Plan de relance européen : la France attend 40 milliards à partir de juillet

L'Hexagone devrait progressivement recevoir la part des fonds prévue par le plan de relance européen d'un montant global de 750 milliards. L'objectif est de financer des projets d'investissements des Etats membres dans la transition verte et numérique.

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La France recevra à partir de juillet les premiers fonds du plan européen, a annoncé lundi le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes.
La France recevra à partir de juillet les premiers fonds du plan européen, a annoncé lundi le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes. (Crédits : BENOIT TESSIER)

Alors que les Vingt-Sept ont ratifié le dispositif permettant à la Commission européenne d'emprunter sur les marchés pour le plan de relance européen le 27 mai, la France devrait commencer à recevoir sa part à partir du mois de juillet, a annoncé lundi Clément Beaune, le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes.

Les parlements d'Autriche et de Pologne - les deux derniers Etats membres qui ne s'étaient pas encore prononcés -  ont en effet approuvé le 27 mai ce plan de 672 milliards d'euros pour surmonter les conséquences économiques de la pandémie de Covid-19. « Avec les votes positifs des parlements autrichien et polonais aujourd'hui, les 27 Etats membres ont finalisé le processus parlementaire d'approbation », avait d'ailleurs salué le commissaire européen au Budget Johannes Hahn sur Twitter.

Dans le détail, il s'agit du plan massif de 750 milliards voté par l'UE en 2020 ; la différence de montant étant une rallonge de 47,5 milliards d'euros pour le programme "REACT-EU" destinée à la reprise et la cohésion des territoires.

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 Plus de 40 milliards pour la France

« On attend un peu plus de 40 milliards d'euros pour la France, ça va commencer à arriver à partir du mois de juillet, plus tôt qu'on ne le disait il y a quelques semaines », a déclaré Clément Beaune sur France info.

Le ministre a par ailleurs rappelé que « plus du tiers » du plan de relance français d'un montant total de 100 milliards d'euros avait déjà été engagé, sans attendre l'arrivée de la contribution européenne.

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D'une ampleur inédite, avec 672 milliards d'euros de subventions et de prêts accordés aux pays membres de l'UE, le mécanisme financé pour la première fois par un recours commun à l'emprunt incarne la solidarité européenne face à la crise du Covid-19. La ratification des Vingt-Sept étant indispensable pour emprunter l'argent nécessaire sur les marchés, une seule signature manquante pouvait faire dérailler le projet.

Chaque pays de l'UE a la possibilité de déposer à Bruxelles un plan d'investissements associés à des réformes structurelles. Dix-neuf Etats sur 27 ont déjà soumis leur projet à la Commission, qui a deux mois pour les examiner et les approuver. Le Conseil européen, qui représente les Etats membres, aura ensuite un mois pour donner son feu vert.

L'Espagne et l'Italie devraient être les principaux bénéficiaires avec près de 70 milliards d'euros chacune, devant la France.

L'argent doit permettre de financer la rénovation thermique de bâtiments, des projets ferroviaires, des bornes de recharge pour véhicules électriques, des réseaux de télécommunications à haut débit ou encore des infrastructures de stockage des données...

L'Europe souffre toutefois de la comparaison avec les Etats-Unis où des aides plus massives ont été débloquées plus vite, tandis qu'une campagne de vaccinations plus rapide a permis à l'économie américaine de prendre un temps d'avance.

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Commentaires 2
à écrit le 01/06/2021 à 9:15
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Bref énième distribution aux copains, qui augmentera d"autant la crise, qui ne donnera encore une fois rien, pour finir par dire qu'il faut moins donner aux pauvres et aux salariés et que le "koudutravail" gna gna gna et gna gna gna... Une rengaine.

à écrit le 31/05/2021 à 19:06
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le plan de dons aux entreprises amis de la présidence en fait ! depuis le covid, c'est l'assurance d'état patronal qui finalement lorsque l'on parle de relance, les écarts de retour aux actionnaires et amis du pouvoir sur la simple période de la covi...

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