Les demandes de crédit de trésorerie ont explosé au deuxième trimestre

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(Crédits : unsplash.com/photos/9iqqFZ7OuwY)
Le pourcentage de PME demandant un crédit de trésorerie a été multiplié par sept entre un trimestre d'avant-crise et le deuxième trimestre 2020, selon la Banque de France. La mise en place du PGE dans l'entreprise a remplacé les projets d'investissements.

Les demandes de crédit de trésorerie des entreprises sont en très forte croissance au deuxième trimestre en raison de la crise sanitaire, tandis que les demandes de crédit d'investissement ont à l'inverse reculé, selon des statistiques publiées mardi par la Banque de France.

Les PME sont 42% à avoir demandé un crédit de trésorerie durant le deuxième trimestre, après 17% entre janvier et mars, contre 6% chaque trimestre avant la crise sanitaire, selon la dernière enquête trimestrielle de la banque centrale.

Entre avril et juin, 28% des très petites entreprises (TPE) de moins de dix salariés ont demandé un crédit de trésorerie, contre 13% au trimestre précédent et également 6% en temps ordinaire.

Enfin, les entreprises de taille intermédiaire (ETI, entre 250 et 4.999 salariés) ont demandé un tel crédit à 40% au printemps, contre 22% cet hiver et 10% au dernier trimestre 2019.

Lire aussi : Le nombre des défaillances d'entreprises en forte hausse

Le PGE remplace les projets d'investissements

Ces hausses sont dues à la mise en place depuis mars des prêts garantis par l'État (PGE), demandés par près de 555.000 entreprises pour un montant total de 121,2 milliards d'euros, dont 115,1 milliards de prêts accordés, selon les derniers chiffres de l'institution.

La Banque de France ajoute que les crédits de trésorerie demandés ont été obtenus à 91% pour les ETI et à 94% pour les PME, ce qui constitue le "plus haut niveau historique" et à 90% pour les TPE, des taux atteints grâce au faible le taux de refus des PGE (2,7%).

Mais pour investir, seules 13% des PME ont fait une demande de crédit au deuxième trimestre, contre 22% au dernier trimestre 2019, selon les chiffres de la banque.

Pour les TPE, ces demandes sont tombées entre avril et juin à 6%, contre 11% au dernier trimestre 2019.

Enfin, près d'une ETI sur cinq (19%) a fait une demande de crédit d'investissement au deuxième trimestre, contre 18% au trimestre précédent.

Le taux d'obtention de ce type de crédits a presque retrouvé son niveau d'avant-crise pour les PME, à 95%, et a progressé de quatre points à 96% pour les ETI, mais il a diminué pour les TPE (de 88% avant la crise à 84%).

Selon une enquête publiée fin juillet par la banque publique Bpifrance, 41% des entreprises qui avaient des projets d'investissement avant la crise comptaient les reporter et 18% les annuler.

Lire aussi : Prêtes à absorber les faillites, les banques planchent pour aider les PME

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Commentaires
a écrit le 05/08/2020 à 9:00 :
Toujours pareil, une crise serait le moment opportun de séparer le bon grain de l’ivraie à savoir ne sauver et financer que les actionnaires, dirigeants et salariés les meilleurs et laisser tomber les autres.

Le problème majeur étant que ces autres de part leur médiocrité génétique sont les premiers à soudoyer les politiciens générant ce tas de rien et ne pouvant qu'amplifier par 100 l'effet d'une crise.

C'est l'empire des faibles.
Réponse de le 08/08/2020 à 13:34 :
Un bon ouvrier sous payer change d'emploi avec augmentation à la clé... Les entreprise ne veulent plus de bon employé mais préfère des chiens chiens qui râleront pas et feront bêtement ce qu'on leur demande sans aucun réflexion; et il resteront de peur du chômage. Quand à l'entreprise il est plus facile pour elle de donner une fiche bêtement à suivre et qui produira 10 pièces par jour que d'avoir un bon employé qui en fera 4 fois plus mais qui le jour où il partira sera pas remplaçable (c'est d’tailleurs pour cela aussi que les entreprises robotises,
a écrit le 04/08/2020 à 17:26 :
Les taux continue de baisser avec un dollars inférieur a l’euro
Mar contre destruction d’emploi en masse, d’abord les états et les entreprises qui vont se refaire une santé avant la 2 ème vague .
d’après des financiers : les dossiers sont à la tête du client.

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