« Le temps du système universel est venu, celui des régimes spéciaux s'achève » (Édouard Philippe)

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Edouard Philippe a confirmé la suppression des régimes spéciaux, sans donner de calendrier précis.
Edouard Philippe a confirmé la suppression des régimes spéciaux, sans donner de calendrier précis. (Crédits : Reuters)
RÉFORME DES RETRAITES. Universalité, équité et responsabilité... Tels sont les trois principes mis en avant par le Premier ministre pour présenter la réforme des retraites, dont le détail a été dévoilé, ce mercredi, devant le Conseil économique, social et environnemental (CESE). La Tribune revient sur les principales mesures annoncées.

« Le temps est venu de construire un système universel de retraite ». C'est en ces mots que le Premier ministre, Édouard Philippe, a introduit le projet de réforme des retraites, dont les détails ont été présentés, ce mercredi, devant le Conseil économique, social et environnemental (CESE).

En ce septième jour de grève, le chef du gouvernement s'est d'abord voulu rassurant :

« Je le dis aux Français : nous sommes peut-être en désaccord sur certains points, mais l'ambition d'universalité est une ambition de justice sociale. Il n'y a pas d'agenda caché, nous ne cherchons pas de petites économies ici ou là. Nous ne voulons léser personne mais au contraire protéger le pouvoir d'achat des travailleurs et des retraités, aujourd'hui et demain. »

Le système de retraite voulu par le gouvernement sera un système à points. « Nous nous engagerons à ce que la valeur du point ne soit pas fixée à la sauvette, au gré des difficultés budgétaires et nous demanderons aux partenaires sociaux de fixer sa valeur et son évolution », a précisé Édouard Philippe.

Le projet de loi, que le gouvernement veut "universel, équitable et responsable", sera prêt à la fin de cette année et examiné par le Parlement à la fin du mois de février 2020. En attendant, voici les principales mesures annoncées.

Les jeunes dans le régime universel dès 2022

La réforme ne concernera pas les générations nées avant 1975, qui continueront donc de bénéficier de l'ancien système. Les personnes nées après 1975 verront leur retraite calculée jusqu'en 2025 selon le système actuel d'annuités, et passeront au nouveau système à points à partir de 2025. Enfin, « ceux qui entreront pour la première fois sur le marché du travail en 2022 intégreront directement le nouveau système de retraite », a précisé Édouard Philippe.

Les régimes spéciaux supprimés, sans agenda

Lors de son allocution, le Premier ministre a officialisé la suppression des régimes spéciaux. « Le temps du système universel est venu, celui des régimes spéciaux s'achève », a-t-il déclaré, tout en assurant que cette transition se ferait « sans brutalité ». Toutefois, la majorité n'a pas donné de calendrier quant à la suppression effective de ces régimes spéciaux, et notamment ceux de la SNCF et de la RATP.

Un âge d'équilibre fixé à 64 ans avec bonus-malus

« Pour garantir les pensions [...] sans augmenter les impôts, la seule solution est de travailler, progressivement, un peu plus longtemps », a insisté Édouard Philippe. En ce sens, le gouvernement prévoit d'instaurer, d'ici 2027, un âge d'équilibre à 64 ans avec un « système de bonus-malus », qui reste à définir. Pour autant, le gouvernement maintiendra l'âge minimal de départ à la retraite à 62 ans.

Lire aussi : Retraites : le gouvernement doit avoir le courage d'aller jusqu'à 65 ans, juge Xavier Bertrand

« Protéger les plus fragiles », et notamment les femmes

Une large partie du discours a porté sur la volonté affichée par Édouard Philippe de « protéger les plus fragiles ». En ce sens, le gouvernement prévoit de garantir une pension minimale de 1000 euros net par mois, pour une carrière complète au SMIC.

« Les femmes seront les grandes gagnantes du système universel », a par ailleurs promis le chef du gouvernement, en rappelant ce constat : « aujourd'hui, les pensions des femmes sont inférieures de presque de moitié à celle des hommes ».

La revalorisation des pensions des femmes passera, notamment, par un « rattrapage des salaires ». « Il a été engagé, nous essayons de l'accélérer », a précisé Édouard Philippe. « 80 000 femmes sont contraintes d'attendre 67 ans pour liquider leur retraite, a-t-il rappelé. A terme, elles pourront toucher leur pension deux à trois ans plus tôt ».

