Taxe carbone: le gouvernement poursuivra malgré les "gilets jaunes"

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De rugy, un ex-ecolo experimente pour presider l'assemblee
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Le ministre de la Transition écologique François de Rugy a annoncé que le gouvernement poursuivra "la trajectoire prévue" en matière de fiscalité écologique, dans une interview au Parisien. Interrogé samedi sur l'augmentation de la taxe carbone prévue le 1er janvier, le ministre a déclaré:
"Nous avons été élus pour régler les problèmes qu'on avait laissés en plan et nous continuerons à le faire sans relâche. Il faut absolument sortir de ce piège du tout voiture, tout pétrole, tout diesel dans lequel nous nous sommes enfermés si longtemps", explique le ministre, alors que samedi, selon le ministère de l'Intérieur, plus de 287.000 "gilets jaunes" se sont mobilisés contre la hausse des taxes sur le carburant, au sein de plus de 2.000 rassemblements parfois tendus qui ont entraîné des accidents faisant un mort et 400 blessés.
François de Rugy ne croit d'ailleurs pas que le président de la République, dont la cote de popularité chute dans les sondages, "perd la main".
Concernant le mouvement des "gilets jaunes", le ministre affirme y avoir "vu avant tout l'expression de l'inquiétude profonde des habitants d'une France périurbaine prisonnière du tout voiture. (...) Cette France-là a le sentiment d'appartenir aux invisibles dans le débat politique".
Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a d'ailleurs lancé un appel au gouvernement:
Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, le secrétaire d'Etat chargé des Collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, estime pour sa part qu'il faut encore poursuivre le "travail d'explication et de promotion" des mesures compensatoires annoncées mercredi pour accompagner la transition écologique. Il dénonce également une "récupération politique" des partis d'opposition, lesquels ont tous appelé à faire grossir le mouvement.
Le chef de file des Républicains (LR), Laurent Wauquiez, s'est joint à une manifestation en Haute-Loire et le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, s'est rendu samedi place de la Concorde, à Paris. La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, n'est pas allée elle-même sur le terrain, mais ses proches ont manifesté et se sont exprimés sur les réseaux sociaux.
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Organisé hors de toute structure syndicale ou politique, le mouvement des "gilets jaunes" est parti des réseaux sociaux. Les "gilets jaunes" ont bloqué samedi des autoroutes, des ronds-points, des hypermarchés ou organisé des opérations de péage gratuit pour protester contre la hausse des taxes sur les carburants et la baisse du pouvoir d'achat.
(Avec AFP et Reuters)
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