Un million et demi de seniors vivent sans emploi ni retraite

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Une majorité de femmes (66 %) composent la part des seniors qui vivent sous le seuil de pauvreté.
Une majorité de femmes (66 %) composent la part des seniors qui vivent sous le seuil de pauvreté. (Crédits : Creative Commons)
Près d'un million et demi de Français, âgés de 53 à 69 ans, ne perçoivent ni revenu d'activités, ni pension de retraite, rapporte une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), publiée ce mercredi 19 septembre. Résultat : un tiers d'entre eux vit sous le seuil de pauvreté.

Pas de salaire et encore moins de pension de retraite. C'est la situation délicate dans laquelle se trouve 1,4 millions de seniors en France âgés de 53 à 69 ans (11 % de la population qui constitue cette tranche d'âge), selon une enquête de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), publiée ce mercredi 19 septembre et basée sur des chiffres de 2015.

Lire aussi : La France abandonne-t-elle les seniors ?

Les aides sociales comme seules ressources

Logiquement, cette catégorie de personnes est plus exposée à la précarité que les actifs ou retraités. Sur ces 11 % de seniors n'ayant ni emploi ni retraite, communément appelés « NER », un sur trois (32,1 %) vit en dessous du seuil de pauvreté - c'est-à-dire avec moins de 1.265 euros par mois - contre 6 % des seniors retraités et 7,5 % des seniors actifs.

De fait, leurs principales ressources proviennent d'aides sociales : trois ménages sur quatre de seniors NER bénéficient de prestations sociales non contributives (aides au logement et minima sociaux tels que le RSA ou l'Allocation adulte handicapé, notamment).

Lire aussi : Plan pauvreté: qui seront les bénéficiaires des 8 milliards d'euros ?

Des coups de pouce qui représentent  44 % de leur revenu contre 2 % pour l'ensemble des ménages de seniors. Cette redistribution, réalisée via le système socio-fiscal, réduit le nombre de seniors NER pauvres de 30 %. En l'absence de ces transferts sociaux et fiscaux, presque un senior sans emploi ni retraite sur deux serait pauvre, précise la Dress.

Loin du monde du travail

Par ailleurs, le niveau de vie médian des NER s'élevait en 2015 à 1.270 euros par mois. Un montant bien inférieur à celui des seniors en emploi (2.090 euros) ou des retraités (1.860 euros), mais cependant supérieur à celui des personnes sans emploi âgées de 25 à 52 ans (1.050 euros mensuels).

Lire aussi : Protection sociale: les seniors, clé de la réduction des dépenses

L'organisme avance comme explication à la situation économique et sociale de ces seniors leur éloignement du monde du travail. Aussi, 13 % de ces individus sont des chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT). C'est-à-dire qu'ils recherchent activement un emploi et sont disponibles pour travailler. Mais « 32 % d'entre eux pensent qu'ils ne trouveront pas d'emploi et 10 % estiment qu'il n'y a pas d'emploi disponible dans leur domaine de compétence », analyse l'étude.

« Après 50 ans, de nombreuses personnes rencontrent des difficultés importantes sur le marché du travail et ces situations dite hors de l'emploi et de la retraite, autour de 60 ans, constituent des poches de pauvreté », note la Drees.

