voir le chômage monter de façon inexorable ou bien faire baisser les salaires français pour améliorer la compétitivité française. La sortie de l’euro est la clé pour mettre fin à cette politique de casse sociale et comme l ' analyse F Asselineau président de l' UPR..
Réponse de le 27/04/2019 à 15:10 :
Sortir de l'euro, wao je salue l'effort considérable de votee "brain storming". Allez donc vous couchez sans doute trouverez-vous plus éfficace et moins désastreux en rêvant
Réponse de le 27/04/2019 à 19:14 :
@oliver......Vos arguments sont imparables !! Je suis sans voix...
a écrit le 27/04/2019 à 8:09 :
Il est impératif, voir nécessaire M le Président de la République d'augmenter fortement les taxes sur les ALCOOLS et de rétablir les taxes sur les ŒUVRES D'ARTS pour combler le déficit ficit de la France. On ne peut plus faire cette impasse arriver au point où nous sommes aujourd'hui! C'est une questions d'égalité devant l'impôt !
a écrit le 26/04/2019 à 23:40 :
Les commentateurs parlent de 20 milliards d'euros,comme coût des gestes de EM,mais il faut déjà diminuer de ce chiffre,les 4 milliards de non augmentation des taxes sur l'essence,au 1 janvier 2019.Ça aurait été une amputation, de 4 milliards d'euros, du pouvoir d'achat pour 2019,mais ça a été annulé 1 mois avant.Après on parle de 17 milliards de la TH mais cela sera appliqué sur 5 ans.On oublie surtout les 4 milliards de l'annulation partielle de l'isf,financés,il est vrai,par les 4 milliards d'augmentation des taxes sur l'essence en 2018.Il y a aussi,les 10 milliards de la flat tax et les 38 milliards du CICE et la diminution des cotisations patronales,pour 2019(2 mesures qui se sont chevauchées).La année prochaine ce sera,seulement 20 milliards au total.Dans tout ça,il y a beaucoup de gymnastique financière de la part de Bercy.Par exemple,en 2018 avec l'augmentation de la CSG au 1er janvier et le fait que la diminution des cotisations salariales,a été décalée pour le mois d'octobre,ceci a permis au fisc de récupérer 5 milliards d'euros sur l'année.Il faut rajouter qu'avec une austérité moindre,en 2019 (merci qui ?),on aura une croissance autour de 1.5%,bien meilleure que la moyenne européenne et on n'aura quasiment pas de collecte de taxes en moins,par rapport aux prévisions .On peut aussi rajouter les 7 milliards d'euros en moins,payés pour les intérêts de la dette.
Il faut arrêter de faire peur avec les finances publiques et le dette.Ce n'est pas aussi catastrophique que LR veulent bien le présenter.
Réponse de le 27/04/2019 à 7:56 :
Comme quoi le sens critique fait parti de l intelligence .
Croire que les autres n en ont pas et peut être là le mal qui nous saute aux yeux depuis deux ans , et qui ronge notre démocratie ( ou notre nation ) au choix .
Réponse de le 27/04/2019 à 17:21 :
"qu'avec une austérité moindre,en 2019 ". Ou avez vous vu l'austérité en France alors que le budget est déficitaire de 60 à 70 Milliards depuis des lustres ? On dépense déjà plus que ce l'on a et vous appelez cela l'austérité. Un peu de lucidité ne ferait pas de mal à un vrai naïf.
a écrit le 26/04/2019 à 23:20 :
Incontestablement, Macron paie le prix du massacre fiscal auquel s'est livré Hollande à l'encontre des particuliers durant les 2 premières années de son mandat, et particulièrement à l'encontre des français qui travaillent. Hollande a littéralement fait exploser les impôts sur les revenus du travail (hausse de la GSG, gel du barème, forte réduction du plafond de la demi-part, imposition de la mutuelle, multiplication par 2.5 des impôts sur intéressement, nouvelle tranche etc): le taux de prélèvement sur les revenus du travail a atteint un niveau totalement confiscatoire, le différentiel entre le salaire versé par l'employeur et le revenu net est devenu aberrant (moins de 50%), ça devait exploser, tout le monde le savait... On y est. Le retour de balancier va être rude. Hollande doit bien se marrer...
Réponse de le 27/04/2019 à 8:58 :
Tu peux rajouter Fillon:

En décembre 2012, dans le cadre de son plan de rigueur, le gouvernement Fillon avait obtenu que le barème de l’impôt sur le revenu soit gelé pour 2012 et 2013. Donc qu’il ne soit pas indexé sur l’inflation (hors tabac), comme c’est le cas en principe chaque année depuis 1969.Cette décision aura pour conséquence d’alourdir la facture fiscale des ménages dont les revenus auront progressé d’une année sur l’autre, ne serait-ce que du niveau de l’inflation, et de rendre imposable certains ménages qui ne l’étaient pas. ce gel avait été maintenu par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault mais aménagé par une décote pour éviter que des personnes non imposables ne le deviennent du fait du gel. Il s'appliquait néanmoins à 19 millions de contribuables imposables.Le 27 août 2013, Jean-Marc Ayrault a annoncé le rétablissement de l'indexation de l'impôt sur le revenu en 2014, mettant fin au gel.Le 27 août 2013, Jean-Marc Ayrault a annoncé le rétablissement de l'indexation de l'impôt sur le revenu en 2014, mettant fin au gel.Le 24 janvier 2014, Jean-Marc Ayrault affirmait dans un entretien au Monde que la réindexation du barème de l'impôt sur le revenu serait maintenue pour 2015.Sans oublier la suppression de la demi-part des veuves que le gouvernement Fillon avait décidé sa suppression progressive, de 2008 à 2014.
Réponse de le 27/04/2019 à 12:04 :
toutes ces hausses d'impôts décidées par Hollande sont maintenues par Macron . en plus ce dernier a ajouté une hausse massive de CSG prélevant environ 22 milliards d'euros supplémentaires en 2018 et encore au moins 17 milliards en 2019 suite à la correction de hausse applicable aux retraites inférieures à 2000 euros/mois .
à ne pas oublier également la hausse de la taxe carbone touchant tous les carburants .
comme vous le dites , en effet Hollande doit bien se marrer de voir un successeur qui fait pire que lui .
a écrit le 26/04/2019 à 23:09 :
L' indexation très partielle ,de 0.3% était prévue pour 2019,2020 et 2021,mais le conseil constitutionnel l'a approuvé seulement pour 2019.Cette année,les retraites ont augmenté de 0.3%,alors que l'inflation en 2018,était de 1.7%,donc perte de pouvoir d'achat de 1.4%,à laquelle,il faut rajouter le maintien de l'augmentation de CSG de 1.7% pour les retraites supérieures à 2000 euros.Donc,les retraités gagnant 2000 euros ou 2600 pour un couple ,perdent 3.1% de pouvoir d'achat au total ,en 2019.
a écrit le 26/04/2019 à 22:48 :
l' Arsouille a aussi fait de la relance en 81 avec Mauroy jusqu'au retour de la rigueur imposée par le FMI ... sur le plan de la politique intérieure la proportionnelle c'est le retour du grand merdier de la 4ème assuré . C'est un comportement irresponsable .
Réponse de le 27/04/2019 à 6:46 :
A tout prendre il vaut mieux avoir des institutions bloquées qu'un pays bloqué. Regardez les belges, ils sont restés sans gouvernement "efficace" pendant plus d'un an et ce n'etait pas le foutoir pour autant, bien au contraire.
Aucune reforme serieuse ne sera acceptée en france par la rue tant que les gens se sentiront aussi mal representés.
La democratie parlementaire ce n'est pas aussi grave que ce que vous semblez croire.
Réponse de le 27/04/2019 à 8:04 :
Malheureusement 20%, c'est largement insuffisant
a écrit le 26/04/2019 à 22:45 :
20 Milliards rajoutés au budget, un déficit annuel chronique de 60 Milliards auquel il faudra rajouter une bonne partie de ce budget supplémentaire et déjà 2300 Milliards de dette cumulée, et les boulets jaunes qui en redemandent et qui vont continuer leurs randonnées urbaines.Autant d'hypothèques sur la tête de la nouvelle génération.
a écrit le 26/04/2019 à 21:13 :
Si Macron a des problèmes de budget, il a des recettes fiscales énormes à inventer, en particulier :

TAXER et IMPOSER LOURDEMENT TOUS LES LOCAUX VACANTS qui coutent un pognon de dingue aux collectivités locales

TAXER et IMPOSER LOURDEMENT LES RESIDENCES SECONDAIRES qui coutent aussi un pognon de dingue aux collectivités locales

TAXER LOURDEMENT LES MARCHANDS DE SOMMEIL

ALORS mSIEUR MACRON, c'est lo ment de faire l'indispensable pour que les fiances publiques soulagent vos nuits difficiles

pas besoin de blals blas

des actes, des taxes, des supers impôts sur l'immobilier des rentiers,

créez la CSGIM CSG IMmobilier
Réponse de le 27/04/2019 à 15:36 :
Mais bien sur, il n'y a pas assez de taxes en France!
Réponse de le 27/04/2019 à 20:30 :
Et si on imposait tout le monde au premier centime.... ça apprendrait à certain de respecter les biens publiques vu que ça serait aussi une partie de leur impôts
a écrit le 26/04/2019 à 18:47 :
Sur toutes les lèvres, sur tous les tons journalistiques : "A t"il changé" moi cela fait 50 ans que je veux changer et pas moyen ! S'il y a une recette miracle pour se métamarphoser , prière de me donner la recette (urgence vu l'âge)
a écrit le 26/04/2019 à 16:51 :
pour les retraites indexées faudra que certains révisent un peu .
c était déjà prévu a l agenda de 2020/21 et voté lors des lois de finances 2018/19 de mémoire
donc macron n a rien donné de neuf que de la com.idem la prime d activité qu il a simplement avancé.
voila voila , sujet suivant ....
a écrit le 26/04/2019 à 16:50 :
Macron c'est l'homme qui valait 30 milliards. Franchement il a raison il faut supprimer l'ENA et les grands corps de l'Etat.
a écrit le 26/04/2019 à 16:23 :
attention au pari à la sarkosy...... meme s il n y parait pas, on a baissé bcp d impôt....en particulier la TH....dont l impact global est environ 20 milliards,.dépensé 10 milliards en décembre....re 10 milliards maintenant.....

croisons les doigts pour que la croissance soit à 1.4..... sinon le retour de baton viendra tôt ou tard

ceci étant..... même si je n apprécie pas macron....... la france est dans un énorme foutoir à tous les étages et remettre de l ordre la dedans n est franchement pas une mince affaire

ceci étant, plutôt que de baisser tous ces impôts, je me demande s il n aurait pas été plus sage de "financer" de l investissement productif en cherchant comment contourner les règles de bruxelles
Réponse de le 26/04/2019 à 22:48 :
Et comment font tant d'autres pays européens pour financer l'investissement productif en respectant les règles européennes ?
Ne serait ce pas que la France s'entête à refuser de voir la réalité en face pour se distinguer dans l'innovation bien présentée , bien fagotée en théorie mais à coté de la plaque en pratique ?
Pourquoi aller chercher le bouc émissaire à Bruxelles quand la problématique est toute nationale ?

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