La France tiendra-t-elle son cap budgétaire pour 2017 ?

 |   |  662  mots
Le ministre des Finances Michel Sapin estime légitime les gestes budgétaires de l’Etat en faveur des collectivités locales et des ménages.
Le ministre des Finances Michel Sapin estime "légitime" les gestes budgétaires de l’Etat en faveur des collectivités locales et des ménages. (Crédits : © Mike Segar / Reuters)
Le chef de l'Etat François Hollande fera en 2017 plusieurs gestes budgétaires pour les ménages et les collectivités locales. De quoi remettre en cause les engagements de la France vis à vis de Bruxelles ? Non, selon Bercy, qui met en avant « l'intangibilité » de ses engagements budgétaires.

Ces dernières semaines, le chef de l'Etat François Hollande a annoncé pour 2017 plusieurs gestes budgétaires en faveur des collectivités locales et des ménages. Ceux-là même qui ont le plus été sollicités durant le mandat de François Hollande, que ce soit par le biais des baisses de dotations de l'Etat, ou par des hausses d'impôts pour les ménages en début de mandat. François Hollande a notamment annoncé la semaine passée lors du 99ème congrès des maires que la baisse des dotations aux communes en 2017 serait divisée par deux, soit un geste d'un milliard d'euros pour les communes.

Par ailleurs, après six ans de diète, le gouvernement a décidé de revaloriser en deux temps (juillet 2016 et février 2017) de 1,2 % le point d'indice des fonctionnaires qui sert à la revalorisation des rémunérations. Ce dégel représente un coût en année pleine de 2,4 milliards d'euros pour les finances publiques. Enfin, si l'économie se porte bien d'ici l'été, il sera aussi annoncé une baisse des impôts pour les ménages. Bref, le gouvernement lâche du lest à quelques mois des échéances électorales françaises les plus importantes, une pratique courante dans ce type de période.

Bruxelles pleinement convaincu ?

Reste à savoir comment seront accueillies ces annonces successives par Bruxelles. Car le gouvernement s'est tout de même engagé vis à vis de ses voisins européens sur une réduction de son déficit en 2017 à 2,7 % du PIB, après 3,3 % en 2016. L'effort entre 2016 et 2017 représente ainsi plus du double de l'effort de celui prévu entre 2015 et 2016. Le mois dernier, Bruxelles soulignait que les prévisions pour 2017 étaient faites à "politiques inchangées", et ne tenaient  pas compte des mesures de correction insuffisamment spécifiées ou pas encore votées, comme les efforts sur les dépenses qui seront intégrés dans la loi de finances 2017.

Il faudra donc attendre la rentrée et la préparation de la loi de finances pour connaître précisément l'ampleur réelle de la hausse des dépenses fiscales et budgétaires prévues pour 2017. Toutefois, comme pour 2016, le gouvernement devrait une nouvelle fois pouvoir s'appuyer sur des montants historiquement élevés de crédits gelés placés dans la réserve de précaution -11 milliards d'euros en 2016 -, et qui par exemple sont sollicités cette année pour combler le trou de 4 milliards d'euros générés par l'annonce de mesures imprévues.

Des engagements intangibles

Du reste, après près de trois années où la France s'est montrée très bonne élève vis à vis des exigences européennes, serait-il possible de la voir prendre ses distances en 2017 par rapport à ses engagements budgétaires, pour miser davantage sur la croissance ? Non, répond le ministre des Finances Michel Sapin qui assure que les mesures annoncées par François Hollande « ne remettent absolument pas en cause la capacité de la France à réduire son déficit comme prévu ». Ainsi, le chiffre de 2,7 % de déficit pour 2017 est un élément « maintenu et intangible », indique le ministre des Finances. Ce n'est, en fait, qu'à partir de ce postulat que « le texte budgétaire de 2017 sera construit », explique-t-il aussi.