« Dans 22 % des cas, ces seniors évoquent également des problèmes de santé comme frein principal à la recherche.» Les NER sont majoritairement des femmes âgées de 58 ans en moyenne. Elles constituent les deux tiers des effectifs (66%), souligne le service statistique des ministères sociaux.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 24/10/2018 à 19:38 :
Le nationalisme montes en europe l Italie l espagne la Pologne bientôt c est La france Avec le libéralisme de macron et de monsonges du president macron trop d impôt taxés la pollution elle disparais pas mais leS impôt augmente pollution c est de l arnaqueur
a écrit le 18/10/2018 à 19:29 :
Marré de macron rend l argent des retraitees macron arnaqueur
a écrit le 09/10/2018 à 15:35 :
Seraient ils des "frugalistes" selon le texte et la définition d'un article présent dans la page de "une" de LT ?
Malheureusement, je ne le pense pas pour la grande majorité d'entre eux.
Mais comme beaucoup de salariés, de chômeurs, de sans emploi, de gagne-petits, ils vont être mis au régime contraint.
Quand peu importent les votes émis, la richesse s'accumule toujours dans les mains de ceux qui décident les lois ( et dans leur intérêt, bien sûr !)
La grenouille ne sent pas qu'elle finira en court bouillon quand on la met dans une marmite d'eau froide et que l'on monte progressivement la température...
a écrit le 06/10/2018 à 14:13 :
Mais que fait ce gouvernement ? Rien par contre il a prévu d'augmenter le budget consacré aux migrants en le portant à plus de 1.5 milliards d'euros en 2019 (Le Monde) !
Je comprends mieux le départ de Gérard Collomb, qui n'a pas voulu être associé à cette farce.
a écrit le 04/10/2018 à 21:01 :
Avec là dictature de macron leS retrates en dangers macron tapé sur les plus fragiles pour un predident ?
a écrit le 27/09/2018 à 22:02 :
Bientôt d est 3:4 millions des retraitees pauvres Avec macron plus des misères chez LeS retraitees a force dès pompés les retraitees ils l'on gagnés leur retraite macron👎
a écrit le 24/09/2018 à 14:08 :
Ce n'est pas la priorité pour ce gouvernement "En Marche". D'abord les migrants, et ensuite et d'urgence la régularisation du droit de naviguer 'L'Aquarius" car les passeurs en ont besoins.
a écrit le 22/09/2018 à 17:58 :
L’unique raison de l’augmentation des seniors de 50 a 60 , sans ressources est dû à certains facteurs que Tribune ne devrait pas «  occulter »

1) la politique de pousser les gens à la porte à 40 a cause de la digitalisation des entreprises

2) la loi en amont par la droite «  dure » = ump avec l’affectation des droits de pension des veufs ( ves) et pensions de réversion sur d’autres comptes publics sans «  consentement «  du peuple.

La droite est responsable de la précarité de ces gens.

Il suffit de regarder les comptes publiques...
a écrit le 22/09/2018 à 13:47 :
Il leur suffirait pourtant de se saisir de leur déambulateur et de se faire aider pour traverser le rue, et ils trouveraient du travail ! Je les soupçonne fortement de mauvaise volonté dans leur recherche d'emploi.
a écrit le 21/09/2018 à 12:30 :
seuil de pauvreté à 1265 euros par mois = 15180 euros par an . c'est à rapprocher des seuils définis par le Gouvernement pour se voir imposer l'augmentation (de plus de 21% à 25%) du montant de la CSG à payer .
quand ce Gouvernement argumentait que la hausse de la CSG ne concernerait que les retraités aisés , IL MENTAIT INTENTIONNELLEMENT . en effet il faut toucher moins de 14000 euros environ par an pour un célibataire et moins de 22500 euros environ pour un couple pour être exonéré de l'augmentation de la CSG .
l'exonération de correction qu'il compte mettre en place en 2019 ( sans bien sûr effet rétroactif à 2018 ) pour une petite partie des retraités proches des seuils est une belle fumisterie ; la mesure honnête aurait été de relever les seuils d'application de la hausse de la CSG à au moins 15500 euros nets par an pour un célibataire et environ 25000 euros nets pour un couple , seuils très légèrement supérieurs aux seuils de pauvreté officiellement reconnus .
mais peut-on attendre quelque remise en cause de personnages qui renient leurs engagements ?
a écrit le 21/09/2018 à 10:52 :
Il faut aussi faire la distinction entre ceux qui ont travaillé toute leur vie et qui touchent une misère (un vrai scandale) et ceux qui sont depuis au moins 10 ans en France, n'ont jamais cotisé et touchent autant (un autre scandale).
a écrit le 21/09/2018 à 10:34 :
Seuil pauvreté 1265 euros par mois.... avant ou après impôts ? Car avec toutes les taxes qu on nous impose le reste à vivre de beaucoup de travailleurs est en deçà et n ouvre aucun droit à aucune aide voire pire chômeur fin de droit si vous êtes marié pas d Ass , vous dépendrez de votre conjoint . Le nouveau monde ?
a écrit le 21/09/2018 à 8:57 :
la parole n est que l ombre de l action.. ! chez nos décideurs de la politique.... a beau parler n ont cure de bien faire
a écrit le 21/09/2018 à 4:16 :
Deja dans le debut des annees 60, les vieilles personnes etaient ignorees et crevaient dans une misere noire. Aujourd'hui c'est pareil, malgre quelques aides, helas bien insuffisantes.
Un pays qui ignore ses anciens est condamne a court terme a disparaitre.
Réponse de le 21/09/2018 à 12:05 :
Vous voulez dire "Un pays qui ignore ses jeunes talents est condamne a court terme a disparaitre".
Réponse de le 21/09/2018 à 12:57 :
A Math 31.
Non, helas, un pays qui fait fi de son passe, ne peut construire un avenir serein. Les generations passees sont le terreau du futur.
Le drame de la nation France est d'ignorer et de croire que ces idees sont ringardes. Le ciment national n'existe pratiquement plus.
a écrit le 20/09/2018 à 23:09 :
Ils ont fait là grasses matinées durant 49 ans ?👎
a écrit le 20/09/2018 à 18:38 :
L, élue départementale détournait des prestations sociales à bordeaux !!!!
a écrit le 20/09/2018 à 18:30 :
voilà comment ont récompense ceux qui ont bossé toute leur vie ! VIVE LA FRANCE
a écrit le 20/09/2018 à 18:29 :
voilà comment ont récompense ceux qui ont bossé toute leur vie ! vive la france
Réponse de le 08/10/2018 à 13:21 :
Si ils avaient travaillé toute leur vie ils auraient une retraite.
a écrit le 20/09/2018 à 17:18 :
Nous voyons bien au travers de cet article que cette population est loin d'être abandonnée et sans ressources : "le niveau de vie médian des NER s'élevait en 2015 à 1.270 euros par mois. Un montant [...] supérieur à celui des personnes sans emploi âgées de 25 à 52 ans (1.050 euros mensuels)."
Réponse de le 20/09/2018 à 19:42 :
Ce qui différencie les quinqua+, des jeunes sans emploi c'est que beaucoup sont propriétaires de leur sam' suffit, ce qui leur ôte un gros poids financier des épaules, mais ne leur apporte pas un centime de plus en terme de revenus.

