Réformes : Castex a relancé les concertations avec les partenaires sociaux

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(Crédits : POOL New)
Jean Castex a ouvert depuis jeudi un nouveau cycle de concertations avec syndicats et patronat, dans un contexte d'incertitudes sur les conséquences sociales de l'épidémie et la poursuite des réformes comme celle des retraites, a annoncé mercredi soir Matignon à l'AFP.

Les rendez-vous s'enchaînent à Matignon. Le Premier ministre a reçu jeudi matin le président de la CPME François Asselin, puis doit rencontrer le patron de la CFDT Laurent Berger vendredi après-midi, avant d'autres rendez-vous la semaine prochaine. Ces réunions bilatérales, qui n'étaient initialement pas au programme de M. Castex cette semaine, doivent permettre de préparer la troisième "conférence du dialogue social" depuis son arrivée à Matignon, prévue en mars.

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a écrit le 22/01/2021 à 10:55 :
En parlant de retraite :


Le sujet est technique mais l’impact sur le calcul de la pension des salariés pourrait lui être bien réel. Ce mercredi 20 janvier, syndicats et patronat du conseil d’administration de l’Agirc-Arrco, régime complémentaire des salariés du privé, ont envoyé un courrier au Premier ministre pour faire part de leur crainte concernant le transfert du recouvrement des cotisations. Il doit passer, au 1er janvier 2022, de l’Agirc-Arrco à l’Acoss, la caisse nationale des Urssaf. Cette mesure déjà évoquée depuis plusieurs dizaines d’années a été actée dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2020.

Afin de comprendre les changements que cela engendre pour cette retraite complémentaire, il faut d’abord revenir sur son mode de fonctionnement. Dans ce régime, les cotisations versées et les droits à la retraite sont liés. Les droits, c’est-à-dire les points accordés qui seront transformés ensuite en retraite, sont donnés uniquement si les flux financiers (les cotisations) correspondent. Il existe quelques rares exceptions à ce principe. Par exemple, en cas de faillite d’entreprise, même si l’employeur n’a pas versé ses cotisations le salarié aura bien des droits à la retraite. “Le lien entre cotisations et droits qui constitue le fondement d’un régime contributif, doit être garanti pour la pérennité du régime”, prévient le courrier des partenaires sociaux.Autre point à prendre en considération :’il existe des règles très différentes de cotisations, principalement à l’Arrco qui était initialement la retraite complémentaire des non-cadres et qui a regroupé, au fil du temps, des branches professionnelles différentes. Or, des accords existent en fonction des branches avec des répartitions différentes entre les cotisations versées par l’employeur et le salarié. “Il faut être en mesure de gérer tous ces détails et d’assurer le lien entre le flux financier et le flux administratif”, interpelle un spécialiste du dossier.En plus de cette complexité, il faut aussi rappeler le mode de contrôle des cotisations versées à l’Agirc-Arrco. Ainsi, si une entreprise n’a pas assez cotisé ou, à l’inverse, a trop versé, chaque année, le régime procède à un rattrapage. “Il s’agit d’un calcul systématique à priori qui permet de contrôler les erreurs, détaille l’expert. La logique est différente de celle de l’Acoss où les contrôles se font de façon aléatoire”. Et c’est ce qui inquiète les syndicats. Car si l’Acoss sait gérer le recouvrement, qui est son cœur de métier, elle devra étendre son action en assurant cette vérification des cotisations chaque année. “La fiabilisation des données individuelles déclarées par les entreprises est fondamentale pour la juste détermination des droits Agirc-Arrco de chaque participant”, rappellent les partenaires sociaux.Ces derniers s’interrogent aussi sur l’avenir des 2.000 salariés de l’Agirc-Arrco qui gèrent ces questions. “Cette compétence de l’Agirc-Arrco a nécessité des investissements colossaux (sans faire appel à l’argent public) ; il nous paraît donc indispensable dans l’intérêt général de capitaliser sur les compétences de l’Agirc-Arrco pour co-construire la transition et affiner la responsabilité de chaque acteur”, écrivent les partenaires sociaux. “Il ne s’agit pas de remettre en cause les compétences de l’Acoss, mais pour le moment elle n’a pas le personnel en mesure de faire ces vérifications, pointe Frédéric Romain de la CFTC. Or, il n’y a pas eu de réflexion sur ce sujet jusqu’à présent”, regrette-t-il.
Réponse de le 26/01/2021 à 14:36 :
En France réforme = perte d'avantage social ou d'argent souvent les deux à la fois...
a écrit le 22/01/2021 à 10:45 :
On a toujours droit, a "une vision préconçu du futur construite avec les données d'hier". Celle du néolibéralisme de connivence qui maintien le bon état de ses rentes et met en route les suivantes!
a écrit le 22/01/2021 à 10:45 :
Faut il donc que nos dirigeants politiques ne soient plus que victimes ou bourreaux ? -_-
Réponse de le 22/01/2021 à 17:34 :
En l'occurrence, ils sont plutôt bourreaux . Ils n'ont pas épargné les français depuis 2017.
Réponse de le 23/01/2021 à 19:09 :
Je parlais de leur nature même.

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