Et même s'il concède qu'au regard des efforts demandés ces dernières années, « il n'est pas illégitime que les bénéfices qui découlent de la meilleure santé de notre économie soient perçus par les collectivités locales et les ménages », force est de constater qu'un double discours est entretenu du côté de Bercy. Il est même dangereux à court terme pour l'exécutif en place. Car si les ménages ne ressentaient pas l'effet de trop faibles efforts budgétaires en leur faveur, nul doute que le gouvernement actuel le paiera dans les urnes en 2017.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 10/06/2016 à 7:58 :
il n'y a quand meme que mr Sapin pour oser defendre une telle thèse : on va depenser plus , mais on sera quand meme dans les cordes pour le deficit ...;Parions que celà va etre tenu pour 2016 ( peut etre avec un coup de pouce des " reports " ) et après , c'est 2017 et ...les elections . Finalement , le 3 eme bouquin de Zoé , ce n'est pas un pamphlet , c'est un mode d'emploi .
a écrit le 07/06/2016 à 14:11 :
En 2017 ils ne seront plus là, alors ce n' est plus leur problème !!ils peuvent donc raconter n importe quoi !! c est le président à venir qui devra régler tout cela!!! et également trouver l argent (nos impôts ) pour payer les cadeaux donnés ces dernières semaines par ce gouvernement !!!
a écrit le 07/06/2016 à 12:33 :
comment tenir son cap Budgétaire? la fonction publique ne connait que des revendications salariales! FONCTION PUBLIQUE: cela signifie au service du public??
a écrit le 07/06/2016 à 12:30 :
La tribune c'est devenu socialiste ! Après trois années où la France à été bon élève ! J'ai faillit m'étrangler en lisant ça ! Non notre pays a été un très mauvais élève qui a obtenu deux reports successifs contrairement au Portugal, Grèce, Italie, Espagne n'ont pas eu cette chance car leurs économies est plus faible. Ces pays ont non seulement réformé leur économie mais on en plus baisser leur déficit pour la plupart sous les 3 pour cent. Nous non, 0 réforme et pas de baisse du déficit. Symbole d'un pays en faillite irréformable qui ne vit que sur ses acquis ! Futur Disney Land et encore notre tourisme va lentement décliner au profit de la Grèce et d'autre pays du sud plus accueillants , moins chers , souvent bilingues et avec un meilleur service ! Junker et Moscovici ne nous ont pas sanctionné comme le prévoit les two packs et six packs seulement parce qu'on est la seconde économie européenne et qu'on s'en prend plus facilement aux petits pays, c'est tout !
Réponse de le 07/06/2016 à 13:42 :
Tout à fait d'accord avec Chris. J'ai failli m'étrangler à la lecture de cet article. La France sera balayée lorsque les taux remonteront.
Réponse de le 10/06/2016 à 8:00 :
vous decouvrez aujourd'hui ..." la voix de solferino " ?
a écrit le 07/06/2016 à 11:43 :
Croyez vous une seconde aux promesses et engagements de Sapin ? Si oui, vous êtes, aveugles ou naïfs. Combien de fois s'est-il engagé à diminuer le déficit et à le ramener à 3%, sans compter l'inversion de la courbe du chômage annoncée pour 2013. Que pèse pour le ministre des finances et son copain de l'Elysée une gestion irresponsable des finances publiques face au risque de non ré-élection de Hollande ? Rien puisque ce sont le contribuables qui casqueront.
Réponse de le 07/06/2016 à 16:06 :
Un exemple? l'année dernière ils ont fait mieux qu'annoncé à Bruxelles.
Vous vous souvenez d'où on arrive niveau déficit?
Niveau gestion des finances publiques, c'est pour moi les plus sérieux qu'on ait eu depuis longtemps (Jospin je pense), certes la moyenne est pas bien haute, au vue de la majorité parlementaire, c'est pas un mince exploit. Ca explique d'ailleurs une grande partie de leur (im)popularité, parce que les citoyens contribuables que nous sommes l'avons bien senti passé leur sérieux, comme la base électorale PS sur sa fiche de paie ou comme nos très chers élus locaux.
C'est pas simple de nous gouverner quand même...on veut tous voir nos impôts baisser, pas faire la queue à la préfecture, notre piscine municipale mais on veut pas voir de déficits. Enfants gâtés?
a écrit le 07/06/2016 à 10:12 :
Avec les inondations l'état va engranger de la TVA sur les travaux. Cela relancera un peu l'économie.
Réponse de le 07/06/2016 à 12:45 :
Faux ce que l'on va perdre dans un premier temps on ne va sans doute pas le récupérer plus tard. Et encore ça n'est même pas sûr car ça tombe en plein euro donc désastreux par rapport à notre image actuelle et future. On ne saura jamais combien on a perdu avec toutes ces grèves, inondations, violences dans les rues etc.. On a définitivement perdu la clientèle asiatique très soucieuse de sécurité. La clientèle française ne suffira pas à combler cela, de toute façons on a plus de sous, notre pouvoir d'achat est à cent lieues des autres pays. On est 22 iéme au niveau mondial pour le pouvoir d'achat derrière la Corée du Sud qui était naguère un pays du tiers monde et on va sans doute être rattrapé par l'Espagne et l'Italie qui eux avancent et ne gémissent pas tous les quatres matins !