Mais le gouvernement veut aussi « accorder des points supplémentaires à chaque enfant et ce, dès le premier enfant, et non à partir du troisième comme aujourd'hui. Cette majoration de 5% par enfant sera accordée à la mère, sauf choix contraires des parents. »

Une prise en compte de la pénibilité étendue

Les personnes exerçant des « métiers usants » auront la possibilité de partir deux ans plus tôt, y compris, grande nouveauté, pour les fonctionnaires.

Le gouvernement a par ailleurs annoncé l'assouplissement des critères pour la prise en compte du travail de nuit. Enfin, pour les aides-soignantes spécifiquement, Édouard Philippe a annoncé la mise en place d'un « nouveau dispositif permettant le financement d'un temps partiel en fin de carrière pour [celles] qui le sollicitent ».

Philippe souhaite l'arrêt de la grève

« Il me semble, a expliqué le Premier ministre en guise de conclusion, que les garanties données aux populations les plus inquiètes justifie que le dialogue reprenne et que la grève, qui pénalise des millions de français, s'arrête. » Les annonces faites par Édouard Philippe ne semblent pourtant pas avoir apaisé la colère des syndicats. Ceux de la SNCF ont par exemple d'ores et déjà annoncé leur intention de renforcer la mobilisation.

Lire aussi : Retraites : "Nous tiendrons jusqu'au retrait", prévient Philippe Martinez

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Commentaires
a écrit le 13/12/2019 à 16:50 :
J'espère juste qu'une "loi rétroactive" sera votée en force par le futur gouvernement pour condamner très fermement les 60% d'incompétents ou/et escrocs, incapables de remplir leur déclaration d'impôt correctement (10 000 euros de redressement moyen ! Depuis combien de temps font-ils ces erreur ? Combien sont-ils dans l'hémicycle à avoir aussi ces problèmes de mathématiques ?).. et qui nous GOUVERNENT, en incluant l'initiateur du "droit à l'erreur" (ou plutôt droit à l'escroquerie ! > un véritable scandale nationale digne d'une république bananière)

De tels écarts dans le privé = licenciement !
a écrit le 12/12/2019 à 18:56 :
Et quand est il du salaire a vie du président? Après tout il a cotisé seulement 5 ans de quel droit a t il droit a son salaire à vie? Et a quoi lui sert il vu qu'il a aussi garde du corps, chauffeur... a vie? Bien évidement cette même question s'applique aussi aux hauts politiciens de l'état qui serte n'ont pas droit à un salaire a vie mais gardent leurs avantages...
a écrit le 12/12/2019 à 10:58 :
Les semaines a venir vont etre decisives. Ca va chauffer grave.
a écrit le 12/12/2019 à 9:16 :
5% aux mères !!!! De qui on se fout !!
a écrit le 11/12/2019 à 23:20 :
Le temps de l enfumage est venu. Les effets de l âge pivot se feront sentir en 2022
( pour la génération 1960) alors qu on nous annonce une entre en vigueur du système par points pour la génération 1975. Le mensonge par omission est un art chez E PHilippe..
a écrit le 11/12/2019 à 22:01 :
Les syndicats ont déjà lamentablement échoué lors de la négociation de l'assurance chômage et l'état les laissé au bord du chemin. Qui s'en plaint encore aujourd'hui?
Les syndicats n'ont décidément rien compris et fonctionnent toujours sur des schémas dépassés
Réponse de le 12/12/2019 à 12:04 :
à commencer par les premiers concernés, à savoir les travailleurs précaires ballotés de CDD e CDD.

Le régime était en déficit, mais il faut comprendre que le gouvernement passe son temps à imposer des décotisations sur les charges salariales qui ne sont jamais compensées.

je constate que les finances des complémentaires (Argic, Arco), gérées par les syndicats sont très saines. En fait il n'y a que les régimes gérés par Bercy qui sont en mauvaise posture.