Ensuite la plupart ont travaillé pendant les trente premières années de leur vie avant que les entreprises ne les licencie après les avoir bien essorés. Ils bénéficient des prestations chômages qui pendant 2/3 ans leur assurent un revenu faible mais pas misérable, alors que les jeunes sont souvent soit non indemnisés soit mal indemnisés (parce que mal payés à la base).
a écrit le 20/09/2018 à 16:53 :
J'attendais ma retraite pour flamber et profiter de tous mes efforts. Patatras, je subis la perte de mon argent et en plus nous devons subir les commentaires d'une jeune députée( qui elle n'a jamais fait plus de 50 heures par semaine) nous dire d'un certain TON faite des efforts les retraités ! cette personne ne fera pas 45 annuités de boulot mal payé et une pension truffée d'erreur (comme beaucoup de retraités !). Ils finissent par nous dégoûter et par la-même allez savoir pourquoi ? nous n'avons plus envie de consommer......
a écrit le 20/09/2018 à 16:32 :
J'ai été beaucoup trop censuré aujourd'hui dans un pays qui se dit patrie de la démocratie et de la liberté d'expression. Vous perdez la raison. Censurer de simples analyses et valider les messes des bonimenteurs professionnels c'est tout simplement scandaleux.
a écrit le 20/09/2018 à 14:07 :
les demi - pauvres vont encore passer a la caisse !!! un licenciement à 55 ans dur .ceux qui ont bien travailler 44 années .pour des clopinettes
a écrit le 20/09/2018 à 13:14 :
Si les seniors sont écartés du travail, c'est justement pour ne pas leur verser de retraite. Il suffit de comprendre cela pour mieux interpréter la situation. Sinon, pourquoi les entreprises se priveraient de ces mines d'expérience.
Réponse de le 20/09/2018 à 14:58 :
l'expérience n'a plus aucune valeur, dans la compta tout passe maintenant de plus en plus automatisé, par des logiciels non au point, géré par des gens avec peu ou sans expérience, mais bon ce phénomène est assez vieux, déjà quand il y'a eu la mécanisation, l'expérience s'est mise à ne plus rien valoir.
Les entreprises, à part peut être celle du luxe, ne vont pas vers la meilleure qualité, mais vers le plus moins disant, c'est pour cette logique que nous n'avons plus d'industrie et que nos services sont eux aussi en cours de délocalisation/automatisation
Réponse de le 20/09/2018 à 16:54 :
En 2017, le patronat de la métallurgie (UIMM) lors de négociations d'une nouvelle convention collective dans la métallurgie.a proposé de supprimer la prime d'ancienneté des salariés , en effet ,pourquoi fidéliser un employé à notre époque disait-il.On peut rappeler que déjà Balladur en 1995 a plafonné pécuniairement la prime d'ancienneté à 15 ans maxi pour les salariés sans possibilité d' évolution dans le temps sauf changement de classification qui l'a fait évoluée naturellement par rapport au nouveau coefficient et salaire (+ 3% après 3 ans d'ancienneté, + 4% après 4 ans d'ancienneté, + 5% après 5 ans, …. Limitée à + 15% après 15 ans d'ancienneté) .Les salariés avaient aussi 4 jours avant 1995 qui a été réduit à 3 (1 jour après 10 ans d'ancienneté ;2 jours après 15 ans d'ancienneté ;3 jours après 20 d'ancienneté). Et oui, tout le monde oublie ce que l'on nous a déjà rogné progressivement.
Réponse de le 20/09/2018 à 17:25 :
Grande expérience = trop chers (jeunes = bon marché car au début de carrière), âgés donc moins productifs (reviennent moins vite de la machine à café), et aussi obsolètes faute de formation (chère, très chère, dépense à éviter, surtout si ça prend sur les heures de travail) pour évoluer. :-)
Utiliser les compétences jusqu'à obsolescence (tel le citron pressé), puis dehors. La société assumera (solidarité).
a écrit le 20/09/2018 à 10:45 :
Il y a des situations où il vaux mieux de venir migrant dans l'union Européenne que d'attendre une situation pérenne dans son propre pays !
a écrit le 20/09/2018 à 10:28 :
J'ai été dans ce cas depuis 2006 jusqu'à récemment, après avoir exercé des fonctions de direction d'entreprise mais victime du racisme anti-50+. Je vis finalement à 66 ans de traductions (brut $0,05/mot) et cours particuliers (net 14 €/h) et travaille de 06h30 à 23h30 6j/7 pour acquitter des retards d'impôts.
a écrit le 20/09/2018 à 10:16 :
Vu le montant déjà élevé des cotisations et prélèvements, il reste 4 solutions :
- Augmenter l’âge de départ à la retraite, pour arriver à la moyenne Européenne. Cela permet, d’après des analystes (donc en théorie), de « prolonger la durée de cotisation et d’augmenter l’emploi ». En théorie, car avec un taux de chômage des jeunes aussi élevé, des études longues, suivies de stages, leur étant maintenant indispensables, pour eux, arriver à cotiser172 trimestres, tout cela en ayant des parcours professionnels beaucoup plus chaotiques, semble d’entrée chose impossible. Personnellement j’aurais tendance à favoriser l’emploi des jeunes et éventuellement proposer aux préretraités des périodes de compensation, sous forme de préretraite dans l’associatif ou autres métiers d’utilité publique.
- Mieux répartir le montant des retraites et autres prélèvements, cela vient d’être fait par la hausse de CSG. Quelque part, c'est un effet rétroactif qu'il faut assumer, car il faut admettre que certains retraités ont bénéficié de conditions de départ très favorables et qu'il aurait fallu commencer à équilibrer les régimes dès la fin des 30 glorieuses. Ce retour à l’équilibre entre revenus du travail et ceux des retraités paraissait rationnel, c’était sans compter sur l’exploitation politicienne, qui en est facile car symbolique. Mais peut être que le seuil de 1200 € était trop bas ?

