Rentrée sociale : plus de 180 manifestations prévues ce mardi
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A Paris, les autorités tablent sur 5.000 à 10.000 personnes pour la manifestation prévue entre Denfert-Rochereau et Bastille.
Philippe Wojazer
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A Paris, les autorités tablent sur 5.000 à 10.000 personnes pour la manifestation prévue entre Denfert-Rochereau et Bastille.
Philippe Wojazer
Ce n'est évidemment pas un hasard du calendrier. Alors que Michel Barnier, le Premier ministre, va dévoiler ce mardi, à 15h00, ses priorités lors de son discours de politique générale, plus de 180 manifestations sont prévues en France à l'appel de la CGT, la FSU et Solidaires pour réclamer notamment l'abrogation de la réforme des retraites et une hausse des salaires.
A titre de comparaison, le syndicat en comptait plus de 200 le 1er mai et 250 lors de la dernière journée de mobilisation contre la réforme des retraites en juin 2023. Les cortèges défileront dans la matinée à Grenoble ou Reims, puis à Orléans, Marseille, Rennes, Bordeaux et à partir de 14h00 à Paris, Toulouse, Strasbourg, Lille ou Dunkerque. La CGT et Sud Rail (Solidaires) ont aussi appelé les cheminots à faire grève, mais la SNCF a annoncé dimanche un trafic « normal » pour les TGV et des perturbations légères pour certains trains régionaux et Intercités.
L'ambition des organisateurs est de mettre un peu plus la pression sur Michel Barnier à l'heure où il va dévoiler ses priorités. Son discours très attendu doit donner le cap de sa politique, après les rencontres de la semaine dernière avec l'ensemble des partenaires sociaux. Sa prise de parole aura été précédée ce matin par un Conseil des ministres à l'Elysée autour d'Emmanuel Macron, dont le compte-rendu aura lieu désormais dans des locaux de Matignon et non plus au palais présidentiel, marquant une nouvelle forme de distance entre les deux têtes de l'exécutif. Michel Barnier devrait parler pendant environ une heure, selon son entourage, et insister sur deux exigences, « la dette financière et la dette écologique ».
Les syndicats réclament l'abandon de la réforme de l'assurance chômage, une nouvelle négociation sur l'emploi des seniors, l'abrogation de la réforme des retraites et une hausse des salaires. Au cours des échanges, Michel Barnier s'est montré à l'écoute selon partenaires sociaux, mais n'a pas précisé les contours de sa politique sociale
La centrale syndicale de Montreuil défilera aux côtés de la FSU et Solidaires pour réclamer aussi l'abrogation de la réforme des retraites et la défense des services publics. Mardi « sera une première étape » qui « permettra de compter les forces et de donner à voir notre détermination », affirme à l'AFP le secrétaire général de la FSU, Benoît Teste.
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Outre la pression de la rue et des siens, Michel Barnier subit celle de l'extrême droite qui l'a mis « sous surveillance » et peut le faire tomber à tout moment en votant une motion de censure de la gauche. Le RN a fait savoir qu'il ne devrait pas voter celle qui sera déposée dès cette semaine par les socialistes.
Plusieurs organisations de jeunesse, dont l'Union étudiante, l'Unef, la Fidl ou l'Union syndicale lycéenne se sont jointes à la mobilisation. Pour autant, « les remontées du terrain ne sont pas bonnes », a confié à l'AFP sous le couvert de l'anonymat une source syndicale, tandis qu'une autre source prédit « une grève moyennement suivie » qui « pâtit de l'absence d'unité de l'intersyndicale ».
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A Paris, les autorités tablent sur 5.000 à 10.000 personnes pour la manifestation prévue entre Denfert-Rochereau et Bastille, selon une source policière. Contrairement à la bataille unitaire contre la réforme des retraites, la CFDT, FO, la CGE-CGC, la CFTC et l'Unsa ont refusé de se joindre à la mobilisation. « Manifester le jour où le Premier ministre fait son discours de politique générale, c'est quand même un petit peu compliqué », estime le leader de la CFTC Cyril Chabanier. « On va écouter (...) et si on voit que ça ne va pas dans le bon sens, on n'exclut pas de pouvoir faire des mobilisations. »
(Avec AFP)
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