Ce qui fait craindre le pire quand la totalité du régime des retraites sera géré par Lemaire, le chéri de ces dames et l'adepte des piscines en plein air...
a écrit le 11/12/2019 à 18:44 :
le compte n'y est pas ,il reste les sénateurs anciens présidents et premiers ministres à montrer l'exemple ; ce qui est bon pour les français le sera aussi pour eux
a écrit le 11/12/2019 à 17:48 :
Le gouvernement ne "travaille" que sur les "conséquences" mais ne veut rien accepter sur les "causes" de notre situation; chômages, travailleurs détachés, immigration et travailleur au noir, mais surtout délocalisation de nos entreprises et libre circulation concurrentielle, et on ne parle plus de TVA sociale pour plus de compétitivité des produits français, bref... l'uniformisation de la zone euro est le dogme appliqué par plus de régression. L'avenir n'est pas "progressiste"!
a écrit le 11/12/2019 à 16:36 :
Le gouvernement cherche simplement à mettre en application les recommandations de Bruxelles.
Le Président français et le gouvernement n'ont AUCUNE latitude sur la question.
De leurs points de vue, ils sont rationnels, cohérents; mais cela ne suffira pas pour pouvoir s'inscrire dans le monde phénoménal.
Lorsque l'U-E ne sera plus, il faudra reconstruire tout ce que des nihilistes auront détruit.
Ce sera un vaste chantier comparable à celui que le Conseil National de la Résistance a réalisé, toutes tendances politiques incluses.Ce qui vient est dramatique, accrochez vos ceintures.Il y a 10 ans j'avais choisi quelqu'un d'officiel à Bruxelles pour lui annoncer la future fin de l'U-E. Ce que j'avais indiqué a été utilisé, non pas pour accompagner un phénomène inéluctable mais pour doper la résilience de l'avorton d'Europe en question.
L'Europe américanisée est rejetée par les mondes supérieurs car elle n'est pas conforme au destin européen de l'Europe intégrale, incluant sa partie orientale.
Je n'en dirai pas plus sur l'avenir car je ne veux pas que des responsables indignes de leurs fonctions détournent une recherche dont l'objet avait été de proposer une transition la moins destructrice économiquement, socialement.
Amen.
Réponse de le 11/12/2019 à 20:34 :
Bruxelles n'en a rien à taper de la nature de notre régime de retraite.

Tout ce qu'ils veulent c'est que nos finances soient saines et ne plombent pas la crédibilité de la monnaie européenne.
Réponse de le 11/12/2019 à 20:50 :
@bof

Si,si :

Dans le cadre du semestre européen, la Commission européenne et le Conseil de l'UE ont adressé en juin et en juillet 2019 leurs dernières recommandations économiques pour la France. Les deux institutions soutiennent notamment la réforme des retraites, prévue par l'exécutif. Elle serait de nature à "contribuer à alléger la dette publique à moyen terme". Le 2 juillet 2019, le Conseil "Ecofin" de l'UE a notamment relevé que "les dépenses de retraite représentaient 13,8 % du PIB français en 2018 ; elles devraient en représenter 13,8 % en 2022, avant d’évoluer dans une fourchette comprise entre 11,8 % et 13,8 % à l’horizon 2070, suivant le taux de croissance retenu pour l’évolution dans le temps du PIB et de l’emploi".Alors que "plus de 40 régimes de retraite coexistent en France" actuellement, le Conseil préconise donc de "réformer le système de retraite pour uniformiser progressivement les règles des différents régimes de retraite, en vue de renforcer l'équité et la soutenabilité de ces régimes".
Pour parvenir à cette conclusion, les ministres européens des Finances se réfèrent aux recommandations de la Commission européenne, publiées le 5 juin dans le cadre du Semestre européen.
Réponse de le 12/12/2019 à 11:31 :
il s'agit de préconisations, on est totalement libre de les ignorer tant qu'on ne se met pas en position de devenir totalement dépendant de la BCE et du FMI, comme la Grèce en son temps.

Il me semble que le Portugal a superbement ignoré les avis de l'UE et refusé son aide pour pouvoir mettre en œuvre sa propre stratégie de sortie de crise. Et ça leur a plutôt bien réussi surtout comparé à la Grèce.

Réformer à toujours un coût initial et celle qu'envisage le gouvernement a déjà un coût immédiat de plus de 4 milliards en revalorisation des salaires des enseignants (300 € brut/mois). Je doute qu'à moyen terme ce cout baisse..... sauf s'il y a à coté une baisse drastique du montant moyen des pensions.