a écrit le 07/06/2016 à 9:49 :
Après 3 reports d'échéances consécutifs, à BRUXELLES on sait très bien que la France ne sera pas dans les clous en 2017 pour passer de 3,3% à 2,7% la marche est très haute et aurait nécessité une absence de dépenses non financées distribuées par HOLLANDE.
Il est évident aussi que pour cause d'élection présidentielle (comme par hasard) on n'aura les chiffres du déficit 2017....que plus tard ! Enfin une petite embellie de croissance à 1,4 ou 1,5% ne permet pas de faire des miracles sur l'endettement d'un pays qui pourrait atteindre les 100% du PIB si toutes les dettes d'Etat comme les 50 milliards de la SNCF étaient comptabilisées.
a écrit le 07/06/2016 à 9:30 :
Depuis du presentation d'Euro physique, la France n'a jamais plus respecté l'accord du Maastricht. En clair, la France, et les autres pays du sud, se parasitent sur les etats membres quelles respectent le pacte. S'est l'heure du separation.
a écrit le 07/06/2016 à 9:00 :
On peut douter et être critique à certains égards, mais les résultats en la matière sont là: le déficit à largement baisser et on n'a pas dépasser le 100% de dettes qui semblaient pourtant probable. Sans remise en cause brutale à la PIGS, les marchés nous prêtent à des taux records, ce qui vaut quitus.
On va pouvoir laisser 2008 derrière nous et se préparer pour la prochaine. Avec un peu de croissance dans les années que l'on a devant nous, le moment va être idéal pour entreprendre les réformes que la plupart des pays OCDE ont accomplies. Du coup 2017 arrive à point nommé pour faire les choix. Pourtant, j'ai bien peur que les débats soient de très faibles niveaux...
Quoiqu il en soit le ou la prochaine Présidente aura une situation bien meilleure sur le front économique, qu'après Sarkozy, avec une contrainte budgétaire bien moins forte et pas de plans sociaux qui lui pète à la gueule en série.
Réponse de le 07/06/2016 à 12:56 :
N'importe quoi ! Le candidat de 2017 va récupérer un pays encore plus endetté qu'en 2012 qui va dépasser les 100 pc de dette publique à cause de la dette de la SNCF et des chèques sans provisions qu'Hollande fait (intermittents, sncf,EDF, routiers,fonctionnaires, enseignants). Franchement ça va être un bilan catastrophique. Pas de plans sociaux mis en jachère ? A voir, la tentation sera grande de décaler dans le temps les plans sociaux. Enfin bref Hollande a fait pire que Sarkozy sur le plan du chômage sans crise majeure type 2008 ! C'est là où le bilan de Hollande est lamentable je trouve !
Réponse de le 07/06/2016 à 15:52 :
ben la dette SNCF ( pas oublié qu'ils ont pris celle du réseau entre temps en plus) elle existait avant à ce moment là...si vous comptez comme ça vous pouvez ajouter les retraites des fonctionnaires aussi d'ailleurs et là je vous dis pas la migraine...Donc toute chose égale par ailleurs la dette ne dépassera pas les 100% (piètre satisfaction cependant...)
Pour le chômage le quinquennat n'est pas fini et les chiffres de création d'emplois marchands n'avait pas été vus depuis des années et des années, il faut faire avec notre démographie. Espérons que la tendance se poursuive, pas pour Hollande ou le ou la suivante, mais pour nos comptes publics et notre moral.
Si le chômage n'a pas encore plus augmenté en pleine crise, c'est grâce au chômage partiel et au comportement des entreprises qui n'ont pas (pu et voulu) virer leur salarié (ça se voit au taux de marge par exemple), classique chez nous. C'est pourquoi les chiffres ne baissent encore que très peu et que la plupart des économistes sont d'accord pour dire que si on réforme le marché du travail, il y aura nécessairement de nombreux licenciements dans un premier temps car il y a encore du sureffectif.
Pour mémoire Sarkozy a augmenté massivement les impôts lors de sa dernière année quand il a du enfin s'attaquer aux déficits (2007 Filllon parlait d'état en faillite pourtant tandis que Sarkozy demandait du temps à l'Eurogroupe pour creuser un peu plus avec son paquet fiscal...)alors que Hollande a du le faire dès le début sous la pression intense et logique de nos partenaires européens. Ce sera moins le cas du prochain Président (e) et je maintiens que la situation sera beaucoup plus confortable qu'en 2012. Encore une fois espérons que de bons choix soient faits dès l'élection, il serait temps et le moment du cycle économique parfait ( à notre échelle tristoune s'entend, ou 2% de croissance sont une sorte de Nirvana ...).
