Loi Plein emploi : Olivier Dussopt, le ministre du Travail, pose la « première brique »
Fanny Guinochet
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Olivier Dussopt : « La question de la santé mentale s'impose comme une priorité... notamment en matière d'usure professionnelle »
SARAH MEYSSONNIER
Le ministère du travail a rendu public les résultats et préconisations des assises du travail, sur lequel les partenaires sociaux ont échangé et travaillé pendant plusieurs mois. Ce rapport confié à Jean Dominique Senard, président du groupe Renault, et Sophie Thiery, présidente de la commission Travail et emploi du Conseil économique, social et environnemental (CESE) a été présenté ce lundi 24 avril au ministre, Olivier Dussopt. Intitulé « Re-considérer le travail », ce rapport jette de grandes mesures...
Ces assises sont comme « une première pierre... ce rapport nous sera utile, aujourd'hui c'est une des briques » du futur texte Plein Emploi. C'est en ces termes qu'Olivier Dussopt, le ministre du Travail, a commenté la remise de ce rapport qui se veut une synthèse de plusieurs mois d'échanges, y compris en région, avec des acteurs du monde du Travail, des partenaires sociaux etc.
Les Assises du travail ont été lancées le 2 décembre dernier, avant le conflit sur les retraites. Elles donnent lieu à un rapport de soixante-dix pages, rédigé et coordonné par Jean-Dominique Senard, le président de Renault et Sophie Thiéry, présidente de la commission Travail et emploi du Conseil économique, social, et environnemental, (CESE) et remis au ministre. Dix-sept recommandations en découlent.
Un pacte employeurs-travailleurs
« Concilier les objectifs économiques et le bien-être des actifs », « Remettre le travail au cœur du débat public », « Repenser le travail et toutes ses conséquences en termes de qualité et de santé »... Le ministre du Travail, qui n'a pas caché sa satisfaction de passer à autre chose après la violente bataille contre la réforme des retraites, a répété son intention de répondre aux aspirations des Français en matière d'emploi. Aussi, ce rapport vise-t-il à aider à la création d'un pacte employeurs-travailleurs.
Si le ministre s'est félicité qu'il n'y ait pas de grande démission en France, il souhaite répondre aux attentes des actifs dont la quête de sens au travail est de plus en plus forte, selon lui. Notamment depuis la crise sanitaire.
Il prend note aussi d'un enseignement important qui ressort de ces Assises du travail : l'aspiration à plus d'autonomie, notamment chez les plus jeunes. L'une des recommandations est d'ailleurs de favoriser la formation des managers.
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Parmi les mesures phares : un Compte épargne temps universel
Permettre de garder les jours de congés non pris pour les utiliser plus tard quand on en a besoin : c'est l'une des principales recommandations de ces Assises du travail. L'idée serait de mettre en place un système de portage extérieur à l'entreprise, comme le compte personnel de formation, lequel permettrait, en cas de changement d'entreprise ou même de statut, de bénéficier au fil de sa carrière des jours de congés non pris. Ce compte existe déjà dans certaines entreprises, l'idée serait donc de le généraliser. Une suggestion qui se rapproche de celle de la CFDT qui milite depuis plusieurs années pour une banque du temps.