Raison de plus pour refuser cette réforme.
a écrit le 11/12/2019 à 16:35 :
Le gouvernement cherche simplement à mettre en application les recommandations de Bruxelles.
Le Président français et le gouvernement n'ont AUCUNE latitude sur la question.
De leurs points de vue, ils sont rationnels, cohérents; mais cela ne suffira pas pour pouvoir s'inscrire dans le monde phénoména.
Lorsque l'U-E ne sera plus, il faudra reconstruire tout ce que des nihilistes auront détruit.
Ce sera un vaste chantier comparable à celui que le Conseil National de la Résistance a réalisé, toutes tendances politiques incluses.Ce qui vient est dramatique, accrochez vos ceintures.Il y a 10 ans j'avais choisi quelqu'un d'officiel à Bruxelles pour lui annoncer la future fin de l'U-E. Ce que j'avais indiqué a été utilisé, non pas pour accompagner un phénomène inéluctable mais pour doper la résilience de l'avorton d'Europe en question.
L'Europe américanisée est rejetée par les mondes supérieurs car elle n'est pas conforme au destin européen de l'Europe intégrale, incluant sa partie orientale.
Je n'en dirai pas plus sur l'avenir car je ne veux pas que des responsables indignes de leurs fonctions détournent une recherche dont l'objet avait été de proposer une transition la moins destructrice économiquement, socialement.
Amen.
a écrit le 11/12/2019 à 16:14 :
Les exceptions accordés aux policiers, profs, etc sont la preuve que ce nouveau système n'est pas favorable aux cotisants... CQFD
a écrit le 11/12/2019 à 16:04 :
En dehors des régimes spéciaux, des régimes autonomes « la formule » parait intéressante reste que l’engagement du gouvernement par une loi qui garantit que le point ne sera jamais dévalué n’est pas crédible car les lois ne sont pas une règle d’or seul un engagement dans la Constitution pourrait être considéré comme garant et encore à condition que les deux chambres ne tombent pas d’accord pour modifier la Constitution à ce sujet, dans ce bon! palais royal de Versailles qui ironie représente lors de grandes messes les notables de la Véme la République. Autre point bien loin d’être clair quelle destination pour les économies de l’Arcco Argic environ 70 milliards. Le discours du premier ministre qui dit que cette « cagnotte » ne sera pas ponctionnée par le gouvernement d’aujourd’hui n’est pas une garantie pour demain. Enfin la retraite adossée au salaire il faut être un politique pour y croire. Les valses des différents gouvernements à ce sujet ou à celui du calcul du taux d’intérêt des livrets populaires ou des valses sur les contrats d’assurance vie montrent s’il en était besoin que la parole politique n’est pas une garantie bien loin delà. Pour que les engagements du Premier ministre soient une vérité il faudrait qu’il garantisse l’avenir économique de notre pays ce qui est impossible, en conclusion les garanties sont équivalentes aux visions de Mme Irma. En conclusion un nouveau ré gime de retraite beau sur le papier mais pas plus pérenne économiquement que celui d’aujourd’hui.
a écrit le 11/12/2019 à 15:55 :
L'argument de la justice sociale pour la défense de la réforme est une insulte aux français, un peu dans la lignée des "si je ne peut pas l'avoir personne ne l'aura" jouer sur de prétendu favorisé pour entrainer tout le monde vers le fond c'est ce que cette réforme est, si les régime spéciaux disparaissent il sera plus simple pour l'état de pratiquer son chantage a la manière de ce qui est en train d'arriver avec le chômage tout cela n'a pour but que de centraliser les fond sociaux au sein d'une même entité forcément plus facile a corrompre.
Réponse de le 11/12/2019 à 16:30 :
Pas d'accord.
Nous vivons plus vieux et en meilleure santé, c'est pas moi qui le dit ce sont les études actuelles qu'on trouve sur de nombreux sites. Il est prouvé aussi qu'il commence a y avoir moins d'actifs que de retraités. il faut donc faire quelque chose. ce gouvernement a au moins les c.... ou vulgaire a le courage, de lancer une réforme x fois reportée.
Réponse de le 11/12/2019 à 20:53 :
@ UnAvisEnPlus

"Nous vivons plus vieux et en meilleure santé"

Le calcul est fait sur la génération des baby-boomers nés entre 45/55 qui effectivement vont vivre plus longtemps et en meilleur santé ,pour les générations suivantes ,c'est déjà trop tard.
a écrit le 11/12/2019 à 15:46 :
Les hauts fonctionnaires et certains catégories A vont pouvoir sabrer le Champagne, leurs retraites avec leurs primes malgré le plafond à 120 000€ annuel, vont pour certains doubler. Les sans dents de la catégorie C vont regarder passer le train. Les énarques ont bien manoeuvré et les syndicats n ont rien vu venir !!!
Réponse de le 11/12/2019 à 16:27 :
heu, c'est le cas aujourd'hui. là il est dit que les hauts salaires cotiseront plus et qu'il y aura une pension de retraite minimum de 85% du SMIC minimum (1000euros)
Réponse de le 12/12/2019 à 11:39 :
1° ) le régime de cotisation actuelle pour les hauts salaires leur est moins favorable que celle qui est envisagée. Les hauts salaires cotiseront en réalité moins.

2°) la retraite minimale de 1000 € s'entend pour une carrière complète, ce n'est donc pas un minimum. Et franchement 1000€ à 65 ans après 43 ans de coisation, le gouvernement n'a pas de quoi se vanter.