- Faire payer les revenus non salariés ou la consommation. C’est déjà le cas par l’intermédiaire de ressources du Fond de Solidarité Vieillesse, alimenté par la CSG et autres. On pourrait en conclure que la CSG permet aussi de financer la solidarité vieillesse ? c’est même la ressource principale avec 11 Milliards (http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/protection-sociale/retraites/quelles-sont-ressources-du-fsv.html). Des retraites sont même financées sur des abonnements ou sur la téléphonie, etc… par exemple la CTA, finançant des régimes spéciaux.

- Uniformiser, harmoniser, les systèmes de retraite. A partir du moment où l'on admet des différences entre catégories professionnelles, on peut supposer que ces différences se retrouvent et s'accentuent une fois à la retraite. Cela s’appelle de l’injustice sociale et le comble de l’iniquité étant dans le manque de la prise en compte des vrais métiers pénibles, puisque eux payent deux fois, en cotisant et en bénéficiant de retraites moins longues – voir espérance de vies par catégories socioprofessionnelles.
Lire par exemple les fiches de synthèse de Fipeco : https://www.fipeco.fr/fiche.php?url=Salaires,-temps-de-travail-et-retraites
Si l’on compare les écarts entre public et privé, les écarts sont encore plus évidents et à tous les niveaux : âge de départ, montant des pensions, espérance de vie. Mais c’est un autre sujet.
Et sur le régime universel : https://www.fipeco.fr/fiche.php?url=Faut-il-cr%C3%A9er-un-r%C3%A9gime-de-retraites-universel-et-comment-?
Réponse de le 20/09/2018 à 10:49 :
Vous oubliez une chose , c'est que depuis les 35 heures les cotisations sociales n'arrivent plus dans les caisses de la même façon , les anciens ont travaillé beaucoup plus et cotisé plus pour leurs ainés .
Réponse de le 20/09/2018 à 17:11 :
"les anciens ont travaillé beaucoup plus et cotisé plus pour leurs ainés".

