Les villes moyennes séduisent de plus en plus de citadins
César Armand
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Les années se suivent et se ressemblent, crise sanitaire ou non. Dès qu'ils sont interrogés sur leur cadre de vie rêvé, les Français habitant dans les grandes villes, et plus généralement les métropoles, souhaiteraient tout quitter pour s'installer dans les villes moyennes, une notion géographique très française qui n'a pas d'équivalent dans le monde. Si l'on se fie à l'association d'élu(e)s locaux qui les représentent, Villes de France, il s'agit en effet des communes de 10.000 à 100.000 habitants et leurs agglomérations. Celles-là même où se trouvent déjà près de 30 millions d'habitants, soit la moitié de la population française.
En cette période de reconfinement, la Fabrique de la Cité, think-tank des innovations urbaines créé et soutenu par le groupe Vinci, a voulu creuser le sujet de ces villes intermédiaires qui gagnent des résidents, à l'inverse des grandes villes qui en perdent, au travers d'un sondage Kantar et Poltoc mené auprès de 1.800 Français et 1.001 habitants de villes moyennes. Objectif: dépassionner un débat qui tourne, encore trop souvent, entre une vision fantasmée, selon lesquelles elles seraient synonymes de bien-être et de nature, et un discours très dépressif sur le thème de la fermeture des commerces de centre-ville.
Il en ressort que ces citadins aspirent à une vie proche de la nature dans un logement spacieux. De même que 74% des sondés n'aimeraient pas vivre en région parisienne, 21% envisagent de quitter leur lieu de vie actuel, dont un tiers chez les habitants des grandes villes. Pourquoi ? Ils veulent vivre dans un endroit moins stressant, se rapprocher de leur famille ou trouver du travail.
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Quel que soit leur lieu de résidence, les sondés ont a un a priori positif de la ville moyenne. Dans leur grande majorité, ils jugent que c'est un territoire qui allie les avantages de la grande ville (commerces, services publics...) et des petites (proximité de la nature). Ce type de commune est en outre considéré comme plus dynamique économiquement qu'il y a une dizaine d'années (48%), et idéale pour y élever ses enfants (36% contre 31% pour la petite ville, 26% la campagne et 9% la grande ville). Et ce quelle que soit la catégorie socioprofessionnelle (48% des hauts revenus à 4.500 euros et plus, comme 47% des professions intermédiaires).
César Armand