Il y aura encore des gens qui partiront avec moins, à cause de carrières morcelées, de l'impossibilité de trouver un job à 55 ans, d'accidents de vie.
a écrit le 11/12/2019 à 15:33 :
Rien sur la RATP NI LA SNCF j'ai bien l'impression que comme avec les intermittants du spectacle pour l'assurance chomage rien ne sera fait Les privileges vont continuer il est vrai que les elus ne montrent pas l'exemple
Réponse de le 11/12/2019 à 16:25 :
Comme BA vous n'avez pas tout entendu. On parle des 42 régimes spéciaux, donc RATP et SNCF et intermittants du spectacle. Après le nombre de point définira le montant de la retraite et la pénibilité l'age de départ. pour les départ en 'avance' il est vrai que notre 1er ministre a dit :""Les droits à un départ anticipé seront ouverts pour les policiers, les personnels de l’administration pénitentiaire et les ingénieurs du contrôle de la navigation aérienne à compter de 52 ans, et pour les sapeurs-pompiers professionnels, la branche-surveillance des douanes et les policiers municipaux, à compter de 57 ans."
a écrit le 11/12/2019 à 15:22 :
Les syndicats feraient mieux de se rendre à l'évidence : contrairement aux autres, ce gouvernement ne baisse pas son froc devant la rue.
ça devait bien arriver un jour : le monde change.
Il va falloir trouver autre chose pour défendre les intérêts de ceux qui se sont servis avec une pelle à tarte dans le système de répartition mis en place il y a 75 ans.
Et arrêter de raconter n'importe quoi : personne ne veut fiche en l'air la solidarité.
a écrit le 11/12/2019 à 15:02 :
On résume , fusion des 42 régimes , 165 milliards de réserves que l'état va ponctionner. Retraite calculée sur 42 ans au lieu de 25 actuellement. Autrement dit, des pensions ridiculement basses. Le régime universel sera contrôlé par les parlementaires ,les partenaires sociaux vont perdre la main. Ce futur régime ressemblera certainement à notre actuelle sécurité sociale, un bazars mal géré et chroniquement en déficit.
Réponse de le 11/12/2019 à 16:18 :
ha, vous n'avez pas entendu l'ensemble des annonces ; les pensions ne seront pas 'basses', par contre un plancher existera (1000 euros) en % du smic. de plus pour vous les fonctionnaires, vous aurez une augmentation progressive .... dans le privé, on a rarement des augmentations mirobolantes et pas tous les ans.
a écrit le 11/12/2019 à 14:57 :
Deux ans de concertation, dites vous ? Et des fonctionnaires syndicaux qui jouent les vestales effarouchées ? Syndicalistes engraissés par les contribuables et auxquels on ne retient pas leur quota de salaire par journée de grève !
Et qui font joujou avec la démocratie
Salut les copains !
a écrit le 11/12/2019 à 14:50 :
et les privilèges des hauts fonctionnaires, combien de jours pour avoir la retraite de Ministre ? les députés ? Les sénateurs ? On en parle ?

La première vertue d'un dirigeant est l'exemplarité....

Autant dire que l'acceptabilité d'une quelconque remise en question des acquis du CNR est inexistante vu ceux qui la porte...
Réponse de le 11/12/2019 à 16:15 :
Voir sur le site :www.retraite.com ou taper dans votre moteur de recherche 'liste des 42 régimes spéciaux' et vous saurez que en effet l'exemplarité est sauvé
a écrit le 11/12/2019 à 14:44 :
Est-ce que le régime spécial parlementaires ( et ex ) sera touché ou est-ce un PRIVILEGE auquel on ne touche pas ???
Curieusement politiques et médias n'en parlent pas !
Réponse de le 11/12/2019 à 18:46 :
les députés et anciens ministres oui mais curieusement il manque les sénateurs ,ancien présidents et premiers ministres
a écrit le 11/12/2019 à 14:39 :
Les annonce faites par Philippe sont à verser dans le grand sot de ses blablas fouillis fatras incohérents ;

In finé, on finit par comprendre qu'Edouard PHILIPPE est désordonné dans ses idées et que ses décisions sont bonnes à jeter à la poubelle,

s'agissant du rapport Delevoye, l'on peut en brûler tous les exemplaires, pas besoin d'en garder un témoin tant il est le reflet de la stupidité.
Réponse de le 11/12/2019 à 14:52 :
Vous devez être très intelligent vite une réforme des retraites

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