Cela dépend de ce qu'on appel les anciens ,80 à,90 ans OK, mais pas les baby-boomers nés entre 45 et 55 par exemple, car près de 4 millions sont quand même partis dans des plans de pré-retraite entre 90 et 2005 ( en particulier cadre et management dans les grands -groupes ) à 55 ans plus un package à la clé ou une,offre de mise en disponibilité anticipé dès 50 ans jusqu'à sa retraite à 60 ans à l'époque comme chez IBM par exemple que payait les actifs restants par le gel de leur augmentation salariale individuelle et ce pendant des années.Une population de retraité bien discrète sur ce sujet d'ailleurs.
Réponse de le 20/09/2018 à 17:29 :
J'ai participé aux consultations sur la réforme en cours des retraites. Si vous laissez faire la démocratie et les politiques, vous pouvez oublier l'idée de créer un système universel de retraite équitable. La réponse que d'autres m'ont faite quand on essaie de leur expliquer : "c'est pas juste, j'ai (au choix) : un métier pénible, fait des enfants, eu des périodes de chomage, inégalité salariale homme/femme, handicap, dépendance, ...". Chacun veut s'octroyer des bonus dans tous les sens pour diverses raisons, pire, le manque de connaissances mathématiques -de base- les empêche de comprendre que quelqu'un qui a un gros salaire sera avantagé par rapport à une personne au SMIC, même s'il a cotisé 3 ou 4 fois moins longtemps.
Réponse de le 20/09/2018 à 20:03 :
En fait les 35 h n'y sont pas pour grand chose. Ce qui a vidé les caisses ce sont les dégrèvements successifs de cotisations accordés aux employeurs pour les bas salaires.
Cette politique (qui continue encore...) a creusé les déficits sociaux et justifié la modération perpétuelle pour les bas salaires, tout en ne créant pas un seul emploi.

Ce qui est compliqué à faire entendre aux anciens c'est qu'ils ont cotisé pour leurs parents, qui vivaient beaucoup moins longtemps qu'eux (et plutôt pauvrement), qu'ils ont eu des carrières complètes et que pour un retraité il y avait 4 cotisants.

La situation a totalement changé. Il y a deux cotisants pour un retraité, ce retraité passera des décennies en retraite, et en plus il possède en moyenne plus de patrimoine que les actifs. D'où un certain découragement chez les actifs, dont certains sont au chômage eux même.

Ceci état posé, il y a évidemment une question de justice sociale, mais il ne faut pas la poser en terme de classe d'âge mais de classe de revenus et de patrimoine.

Le gouvernement serait meiux inspiré d'aller chercher l'argent là ou il est (chez les riches), plutôt que chez les retraités qui ne sont pas tous (et de moins en moins) riches.
Réponse de le 20/09/2018 à 20:12 :
Vous êtes bien mal informé , d'abord ce que vous présenter est une infime partie des retraitées qui ont profité (entre guillemets) de départ pré-retraite et de plus cela n'a guère amélioré leur retraite de base une fois la mesure terminée. Vous fait un tableaux avec des mesures qui ont touché un petit pourcentage , comme certains politiques et journalistes parlent des retraités aisés partant vivre à l'étranger .
Réponse de le 21/09/2018 à 10:50 :
Vous me faites penser aux partenaires dit "'sociaux" qui s'occupent des caisses de retraites dans votre façon de répondre afin de justifier souvent les mesures prises dans les calculs tout le temps baissier de celle-ci , mais ne veulent jamais montrer la somme exacte attribuées à leurs seules règlements par rapport à la somme globale entrant effectivement dans ces caisses qui pourrait-être du double .
Réponse de le 21/09/2018 à 16:42 :
@pepe

Au contraire , j'ai vécu cette situation et vu de mes propres yeux ces salariés de la génération baby-boom dont la seule préoccupation était de partir le plus tôt possible et non de continuer à travailler.Leur seul but était de profiter de leur pré-retraite ou mise en disponibilité et très peu voulaient retravailler ensuite comme la télé le laisse entendre,ils ont attendu tranquillement leur retraite à 60 ans .Et je confirme mon chiffre sans problème.Les anciens sont ceux qui sont nés dans les années 20,30 oui , cela en ont bavé par la période vécue, leur boulot souvent d'ouvrier à l'époque puis la faiblesse de leur retraite ensuite.
a écrit le 20/09/2018 à 9:01 :
En parlant de retraite :

Verneuil-sur-Seine : les employés de la maison de retraite détroussaient les personnes âgées.Ces deux femmes qui avaient la responsabilité de veiller sur les plus vulnérables en ont profité pour les voler. Deux employées de nuit de la maison de retraite Clémenceau à Verneuil-sur-Seine et le conjoint de l’une d’elle, âgés de 27 à 43 ans, ont été mis en examen, mardi soir à Versailles, pour vol avec violence. Elles sont soupçonnées d’avoir dérobé les bijoux de neuf résidents âgés de 83 à 98 ans, malades d’Alzheimer, entre mars et août dernier.
a écrit le 20/09/2018 à 8:43 :
et ceux qui arrivent chez nous, ayant 65 ans, tgouchent un e retraite sans avoir cotisé ni travaillé en France, cherchez l'erreur et le scandale
a écrit le 20/09/2018 à 8:42 :
et ceux qui arrivent chez nous, ayant 65 ans, tgouchent un e retraite sans avoir cotisé ni travaillé en France, cherchez l'erreur et le scandale
a écrit le 19/09/2018 à 20:03 :
depuis 20 ans toutes les réformes ont consisté à reculer l'âge de la retraite, à rendre plus difficile l'obtention des retraites à taux plein et à faciliter le licenciement des plus agés.

Macron ne fait pas exception à la règle. Toute son action en 2017 a constitué à faciliter les licenciements sans motifs, à rendre plus compliqués les recours et à déresponsabiliser les employeurs des conséquences juridiques, sociales et financières de leurs actes

Les seniors ont largement payé les pots cassés ces 10 dernières années. Ca passait sans trop de dégâts tant qu'il existait des dispositifs de préretraite, mais maintenant c'est la misère assurée jusqu'à la mort en cas de licenciement avant 58 ans puisque vous cumulez X années sans revenus, une retraite largement amputée, des soins trop chers, et autres joyeusetés qui vont avec la misère.
a écrit le 19/09/2018 à 19:59 :
Y en a quand même deux tiers qui sans pension ni retraite sont au dessus du seuil de pauvreté. Doit y avoir pas ml de biens et de pepettes derriere les fagots.

C'est le tiers que je plains.
a écrit le 19/09/2018 à 19:30 :
Une honte nationale et une responsabilité de gauche et de droite.
En France les hommes d'un certain âge et les femmes encore plus sont jetés comme de vulgaires chiffons. Aucun respect, aucune reconnaissance.
La société française est malade, très malade elle produit ses propres turpitudes. Ou sont passe ses valeurs.
a écrit le 19/09/2018 à 19:25 :
Je leur donne le bras, je les aide à traverser la rue et je leur trouve un boulot par la même occasion, dans l’hôtellerie ou la restauration. Après il faut accepter les contraintes du métier, mais le veulent-ils?
Réponse de le 19/09/2018 à 22:25 :
@johnmckagan: merci de m'avoir aidé à traverser la rue: c'est le Palais de l'Elysée; mille personnes y travaillent; vu les résultats, on devrait les diriger vers Pôle Emploi; mais enfin, c'est mille personnes à nourrir, et la cave est encore convenable, malgré Sarkozy, Hollande et l'amateur de chaussures bien cirées; et il y a des extras avec le Golden Boy de l'Elysée, et peut-être la possibilité de se faire reconduire chez soi avec des voitures de service (avec gyrophare) car il y a les horaires. Ah! Au fait, Emmanuel! J'ai un copain qui est dans l'horticulture; tu n'aurais pas un poste d'arroseur de géranium? On m'a dit qu'on changeait les fleurs tous les jours. C'est d'accord,! On ne figurera pas dans l'organigramme officiel mais si tu pouvais nous faire obtenir un logement, car si on doit compter sur les HLM... Mon maire peine à loger les préfets, députés et sénateurs, alors, nous...

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