Réponse de le 10/06/2016 à 8:03 :
c'est du second degré ?
a écrit le 07/06/2016 à 7:25 :
Il sème les euros ! Vous récolterez les impôts !! C’est pas beau la générosité socialo ? d’autant plus qu’il ne sera plus là !!!
Allez vas- y ! la dette de La France explose ( 2665 € à la seconde )
a écrit le 07/06/2016 à 5:43 :
Pour appaiser la société il faut un système plus redistributif!les écarts ne cessent d'augmenter dans notre pays.il faut augmenter la fiscalité de transfert sur l'immobilier,sur les placements financiers et les entreprises qui ont touché le cice.augmentation des petites retraites,des allocations logement,du budget culturel et associatif, et des minimas sociaux.si on ne le fait pas ,le pays va vers l'explosion
Réponse de le 07/06/2016 à 9:55 :
A élu ps : Cela fait bien longtemps que j'ai sorti le mot "redistribution" de mon vocabulaire et pire depuis 2009 comme non résident m'efforcer de ne plus rien payer en impôts et taxes pour un pays fonctionnarisé à outrance où la dépense publique culmine à 57,3% du PIB (champion de l'U.E.) et où l'assistanat est préféré au travail, à l'effort et à la vérité sur la situation économique d'un vieux pays non réformable.
a écrit le 06/06/2016 à 23:22 :
Apres de longues années d'efforts pour redresser la France, il est tout a fait normal que nous bénéficions d'une partie du fruit de ces efforts. ,
a écrit le 06/06/2016 à 23:14 :
Sapin va devoir tirer plus fort sur le string !
a écrit le 06/06/2016 à 23:03 :
Ce type n'a pas encore compris que l'équilibre du budget est à 0 % de déficit et non pas à 3 %. Les autres pays y arrivent....
Réponse de le 07/06/2016 à 7:05 :
Vous faites mauvaise route, comme la prétendue vertueuse Allemagne: l'enrichissement futur dépend d'un endettement intelligent.
a écrit le 06/06/2016 à 22:54 :
En tout état de cause, la France a voté non en 2005. Il faudrait tout de même avoir le courage d'envoyer paître la commission européenne, assez corrompue si j'en juge ce que les journalistes rapportent de ses liens avec les lobbies industriels..
a écrit le 06/06/2016 à 19:33 :
Hollande fait des chèques en bois tous les jours. Beau quinquennat 5 millions de travailleurs précaires ou au chômages, 2100 milliards de dettes , pléthore d'élus,
une fiscalité confiscatoire etc... Sapin va nous dire que tout va bien , on croit rêver.
Réponse de le 07/06/2016 à 7:10 :
Vos incantations sont inutiles, FH n'est que très partiellement responsable de la situation dans laquelle nous sommes, et dont FH fait ce qu'il peut pour nous sortir; en 4 ans il a plus fait pour les entreprises que 10 ans de droite pépère. On voit aujourd'hui où sont les conservatismes, cela ne sert à rien de les encourager.
a écrit le 06/06/2016 à 18:49 :
Non le clientélisme, la corruption passive, les emplois fictifs (commissions et les machins bidules producteurs de rapport coûteux et inutiles, sans parler de ceux qui ne produisent rien) des copains et des copines feront que les 3% +- 0.5 pts (flou ou halo) ne seront pas atteint. L'Euro de foot nous coûtera bien plus que prévu, les inondations, les grèves également. L'année est pas finie. Le trou des exportations et d'autre plaies peuvent aggraver le déficit. Il ne faut pas oublier que nous sommes en France.
a écrit le 06/06/2016 à 18:24 :
Je pense que Bruxelles ne s'inquiète pas du tout, sachant que les "gestes budgétaires" sont faits dans un but électoraliste et qu'une fois les élections passées, le matraquage fiscal reprendra :-)
a écrit le 06/06/2016 à 18:10 :
Bien sûr que non ...! quoique ...en novlangue socialiste ...ca sera bien sûr que oui .....!
a écrit le 06/06/2016 à 17:02 :
De toute façon, il y aura un règlement de compte dans les urnes en 2017 ! A moins d'un an des échéances le Pays est beaucoup trop clivé et mécontent de sa situation pour qu'il en soit autrement.
Réponse de le 06/06/2016 à 19:32 :
Mon pronostic 1er ou 2ème, soit le F.N ou le Centre-droit, 3ème ou 4ème Montebourg ou Mélenchon, 5ème ou 6ème Moi Président Je, et N Hulot.
Réponse de le 06/06/2016 à 22:57 :
Exactement. Et ces élections ne règleront rien du tout. La commission européenne demeurera la patronne.
a écrit le 06/06/2016 à 16:59 :
Sa Cible officiellement annoncée, est celle qui ne paie pas d'impot : cette clientèle électorale est acquise en totalié à Le Pen, Mélenchon, Montebourg
a écrit le 06/06/2016 à 16:42 :
Impossible que les français ressentent une baisse d'impots et de C.S.G, et de Succession ( qu'il a doublé en 2012) . IL a annoncé que ce sont les foyers qui ne paient pas d'impots qui en bénéficieront. Ceux dont la fiscalité a flambé, il l'a dit, resteront aussi chargés.
a écrit le 06/06/2016 à 16:36 :
Votre commentaire

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :