Malgré la pandémie, le patrimoine économique national a atteint un sommet
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Le patrimoine des ménages a pu profiter de la hausse marquée des prix de l'immobilier.
Reuters
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Le patrimoine des ménages a pu profiter de la hausse marquée des prix de l'immobilier.
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La pandémie continue de donner le vertige aux comptables nationaux. En dépit du violent plongeon de l'économie française d'environ 8% en 2020, le patrimoine économique national, c'est-à-dire la différence entre la valeur des actifs (financiers et non financiers) et celle des passifs (par nature financiers) dans les secteurs public et privé, bat des records. Selon la dernière étude de l'Insee dévoilée ce vendredi premier octobre, le patrimoine net financier s'est élevé à 17,682 milliards d'euros fin 2020, soit une hausse de 6,9% par rapport à 2019. Ce montant vertigineux qui prend en compte le patrimoine des ménages, des entreprises et les administrations publiques s'établissait à environ 16.420 milliards un an plus tôt.
Le patrimoine des ménages s'est établi à 13.440 milliards d'euros à la fin de l'année 2020. Il a ainsi augmenté de 6,4% contre 7% en 2019. A l'intérieur de ce patrimoine, l'immobilier constitue le principal moteur de cette dynamique. En effet, le patrimoine des ménages a pu profiter de la hausse marquée des prix de l'immobilier (construction et terrains bâtis). En dépit de la crise sanitaire qui a chamboulé les transactions en 2020, le marché de l'immobilier a été relativement porteur au deuxième semestre au moment de la réouverture de l'économie. Il faut néanmoins rappeler que cette hausse des prix de l'immobilier n'a pu profiter qu'aux ménages propriétaires et aux investisseurs.
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Le patrimoine financier des ménages a bondi de 6% en 2020 pour atteindre plus de 4.300 milliards d'euros. La mise sous cloche de l'économie tricolore pendant une longue période a fortement réduit les possibilités de consommer. En outre, la mise en place d'un arsenal de dispositifs pour soutenir le revenu des ménages a permis la constitution d'une épargne importante qui reste cependant inégalement répartie. La plupart des enquêtes menées par des économistes ont montré que cette montagne d'épargne avait été principalement accumulée par les foyers les plus aisés. En effet, une grande partie de leurs dépenses de consommation (voyages, hôtellerie, luxe, restaurant) a été "empêchée" par les mesures de confinement ou de restriction.