Les syndicats unis dans le rejet de la réforme des retraites
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JEAN-PAUL PELISSIER
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d'entre eux, à commencer par ceux de la SNCF, appellent à poursuivre
la grève avec, comme point d'orgue, lemardi 17 décembre pour une j
ournée de mobilisation interprofessionnelle massive.progressivement amené à 64 ans et "
un système de bonus-malus", a précisé le premier ministre. Une mesure qui a fait sortir le syndicat de ses gonds.
"La ligne rouge est franchie", a noté, sèchement, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger.Le numéro un de la CFDT doit réunir les instances de son syndicat dans l'après-midi pour "décider des actions dans les jours à venir". De son côté, l'UNSA, le second syndicat à la SNCF, dit regretter des mesures qui ne sont "pas à la hauteur" des revendications. Laurent Escure, son secrétaire général, a évoqué sa "déception".
Il a, lui aussi, estimé qu'une "ligne rouge" avait été dépassée avec la décision d'instaurer un âge pivot à 64 ans. "On a eu la désagréable surprise, qui est une ligne rouge pour nous, qui est la question de la mesure d'âge", a déclaré M. Escure qui a assuré que la mobilisation de ses fédérations à la SNCF, la RATP et chez les enseignants pourrait "se globaliser". En début d'après-midi, l'UNSA a appelé à "élargir" le mouvement et à l'installer "dans la durée".
"Le gouvernement s'est moqué du monde" a réagi, pour sa part, le numéro un de la CGT Philippe Martinez qui "ne croit pas que les cheminots seront satisfaits" par le discours d'Edouard Philippe. "Le gouvernement veut individualiser le système de retraite (...). Tout le monde va travailler plus longtemps, c'est inacceptable".
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Alors que la grève dure depuis une semaine, le discours d'Edouard Philippe "ne peut que confirmer la nécessité de renforcer la mobilisation", analyse Force ouvrière. Le syndicat appelle "l'ensemble des salariés du privé et du public à s'y associer".
La CFE-CGC reste elle aussi "dans le camp des opposants", selon son président François Hommeril qui juge la "réforme de plus en plus dangereuse". Dans la fonction publique, l'annonce de la "sanctuarisation" du niveau des pensions des enseignants, avec une revalorisation progressive à partir de 2021, n'a pas non plus satisfait.
"Le mécontentement et la détermination restent entiers", a réagi Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, première fédération syndicale chez les enseignants. "On ne sait toujours pas ce qu'Edouard Philippe propose pour compenser la fin du calcul des pensions sur les six derniers mois", a-t-elle déclaré.
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Visiblement satisfait, le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux a, lui, qualifié de "bon équilibre" les propositions présentées par Edouard Philippe, tout en regrettant d'avoir "perdu six mois". "Du côté des entrepreneurs que représente le Medef, c'est un bon équilibre entre une réforme qui est redistributive (...) et la nécessité que tout ça doit être financé par quelqu'un et donc qu'il faut, quand c'est possible, qu'on travaille plus longtemps".
Côté politique, le président de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon s'est exprimé sur Tweeter.
(Avec AFP)
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