Samsung : nouvelle étape clé dans la réorganisation interne

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Les cours des actions de C&T et de Cheil ont nettement reculé après le vote, cédant respectivement 10,39% et 7,73% en clôture, la perspective d'une amélioration des termes de l'offre ayant disparu.
Les cours des actions de C&T et de Cheil ont nettement reculé après le vote, cédant respectivement 10,39% et 7,73% en clôture, la perspective d'une amélioration des termes de l'offre ayant disparu. (Crédits : © Kim Hong-Ji / Reuters)
Les actionnaires de l'une de ses divisions majeures ont approuvé vendredi son rachat par la holding du groupe. L'opération doit permettre au conglomérat de réaliser de nouvelles économies, ainsi que de préparer un changement de génération au sein de la famille fondatrice.

Victoire décisive pour la famille Lee, à la tête du conglomérat sud-coréen Samsung. Son projet de réorganisation de la chaîne de holdings du groupe, destiné à renforcer son contrôle sur l'ensemble, vient en effet de franchir une étape majeure. A l'issue d'un vote serré, les actionnaires de Samsung C&T, division du groupe présente dans le commerce et la construction, ont approuvé vendredi 17 juillet l'offre de rachat de 7,4 milliards d'euros formulée par Cheil Industries, la holding du conglomérat, dont les activités vont de la mode aux parcs de loisirs.

La fusion a notamment été approuvée par 69,53% des votes exprimés, soit un peu plus que le seuil des deux tiers nécessaire pour la valider, au terme d'une assemblée générale des actionnaires mouvementée. Selon une source proche du dossier, le fonds de pension public sud-coréen National Pension Service (NPS), premier actionnaire de C&T avec une participation de 11,2%, a voté en faveur de la fusion, apportant un soutien décisif à Samsung. NPS s'est refusé à tout commentaire.

Un fonds américain opposé

L'opération a en revanche enregistré l'opposition vigoureuse du fonds spéculatif activiste américain Elliott Associates, troisième actionnaire de C&T. Détenteur de 7,1% du capital de la division, il jugeait l'offre sous-évaluée. Le fonds avait déposé deux requêtes en justice pour tenter de bloquer le vote et avait appelé d'autres actionnaires à s'opposer à l'opération, orchestrant une campagne d'activisme actionnariale inédite en Corée du Sud.

Investisseurs et analystes s'attendent à ce qu'Elliott -qui devrait détenir un peu plus de 2% de l'entité fusionnée sur la base des termes de l'opération- poursuive ses actions en justice à l'encontre de Samsung. Dans un communiqué, le fonds a souligné qu'il "gardait ouvertes toutes les options à sa disposition".

Les cours des actions reculent en Bourse

L'opération permet de consolider des participations dans plusieurs des filiales du conglomérat, notamment sa division phare Samsung Electronics, et de renforcer le contrôle des héritiers de la famille fondatrice dont le patriarche, Lee Kun-hee, âgé de 73 ans, est hospitalisé depuis l'année dernière à la suite d'une attaque cardiaque.

>>LIRE: Samsung se réorganise pour réaliser des économies

Sa finalisation a néanmoins été accueillie négativement par la Bourse. Les cours des actions de C&T et de Cheil ont ainsi nettement reculé après le vote, cédant respectivement 10,39% et 7,73% en clôture, la perspective d'une amélioration des termes de l'offre ayant disparu.

(Avec Reuters)

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