Présidentielle : une campagne pour 2022 ou pour 2027 ?
Marc Endeweld
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
JDussueil
Marc Endeweld
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
JDussueil
La présidentielle est plus que jamais l'élection reine de la Vème République. Depuis un an, c'est près d'une trentaine de responsables politiques, toutes tendances confondues, qui ont affiché leurs ambitions dans la course pour l'Elysée. Dans le lot, les cinq candidats pour la primaire écolo, mais ça se bouscule également à droite, et bien sûr, à gauche. En cette fin d'été, même ceux qui hésitaient ces derniers mois semblent prêts à se jeter dans la bataille. C'est le cas, par exemple, d'Arnaud Montebourg. Le néo-entrepreneur avait pourtant juré, il y a encore quelques semaines, ne vraiment pas avoir envie de revenir en politique... tout en ayant publié un livre vengeur, sous forme de droit d'inventaire du précédent quinquennat socialiste.
C'est que le choc entre Emmanuel Macron et Marine le Pen, qui était encore envisagé comme inéluctable au printemps dernier, n'apparait plus forcément comme aussi certain. Les élections régionales sont passées par là, elles ont montrées que ni Jean-Luc Mélenchon, ni Emmanuel Macron, ni même Marine Le Pen, n'arrivaient à s'inscrire territorialement. Aucun de ces grands leaders n'est arrivé à mobiliser les abstentionnistes. À son grand désespoir, Marine Le Pen n'a pas bénéficié de la colère grandissante dans le pays, au point d'être renvoyée (et associée) à ce « système qu'elle aime tant vilipender. De fait, cette colère a choisi la rue cet été pour s'exprimer avec les nombreuses manifestations anti-pass sanitaire un peu partout sur le territoire.
À lire également
Ce manque de dynamique de certains prétendants déjà déclarés attisent les ambitions des uns et des autres. Montebourg y va finalement car Mélenchon patine. Quant à l'amateur Zemmour, il compte créer la surprise face à un RN qui n'apparait pas en grande forme, malgré un air du temps particulièrement droitier et réactionnaire. Ceux-là se souviennent du précédent de 2017 où aucun des candidats présentés comme favoris ne réussit à se maintenir au second tour (voire même à concourir). Eux semblent croire à leur bonne étoile comme un certain Emmanuel Macron en 2017...
Marc Endeweld
« Le système international actuel est ploutocratique » : le scénario choc de Thomas Piketty pour une planète soutenable en 2100
🔴SpaceX, l'Australie contre les droits de douane de Trump, loi de programmation militaire... L'essentiel de l'actualité ce jeudi 4 juin
La crise énergétique menace jusqu'à 1,3 million d'emplois en Europe
Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France