La vente à perte de carburant sera-t-elle vraiment bénéfique pour le pouvoir d'achat ?
Pauline Chateau et Coline Vazquez
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ERIC GAILLARD
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« Avec cette mesure inédite, nous aurons des résultats tangibles pour les Français, sans subventionner le carburant », a vanté Elisabeth Borne, dans un entretien mis en ligne samedi sur le site du Parisien. Alors que les prix à la pompe sont repartis à la hausse ces dernières semaines, l'exécutif a annoncé que les distributeurs allaient être autorisés à vendre des carburants « à perte » pendant quelques mois. Que signifie concrètement cette mesure ? Comment sera-t-elle mise en place ? Comment va-t-elle se traduire pour le portefeuille des ménages ? La Tribune vous répond en cinq questions.
Qu'a annoncé le gouvernement ?
Les prix des carburants en France sont remontés régulièrement cet été. Début septembre en moyenne, le SP95-E10 se vendait à 1,9359 euro le litre, le gazole à 1,88 euro et le SP-98 à 2 euros. Les tarifs n'avaient pas été aussi élevés depuis avril pour l'essence et février pour le gazole, selon les statistiques du ministère de la Transition écologique.
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TotalEnergies et plusieurs grandes chaînes de supermarchés ont ainsi annoncé des remises sur le prix des carburants. Samedi dernier, l'exécutif, par la voix d'Elisabeth Borne, a toutefois franchi un cap, annonçant autoriser temporairement la revente à perte de carburant. Le projet de loi sera présenté en Conseil des ministres le 27 septembre, a indiqué Bercy à l'AFP.
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